Fantasy & Fantastique

« Les grandes histoires ne se terminent-elles jamais ? »

Le seigneur des anneaux ; Tome 2 : Les deux tours de J.R.R. Tolkien

Titre original : The Lord of the Rings
Editions Gallimard – 566 Pages – 2000
Illustrations de Philippe Munch
Traduction de F. Ledoux

Quatrième de couverture :

Dispersée dans les terres de l’Ouest, la Communauté de l’Anneau affronte les périls de la guerre, tandis que Frodon, accompagné du fidèle Samsagace, poursuit une quête presque désespérée : détruire l’Anneau unique en le jetant dans les crevasses d’Oradruir la Montagne du destin. Mais aux frontières du royaume de Mordor, une mystérieuse créature les épie… pour les perdre ou pour les sauver ?

Avis personnel :

Après la lecture du premier tome que j’ai beaucoup aimé, ce deuxième tome m’a tout autant plu. Il est séparé en deux livres avec deux quêtes différentes. La Communauté s’est séparée à la fin du premier tome et désormais Sam et Frodon sont livrés à eux-mêmes. Dans le premier livre, Merry et Pippin ont été enlevés par des Orques. Aragorn, Legolas et Gimli se lancent à leur poursuite. Dans le deuxième livre, Frodon et Sam sont ensemble et continuent leur avancée vers le Mordor. Ils seront guidés par Gollum, étrange créature hantant ces lieux. J’ai eu un peu peur de ne pas totalement adhérer à cette deuxième partie sachant que j’aime moins suivre Frodon dans les adaptations mais cela n’a pas été le cas. Même s’il y a moins de grandeur ou d’émotions que dans les films, cette trilogie est très agréable à lire.

Les personnages sont toujours aussi extraordinaires. Aragorn est fabuleux, toujours prêt à aider les autres et à atteindre son destin. Le lecteur apprend aussi plus de choses sur Legolas et Gimli, ces deux personnages forment de vrais complices. Leur amitié se renforce au fur et à mesure que les jours passent. Ils se lancent aussi occasionnellement des piques amicales très drôles. Merry et Pippin ont aussi leurs instants de gloire. Facétieux mais braves, ils font partie de mes personnages favoris. Ils vont rencontrer Sylvebarbe, un Ent, et combattre à ses côtés. Les Ents sont un peuple très ancien, plein de sagesse. J’ai vraiment adoré le découvrir. Leur histoire est très développée et merveilleuse. On peut vraiment voir que tout ne se rapporte pas à l’échelle humaine (ni à celle elfique).

De nouveaux personnages font aussi leur apparition avec le Roi Theoden et ses fidèles alliés Eomer et Eowyn. Les cavaliers du Rohan sont un peuple fier, ils mèneront de grandes batailles aux côtés de nos héros. Heureusement qu’il y a Eowyn sinon les figures féminines seraient bien réduites. Elle n’a le droit qu’à quelques paroles mais au moins elle est présente contrairement à Arwen dont il n’est même pas fait mention. Elle n’apparaissait déjà presque pas dans le premier tome, j’espère que le troisième tome améliorera cela. Les femmes sont peu présentes mais elles incarnent pourtant des êtres forts. Je préfère comment elles ont été transposées dans les adaptations.

Quant à Sam et Frodon, ils évoluent eux aussi. Le premier prend plus d’assurance mais se montre toujours aussi protecteur envers Frodon. Ce dernier ressent de plus en plus le poids de l’Anneau et tente tant bien que mal d’y résister. Ils rencontrent Gollum qui va devenir leur guide à travers le Mordor. Il est difficile pour eux de savoir s’ils peuvent faire confiance à cet être décharné, semblable parfois à un psychopathe. Ses monologues sont étranges mais drôles. Ils croisent aussi le chemin de Faramir, frère de Boromir. Il est plus sage que dans les adaptations et se montre amicaux envers les hobbits.

L’écriture de Tolkien est poétique bien que parfois un peu trop vieillie. Il est dommage que certaines fois quelques longues descriptions coupent l’action mais dans l’ensemble, je ne me suis pas ennuyée. Deux grandes batailles sont bien menées : celle du gouffre de Helm et celle d’Isengard avec les Ents. La première est un peu courte par rapport au film (elle est vraiment exceptionnelle dedans) mais la deuxième est bien plus importante. La confrontation entre Saroumane et Gandalf est aussi extraordinaire, on peut voir toute l’intelligence et la malignité de Saroumane.

En résumé :

Les différents personnages continuent d’avancer vers leur quête respective. Quelques batailles sont livrées et elles sont parfaitement décrites. L’univers de Tolkien est toujours aussi riche et intéressant à découvrir.

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Challenges : Je vide ma bibliothèqueFin de série

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« Lire est un voyage. »

Les éveilleurs ; Tome 1 : Salicande de Pauline Alphen

Quand l’écriture est un voyage.
Quand le voyage est écriture.
Quand les frontières sont abolies.
Non pas pour faire naître le chaos.
Mais pour éveiller…

Editions Le livre de poche – 519 Pages
Juillet 2012 – 6,90 €

Quatrième de couverture :

« Nous avions trois lunées, mon frère et moi, lorsque notre mère a disparu. S’il est vrai que la vie connaît des carrefours, celui-là en est un. Nous avons grandi sans elle mais entourés d’amour, dans notre vallée protégée de Salicande. Nous ne savions rien des Temps d’Avant, rien de la Grande Catastrophe ni des objets interdits. Rien de nos dons étranges. »
Carnets de Claris, extraits in Archives de la Guilde des Nomades de l’Écriture.

Avis personnel :

Tout d’abord, merci à Livraddict et Hachette qui m’ont permis de découvrir ce livre. Le début de lecture a été un peu difficile mais passées les cent premières pages, j’ai été happée par ce roman.

L’histoire se passe au 23ème siècle, dans un contexte post-apocalyptique. Le monde était séparé entre Nantis et non-Nantis, la planète a été exploitée à son maximum et la Nature a été détruite par l’Homme. Après la Grande Catastrophe, les survivants se sont installés en petites communautés. La colonie fondée par Jors s’est basée à Salicande. Il a renié le Temps d’Avant, toute allusion était interdite. Passé tabou, les technologies ont été bannies. Les habitants vivent dans des conditions moyenâgeuses (armes d’époques telles que l’épée et l’arc, agriculture très importante, etc) mais toute personne est placée au même rang dans la communauté. Même s’il y a un Duc qui a certaines responsabilités, il participe autant que les autres aux tâches. De plus, tout le monde peut recevoir une éducation. Celle-ci est basée sur les matières scientifiques et littéraires mais aussi sur le combat.

L’intrigue est difficile à définir car ce premier livre est plutôt un tome de présentation. Le passé est découvert petit à petit au travers de Claris et Jad mais aussi avec les autres personnages. La seule véritable scène d’action se passe dans le dernier chapitre qui se termine sur un cliffhanger. C’est un peu dommage car la scène en elle-même est un peu compliquée et elle est coupée vraiment brusquement.

Les personnages sont très nombreux et tous très intéressants. Une page au début du livre récapitule tous les personnages en indiquant leur fonction et leurs relations avec les autres. Il aurait été plus judicieux de la placer en fin du livre car elle révèle quelques informations que l’on aurait pu découvrir tranquillement au cours de la lecture. Les deux protagonistes sont jumeaux : Jad et Claris. Ils ont une relation très particulière et se complètent. Claris est une jeune fille pleine de vie, toujours prête à se battre mais aimant aussi dévorer des livres. Elle semble parfois vivre pour Jad qui ne doit pas pratiquer d’activités physiques ayant une malformation cardiaque. Ce dernier se réfugie dans l’Unir (sorte de yoga) pour entre autre contrôler sa respiration et revenir sur Terre. En effet, il fait des rêves qui l’emportent loin de son corps. Au Temps d’Avant, de nombreuses personnages étant dotées de pouvoirs psychiques, appelés dons parapsys, mais tout comme de nombreuses choses bannies, cela a été oublié.

La narration alterne différentes focalisations. Le lecteur suit bien entendu Jad et Claris, ensemble ou séparément, mais aussi les autres personnages. Eden est le père des jumeaux. A la disparation de sa femme, il s’est replié sur lui-même. Il y a aussi Chandra, nourrice des jumeaux et mère d’Ugh, frère de lait des jumeaux et compagnon de leurs aventures. Blaise, dit le Mandarin, d’un âge indéterminé, connaît beaucoup de choses et communique avec la Nature. Et il y a surtout la famille Borges, Bahir, Maya et leurs filles Jwel, Deli et Ellel. Famille unie, pleine de chaleur, Jad et Claris vont les apprécier immédiatement. Maya est une Nomade de l’Ecriture, elle manie les mots constamment. Voyage et solitude sont le lot de tout Nomade de l’Ecriture.

Rien n’est seul, rien n’est oublié, rien n’est dépourvu de sens, rien n’est insignifiant et rien n’a d’importance.

Le monde développé par Pauline Alphen est très crédible. Elle invente de nouveaux mots (chococaf, dulcepiel) comme de nouvelles espèces végétales et animales. Du mystère s’installe dès les premières pages et des informations sont divulguées au fur et à mesure. Toutefois, le lecteur se pose encore de nombreuses questions. Ce roman traite de nombreux thèmes tels que les conditions de la femme, la consommation excessive, l’écologie, les inégalités entre les pays/gens, etc et invite à réfléchir dessus. Les livres sont aussi sacralisés et de nombreux récits modernes ou/et connus sont cités (Le seigneur des anneaux, La quête d’Ewilan, A la croisée des mondes…). Il y a aussi des références culturelles comme à Star Wars.

En résumé :

Des personnages attachants dans un monde très intéressant que l’on découvre petit à petit. Il y a parfois un peu trop de mystère et le début est long à démarrer.

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Challenge : Fin de série

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« Vivre, c’est avoir des problèmes et essayer de les résoudre. »

A comme Association ; Tome 7 : Car nos cœurs sont hantés de Erik L’Homme

Editions Gallimard Jeunesse & Rageot Editeur
Février 2012 – 203 Pages – 10,05 €

Quatrième de couverture :

Prénom : Jasper
Âge : 15 ans
Description : grand, maigre, peau blafarde et yeux charbon
Profession : Agent stagiaire à l’Association et lycéen (à ses heures perdues)
Signes particuliers : pratique la magie et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval
Aime : les mauvais jeux de mots, Donjons et Dragons, l’Agent stagiaire Ombe
Mission : sauver sa peau et l’honneur de l’Association

Avis personnel :

Le tome 6 se terminait brusquement, laissant le pauvre lecteur dans une attente désespérée de ce tome-ci. Ce dernier répond enfin à de nombreuses interrogations ! Je trouve toutefois que les tomes 6 et 7 sont en-dessous des premiers tomes, j’ai ressenti moins d’enthousiasme à les lire. Le tome 7 présente moins d’humour et moins d’aventures dignes du Jasper des débuts. Cela reste toutefois un plaisir de lire cette série. J’ai hâte de découvrir la fin avec le tome 8.

Au niveau de l’intrigue, ce tome 7 est la suite directe du tome 6. Le lecteur apprend de nombreuses choses sur les personnages et sur l’Association. On découvre le passé de Mademoiselle Rose, de Walter et du Sphinx qui est des plus intéressants. Mademoiselle Rose se démarque d’eux. On avait déjà aperçu quelques-uns de ses talents dans le tome précédent mais elle apparaît ici très puissante. Un peu comme un ninja. Bien loin des premiers tomes où elle n’était qu’une vieille secrétaire autoritaire derrière un bureau. Elle discute toujours avec le démon prisonnier du miroir ce qui permet d’éclairer le lecteur sur les divers événements.

Jasper est toujours à la poursuite du chamane Otchi et on découvre aussi la vérité à son sujet. Des personnages déjà croisés auparavant refont apparition, tant des gentils que des méchants comme le vampire Séverin ou le loup-garou Nacelnik amoureux de Ombe. Cette dernière est toujours présente à travers Jasper. Leurs dialogues sont à la fois drôles et touchants. C’est un duo qui fonctionne très bien auquel le lecteur ne peut être qu’attaché. Ce qui n’est pas le cas pour Nina qui est inutile. Jouant le rôle de la demoiselle en détresse, cela finit par devenir lassant. Son pouvoir principal est plutôt superflu. Fafnir, encore présent et indispensable, est toujours aussi attachant.

L’écriture est toujours aussi agréable. Comme précédemment, plusieurs chapitres coupent le déroulement de l’histoire. Ils portent sur les rêves de Jasper ou encore sur la compréhension des pouvoirs du chamane. Il y a peu de fabrication de sorts car Jasper est plutôt passif, plus témoin qu’acteur. J’ai aussi trouvé les traits d’humour moins présents. Il y a beaucoup d’action mais celle-ci paraît parfois trop lointaine. Ce livre comme le précédent est plus grave. Rose et Walter apportent des réponses à Jasper et ce dernier fait aussi quelques découvertes. Le livre se termine sur la révélation de sa nature, censée être un choc mais qui a été devinée facilement bien avant.

En résumé :

Enfin des révélations ! Jasper et Ombe sont toujours aussi attachants et on suit avec plaisir leurs aventures. Toutefois, Jasper est moins drôle et actif qu’à l’accoutumée ce qui fait qu’il y a parfois une certaine lenteur.

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Challenge : Série à jour dans le challenge Fin de série.

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« Tout ce que nous avons à décider, c’est ce que nous devons faire du temps qui nous est donné. »

Le Seigneur des Anneaux ; Tome 1 : La Communauté de l’Anneau de J.R.R. Tolkien

Trois Anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel,
Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre,
Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,
Un pour le Seigneur Ténébreux sur son trône,
Dans le pays de Mordor où s’étendent les Ombres.
Un Anneau pour les gouverner tous. Un Anneau pour les trouver
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Au Pays de Mordor où s’étendent les Ombres.

Titre original : The Lord of the Rings
Editions Gallimard – 688 Pages – 2000
Illustrations de Philippe Munch
Traduction de F. Ledoux

Quatrième de couverture :

Dans les vertes prairies de la Comté, les Hobbits, ou Semi-hommes, vivaient en paix…jusqu’au jour fatal où l’un d’entre eux, au cours de ses voyages, entra en possession de l’Anneau Unique aux immenses pouvoirs. Pour le reconquérir, Sauron, le seigneur ténébreux, va déchaîner toutes les forces du Mal… Frodon, le Porteur de l’Anneau, Gandalf, le magicien, et leurs intrépides compagnons réussiront-ils à écarter la menace qui pèse sur la Terre du Milieu ?

Avis personnel :

J’ai découvert Le seigneur des anneaux il y a quelques années via les films de Peter Jackson. Je les ai depuis vus et revus de nombreuses fois, ce sont des adaptations vraiment très réussies. Ce n’est que maintenant que je lis l’œuvre originale qui est un classique de la fantasy. Ce premier tome m’a beaucoup plu et je lirai la suite sans trop tarder. Mon édition comporte de très jolies illustrations à chaque chapitre ce qui est très sympathique. Connaissant bien les films, je n’ai pas pu m’empêcher de m’y référer lors de ma lecture et ce sera donc la même chose de temps à autre pour cette chronique.

Le livre est séparé en trois parties : le prologue, le livre I avec les préparatifs de la fête d’anniversaire de Bilbon et la fuite des Hobbits jusqu’à Fondcombe et finalement le livre II avec la formation de la Communauté et la quête qui débute. J’ai particulièrement aimé le prologue qui était très intéressant. Je sais que certains le trouvent long voire ennuyant et ne le lisent pas mais personnellement j’ai aimé découvrir la Comté. Peut-être parce que je connais très bien l’histoire et que je souhaitais en apprendre plus sur ce que je ne savais pas. Les actions et les descriptions sont bien dosées pour livrer une histoire captivante. Je ne résumerai pas l’intrigue, je suppose qu’elle est connue de tous et si cela n’est pas le cas, la quatrième de couverture la synthétise bien.

Ce qui m’a le plus étonnée par rapport aux films, ce sont les caractères des personnages qui sont plutôt différents. De prime abord, ils sont moins attachants, apparaissant un peu froids mais j’ai fini par les apprécier au fur et à mesure. J’aime particulièrement le personnage d’Aragorn. Il apparaît dès le départ comme quelqu’un de confiance. Contrairement aux films, il est déjà en quête de son titre et possède avec lui son épée Andúril qui sera reforgée avant qu’il ne parte avec la Communauté. Je préfère sincèrement ce personnage dans les adaptations : il est plus incertain de son avenir et plus touchant. Mais bon, Aragorn reste Aragorn : courageux, valeureux, aguerri : un véritable héros auquel on ne peut pas résister !

Poème inventé par Bilbon au sujet d’Aragorn :

Tout ce qui est or ne brille pas,
Tous ceux qui errent ne sont pas perdus ;
Le vieux qui est fort ne dépérit point.
Les racines profondes ne sont pas atteintes par le gel.
Des cendres, un feu s’éveillera.
Des ombres, une lumière jaillira ;
Renouvelée sera l’épée qui fut brisée,
Le sans-couronne sera à nouveau roi.

Le protagoniste de cette saga se nomme Frodon Sacquet mais tous les personnages sont aussi importants les uns que les autres et ils ont tous un rôle à jouer. Frodon n’est pas un héros classique (fort, beau, grand, etc), c’est un personnage qui doute constamment mais qui possède une grande force morale ainsi qu’un grand courage. Il est accompagné dans sa quête par trois autres Hobbits. Sam Gamegie apparaît déjà comme quelqu’un de très fidèle, il fera tout pour son maître Frodon. Je l’imagine comme quelqu’un de pataud mais sur qui on peut compter jusqu’au bout. Les deux autres Hobbits ne sont pas toujours dissociables : Peregrin Touque dit Pippin et Meriadoc Brandebouc dit Merry sont amis avec Frodon. A la différence des films, ils apparaissant très protecteurs et peu farceurs. Ce serait plutôt Frodon qui serait le plus facétieux de la bande. Il est aussi impossible de ne pas évoquer Bilbon, l’oncle de Frodon, dont ce dernier hérite l’Anneau. Grand aventurier, il rêve toujours de voyages.

Un petit dialogue pour en savoir plus sur les Hobbits et illustrer l’atmosphère :

– As-tu pensé à une fin ? [dit Bilbon.]
– Oui, j’en vois plusieurs, et toutes aussi sombres que désagréables, répondit Frodon.
– Oh, ça ne fera pas l’affaire ! dit Bilbon. Les livres doivent avoir une fin heureuse. Que penses-tu de ceci : Ils se rangèrent tous et vécurent heureux ensemble pour le restant de leurs jours ?
– Ce serait bien, si jamais ça en arrivait à cela, dit Frodon.
– Ah, dit Sam. Et où vivront-ils ? C’est ce que je me demande souvent.

Tolkien a créé un univers vaste et très riche avec de nombreuses races. Le peuple des Hobbits est courageux, loyal et a un goût très prononcé pour la nourriture. Il y a aussi les Elfes qui sont gracieux, calmes et qui apprécient l’art et la beauté de toute chose. Legolas est le représentant des Elfes dans la Communauté toutefois on n’apprend pas grand-chose sur lui. De la même manière, très peu d’informations sur les Nains sont données mais celui de la Compagnie, Gimli, est plutôt détaillé. La rivalité entre Nains et Elfes existe entre Gimli et Legolas mais elle se transforme peu à peu en une solide amitié. Les Hommes sont présents à travers Aragorn mais aussi Boromir. C’est un personnage que j’ai beaucoup plus apprécié dans le livre que dans le film. C’est quelqu’un de droit qui succombe peu à peu au pouvoir maléfique de l’Anneau. Et pour compléter la Communauté, dernier membre des Neuf, Gandalf le Magicien. C’est quelqu’un qui demeure mystérieux, plutôt froid mais aussi très sage. On ressent l’attachement qu’il a pour Frodon et réciproquement.

D’autres races sont aussi présentes comme les Orques ainsi que d’autres personnages. Des Elfes, tous plus majestueux les uns que les autres, avec Elrond, Celeborn, Galadriel et Arwen. Des êtres décharnés et effrayants avec Gollum. Des Hommes anéantis et sombres avec les Cavaliers Noirs. Et aussi des personnages très mystérieux avec Tom Bombadil. Il n’apparaît pas dans les films et j’ai été agréablement surprise par lui. Il est très intriguant et il est certain que je lirai Les aventures de Tom Bombadil pour en savoir plus sur lui. Un dernier mot sur le personnage d’Arwen qui est malheureusement très peu présent. Ses sentiments amoureux avec Aragorn sont plus à deviner qu’explicitement montrés.

Le monde imaginé par Tolkien est vraiment très riche et intéressant. Il a doté chaque race d’une langue, de coutumes, d’une histoire et d’une géographie. Tout est très réaliste et fascinant. Chaque personnage possède sa propre histoire. Ils sont décrits synthétiquement mais on se les imagine parfaitement. On en apprend plus sur eux à travers leurs propres récits, ceux d’autrui, des chansons ou durant des péripéties. L’univers créé semble n’avoir aucune limite. J’aime particulièrement les noms des personnages, la beauté de l’elfique et toutes les histoires personnelles des personnages. Les lieux sont tout aussi magnifiques. Fondcombe est un havre de paix mais qui ne suffira pas à retenir l’ennemi. Autre royaume elfique : la Lothlorien doit être époustouflante ! Sans oublier la mine de la Moïra qui semble grandiose. Et la Comté, cette terre étant un doux foyer pour les Hobbits.

L’écriture de Tolkien est très poétique, parfois un peu complexe ou vieillie, mais toujours très plaisante. Le langage est plutôt maniéré mais cela ne m’a dérangé personnellement. L’auteur est aussi connu pour ses descriptions très longues. Pas de soucis de ma part excepté lorsqu’il est question d’orientation. Les mêmes termes sont souvent répétés et c’est parfois un peu lourd. De plus, il y a vraiment beaucoup de lieux et j’ai été facilement perdue avec seulement une carte très petite en début du roman. Ce que j’ai aussi particulièrement aimé, ce sont les chansons et poèmes très nombreux. Ils sont très beaux et apportent aussi des informations sur l’intrigue et sur l’univers. Tolkien explique ce que devient chacun des personnages, même le plus simple cheval. Ca coupe peut-être la narration mais j’aime savoir ce qu’il arrive à chacun et vu le nombre de personnages, c’était nécessaire ! Cette œuvre apporte de la réflexion et des morales qui passent à travers beaucoup de sentiments transmis (joie, peur, courage, tristesse…) aux lecteurs qui vivent intensément les aventures de la Communauté. L’émotion la plus belle étant incontestablement l’espoir.

Galadriel :

Mais, à présent encore, il reste de l’espoir. Je ne vous donnerai pas de conseils en vous disant de faire ceci ou cela. Car ce n’est pas en actes ou en combinaisons, ni dans le choix entre tel ou tel parti que je puis vous être utile ; mais seulement par ma connaissance de ce qui fut et de ce qui est, et partiellement aussi de ce qui sera. Mais je vous dirai ceci : votre quête ne tient qu’à un fil. Faites un seul faux pas et elle échouera, et ce sera la ruine de tous. L’espoir reste cependant, tant que tous les membres de la Compagnie seront fidèles.

Pour terminer, un dernier paragraphe sur quelques changements par rapport aux adaptations. Déjà, le temps est très différent. Dans le livre, beaucoup d’années s’écoulent entre la découverte de l’Anneau et la mise en place de sa destruction. Frodon a ainsi plus de cinquante ans et je m’imaginais vraiment un jeune homme. Le Conseil à Fondcombe est aussi beaucoup moins désorganisé, on explique ce qui est arrivé à chaque personnage présent. Très intéressant mais parfois un peu long, la version filmée a beaucoup plus d’impact.

En résumé :

C’est une lecture incontournable en fantasy. Tolkien a créé un univers très riche et bien construit avec quantité de personnages ayant tous leur rôle à jouer. Son écriture est poétique avec de très belles phrases qu’il est impossible d’oublier.

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