« Chaque objet a son histoire. »

Vivre en Chine

vivreenchinePhotographe: Reto Guntli
Auteur: Daisann McLane
Editeur: Angelika Taschen
Edition trilingue: anglais, allemand, français
Collection: Jumbo
Couverture rigide – 26 x 30,2 cm
200 pages – 19,99€
Publié le 29/10/2007
Plus d’informations et de photographies sur le site de l’éditeur.

Thématique :

Forte de ses 6000 ans d’histoire, la Chine est la plus ancienne civilisation et le pays le plus peuplé du monde. Avec son passé remarquable, sa riche culture et la diversité de ses groupes ethniques, elle ne cesse de fasciner. Entrouvrant la porte d’un éventail de maisons très différentes, de la plus moderne à la plus ancienne, Vivre en Chine vous emmène dans des lieux que peu de personnes ont la chance de pouvoir visiter un jour. Qu’il s’agisse de Bamboo Wall de Kengo Kuma, d’une maison collective en terre vieille de six siècles à Fujian, de l’appartement bohème à Shanghai d’une romancière primée mais interdite dans son pays, de la résidence à Hong Kong du propriétaire des China Club et de Shanghai Tang, ou d’une maison atelier au sein de la plus grande communauté d’artistes au monde, tous les intérieurs présentés ici reflètent les facettes multiples et intrigantes de la vie dans la Chine d’aujourd’hui.

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Avis personnel :

J’aime beaucoup la culture asiatique mais la Chine est un pays que je ne connais pas très bien. Je ne pense pas que ce livre soit très représentatif de ce pays mais il montre de nombreuses demeures très diverses. Les – riches – habitations de certains collectionneurs sont détaillées, allant de l’intérieur simple à celui où il n’est plus possible de stocker un objet (comme la demeure d’un collectionneur qui accroche un tableau sur chaque morceau de mur visible). Les couleurs sont aussi très variées. Certains intérieurs sont très colorées tandis que d’autres favorisent les matières plus naturelles telles que le bois ou le bambou. Certains mixent aussi ces deux tons, ce qui donne parfois des mélanges étonnants. Beaucoup d’artistes combinent le moderne et la culture chinoise dans leur quotidien.

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Je n’ai pas aimé tous les intérieurs photographiés mais ils étaient tous intéressants à regarder. Il y a beaucoup de peintures originales et d’objets décoratifs anciens qui m’ont plu. Côté habitations, j’ai particulièrement aimé la Suitcase House créée par l’architecte Gary Chang. Elle se dresse dans les arbres, comme si elle était seule au monde, vers la Grande Muraille. Tapissée de bois, elle s’intègre parfaitement à l’environnement. L’intérieur est original puisque il est possible de remodeler les pièces à son gré. En effet, il suffit de faire glisser des panneaux de bois pour changer la taille des pièces.

La plupart des habitations montrées sont modernes, même si elles utilisent des éléments traditionnels pour leur décoration. Toutefois, il y a aussi de vraies demeures traditionnelles photographiées où des personnes vivent loin de l’agitation du monde moderne.

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« Le Sho est don, personne ne peut le dérober, et il jaillit de toi miraculeusement. »

SHO : Calligraphes de Kyoto de Benoît Rengade et Shingai Tanaka

sho-calligraphes-de-kyoto-Editions Centon
62 Pages – 22 €

Informations :

Tanaka Shingai, maître en calligraphie, est Vice-Président de la Société des Calligraphes de Kyoto (Kyoto Shodo Renmei) qui, avec 600 membres, est l’un des principaux foyers de cet art.

Né en 1942 à Tottori, petite ville portuaire sur la mer du Japon, diplômé de l’Université Doshiha de Kyoto, il a été disciple de Goshin Yasui. Il enseigne son art aux occidentaux à l’école Sho International, qu’il a fondée en 1984, et au Centre Culturel Italo-Asiatique de Milan, où il est invité depuis 1992. Il dirige à Kyoto le centre international d’exposition «Biten» et, en 1994, la mairie lui a confié la direction artistique des cérémonies du Xlle centenaire de la capitale impériale.

La ville de Kyoto a décerné à Tanaka Shingai le prix Art et Culture en 2005.

Benoît Rengade, né en 1968, diplômé de l’Essec, est cadre financier d’un groupe industriel français. Il a été chargé de mission au Consulat Général de France à Osaka, et a suivi, avec son épouse, l’enseignement de Tanaka Shingai.

Avis personnel :

Voici un livre que j’ai eu l’occasion de découvrir grâce à Babelio et aux éditions Centon. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais j’ai été agréablement surprise. Ce livre donne beaucoup d’informations sur l’art de la calligraphie mais présente surtout de très belles œuvres. L’objet livre est très bien réalisé : le papier glacé est de bonne qualité et l’impression parfaite, le format est idéal pour le texte et les œuvres.

Le livre est séparé en plusieurs parties :

  • Une introduction présente le rapport des Japonais à leur langue, l’esprit de la culture japonaise et l’origine des caractères qui sont utilisés dans la calligraphie.
  • Une deuxième partie avec les instruments nommés « trésors » du calligraphe : le papier, le pinceau, la pierre et l’encre.
  • La concentration est essentielle pour créer l’œuvre. L’artiste n’a qu’une seule chance, il doit visualiser mentalement ce qu’il veut créer. Il invente un monde nouveau et crée une œuvre vivante.
  • L’achèvement de l’œuvre : une fois l’œuvre terminée, l’artiste applique son sceau personnel, généralement de couleur rouge, qui fait partie intégrante de l’œuvre.
  • Et pour terminer, un petit essai de Shingai Tanaka.

Le Sho – l’art de la calligraphie – nécessite une longue formation mais surtout une grande connaissance de soi. L’ouvrage présente des notions de philosophie et de religion. L’acte créateur montre une véritable technique mais aussi une véritable réflexion sur son geste. L’œuvre réalisée n’est pas le fruit du hasard, chaque élément a été pensé pour donner à l’œuvre une véritable unité.

En résumé :

Un ouvrage très intéressant permettant d’apercevoir ce qu’est le Sho – qui le comprendrait sans pratique ? De très belles œuvres sont aussi exposées.

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Bonus :

Kokoro (le cœur) de Tanaka Shingai, 1995, 117*68cm

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« Mieux comprendre le monde qui nous entoure. »

Art & sciences de Philippe Nessmann

artetscienceEditions Palette – Octobre 2012
84 Pages – 24 €

Quatrième de couverture :

Art et sciences ? À première vue, tout semble opposer ces deux domaines. Artistes et scientifiques ont pourtant bien des points communs : ce sont des chercheurs, des créateurs qui nous proposent une nouvelle vision du monde dans lequel nous vivons.

De la Renaissance à nos jours, l’art a entretenu des rapports étroits avec de nombreuses disciplines scientifiques, de l’anatomie à la robotique en passant par la météorologie, la neurologie, les mathématiques et même la génétique !
Cet ouvrage nous fait découvrir une autre histoire de l’art, étonnante et méconnue, où l’on rencontre des peintres abstraits collectionnant des photos de bactéries, des représentations cubistes à quatre dimensions, la physique nucléaire vue par Salvador Dalí, des illusions d’optique, des robots tagueurs ou encore une oreille greffée sur un bras !

Avis personnel :

Il est étrange d’associer les termes « art » et « sciences » à première vue mais j’ai été convaincue de ce lien à la lecture de cet ouvrage. Le livre, en tant qu’objet, est très bien réalisé. Du papier glacé est utilisé et les reproductions sont impeccables. La mise en page est aussi travaillée avec des formes géométriques. Le seul défaut est l’épaisseur de la couverture de 1 cm !

A première vue, les artistes et les scientifiques ont des activités très éloignées : les uns s’intéressent à l’idéal esthétique pendant que les autres cherchent à connaître un domaine obéissant à des lois vérifiables par une méthode. Ils ont pourtant un point commun : ce sont des créateurs qui par la vision qu’ils nous offrent du monde, le transforment.

Le livre présente trois périodes : la Renaissance, le XXème siècle et notre époque contemporaine. A chaque moment de l’Histoire, les artistes et les scientifiques se sont mutuellement influencés. Dans chaque partie, sont abordés les courants artistiques et découvertes scientifiques de l’époque ainsi que des personnalités.

Ce livre est très instructif et très intéressant à découvrir. On peut le feuilleter, lire simplement les pages que l’on souhaite, sans perdre le fil des événements. Dernier détail sur le public de ce livre. Il semble être destiné aux enfants d’après les éditions mais je trouve qu’il y a parfois du vocabulaire un peu difficile et des notions pas toujours évidentes. Je ne suis pas certaine que les images par elles seules éveillent l’intérêt des plus petits mais la combinaison texte-images peut se lire à partir de 12 ans avec toutefois quelques réserves sur quelques passages.

Merci à Babelio et aux éditions Palette pour la découverte de ce livre.

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Bonus : Exemples des pages du livre.

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Australie Couleurs nature de Jean Charbonneau et Dong Wei

Australie Couleurs nature de Jean Charbonneau et Dong Wei

Terre sauvage, terre d’aventures, terre de pionniers, et moments extraordinaires où la lumière pure fait rêver…

Editions Pages du Monde
Collection Anako
Broché – 24,5×22 à l’italienne – 160 pages

Quatrième de couverture :

Jean Charbonneau et Dong Wei ont parcouru plus de 90 000 kilomètres en 4×4 pour vous faire partager les couleurs nature de ce continent : blanc comme les grandes cités et leurs habitants, bleu comme l’océan, vert comme la jungle tropicale et les forêts d’eucalyptus, rouge comme le désert et le monolithe d’Uluru, noir comme la peau aborigène…
Du Victoria au Queensland, de la Nouvelle-Galles-du-Sud à l’immense Australie-Occidentale, vous découvrirez un pays extrême aux couleurs contrastées, presqu’irréelles. Vous rencontrerez des gens purs, libres comme l’air de l’outback. Cette passionnante aventure sera aussi jalonnée d’animaux extraordinaires : des kangourous, des koalas, des émeus, des scinques à langue bleue, des crocodiles… et surtout des milliers d’oiseaux, majestueux jabirus, cacatoès rosalbins ou kookaburras rieurs qui font de ce pays un véritable paradis de couleurs.

Avis personnel :

Il est rare que je lise de beaux livres. Je me suis lancée dans celui-ci grâce à un partenariat. Merci aux Agents Littéraires et aux éditions Pages du monde pour cette très jolie découverte.

L’Australie…pays qui fait rêver et que les stéréotypes définissent par la présence de kangourous. Mais c’est loin d’être uniquement ça ! Ce livre nous présente une vision du pays, avec la beauté de ses paysages, des animaux superbes, la présence de beaucoup de minerais mais aussi des espèces en voie de disparition, les tribus aborigènes n’existant pratiquement plus…

Ce livre est séparé en sept chapitres. Les deux premiers sont plus techniques tandis que les cinq autres s’associent à une couleur pour nous faire découvrir une partie du pays. Ainsi, les chapitres sont :

  1. Terra incognita…
  2. Pionniers et aventuriers
  3. L’Australie blanche : Au bonheur des villes
  4. L’Australie couleur grande bleue : La mer, les plages, le littoral
  5. L’Australie verte : L’Australie vivable et les parcs nationaux
  6. L’Australie rouge de l’outback : Des fermiers, des mineurs et des aventuriers
  7. L’Australie noire aborigène : Le Nord tropical de Cape York au Kimberley

Le récit est raconté d’un point de vue personnel par Jean Charbonneau tandis que les photos sont prises par lui-même et sa femme Dong Wei. Dans le premier chapitre chargé d’aborder les points que l’ouvrage explorera, nous en apprenons quelque peu sur eux avant de réellement s’intéresser à l’Australie avec de magnifiques photos. La deuxième partie est captivante pour quiconque s’intéresse à l’Histoire. Je n’ai pas retenu de noms pour les premiers pionniers ou les colons mais simplement l’histoire de l’Australie. Il est très intéressant de découvrir comment ce pays s’est formé et comment la ruée vers l’or a attiré beaucoup de monde.

L’expérience étant vécue par l’auteur, le style m’a quelque peu surprise au début avant que je ne puisse le mettre de côté. C’est un récit sur un pays, un récit vécu que l’on ressent à travers les mots. Le vocabulaire reste à la portée de tous, excepté quelques mots typiquement australiens qui ne sont pas toujours expliqués.

Dans les cinq autres parties, nous découvrons réellement le continent en lui-même. Nous passons des villes peuplées à la pointe de la technologie à des centaines de kilomètres de désert jusqu’à croiser un petit village. Nous faisons la rencontre d’animaux étranges tel le scinque à langue bleue à d’autres plus communs comme le koala. Après avoir lu cet ouvrage, si je définissais ce pays, ce serait vraiment par ses couleurs. Les animaux sont resplendissants de couleurs très différentes, surtout les oiseaux, d’un rouge très prononcé à des teintes bleues très diversifiées. Il en est de même pour les paysages. Le désert, très rouge, tranche avec les forêts verdoyantes.

Le livre en lui-même est très bien réalisé. Les pages sont glacées, le livre est broché. Le texte est lisible et bien présenté. Parmi les 160 pages, je n’ai repéré qu’une petite faute de frappe (inversion de deux lettres dans un mot). Les photos sont de haute qualité et rendent bien. J’ai adoré découvrir les différents animaux, certains lieux spectaculaires ainsi que les arts des aborigènes comme la peinture ou la danse.

En résumé :

Un très beau livre sur l’Australie. Les photos sont de qualité et les informations données sont très intéressantes. L’idée de couleurs est très bien représentée et convient parfaitement à ce pays.

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