Bilans

Mai 2022

En mai, j’ai lu 22 livres : 16 BD, 4 albums, 2 romans. Je continue sur ma lancée de mangas grâce au challenge « Le choc des titans » et j’ai profité d’une réinscription à la médiathèque pour découvrir quelques bandes dessinées présentes depuis longtemps dans ma wishlist. J’ai aussi lu quelques albums pour le travail et des romans. J’ai réalisé un joli mois de lectures ! 🙂

LIVRES LUS :

BANDES DESSINÉES ASIATIQUES

J’ai plusieurs tomes de retard dans Chihayafuru mais c’est toujours un plaisir de me replonger dedans. ♥ J’ai aussi adoré Je veux manger ton pancréas et Les temps retrouvés  qui sont deux belles histoires très touchantes. Les nouvelles de Daiô ne m’ont guère convaincue dans leur ensemble, ce n’est pas trop mon style. J’ai aussi commencé un josei que je souhaitais découvrir depuis plusieurs années avec Princess Jellyfish.

  • Chihayafuru [Tome 31] de Yuki Suetsugu
  • Daiô de Iô Kuroda
  • Je veux manger ton pancréas [Intégrale : Tomes 1 et 2] de Yoru Sumono & Idumi Kirihara
  • Les temps retrouvés [Intégrale : Tomes 1 et 2] de Kei Fujii & Cocoro Hirai
  • Princess Jellyfish [Tomes 1 à 6] de Akiko Higashimura

Changement de saison de Lee Dong Eun & Jeong Yi Yong

On peut retrouver à l’écriture de ce manwha Lee Dong Eun, un auteur, scénariste et réalisateur coréen. Il a collaboré à plusieurs reprises avec le dessinateur Jeong Yi Yong. Changement de saison est la première bande-dessinée de Lee Dong Eun, il s’en est inspiré pour réaliser son premier long-métrage. Il a ainsi adapté plusieurs de ses productions écrites. Il semble beaucoup apprécier le thème de la relation mère-fils. L’enjeu essentiel de Changement de saison est l’évolution des relations entre ses personnages principaux.
Su Hyeon et Yong Jun sont en terminale. Ils sont aussi en couple. Un jour, le premier présente le second à sa mère, Mme Sang, sans préciser la nature de leur relation. Celle-ci s’attache à Yong Jun comme à son propre fils et celui-ci, orphelin, trouve en elle une mère de substitution. Quelques années plus tard, les amants ont un accident de voiture et Su Hyeon tombe dans le coma. Mme Sang découvre alors la véritable nature de leur relation et interdit à Yong Jun de revoir son fils.
Ce roman graphique est un drame touchant entre deux personnes meurtries par la vie mais réunies par l’amour qu’elles portent à Su Hyeon. Le récit commence par la mise en parallèle des drames touchant nos héros : la perte de la mère de Yong Jun et l’hospitalisation de Su Hyeon. On découvre ensuite leur histoire et leur vie quotidienne, en tant que lycéens puis adultes. La relation entre les deux jeunes hommes est annoncée subtilement et Mme Sang ne le perçoit pas. Il est difficile de réellement l’annoncer au vu de la société sud-coréenne très conservatrice. A la suite de l’accident de Su Hyeon, Yong Jun est rejeté par celle qu’il considérait comme sa mère. Il perd les deux personnes les plus importantes de sa vie d’un seul coup et sombre dans la dépression. Abandonnée par son mari travaillant à l’étranger, Mme Sang est seule pour gérer les soins quotidiens de Su Hyeon. Tous les deux souffrent mais ne peuvent abandonner Su Hyeon. Ils sont liés par leur amour envers lui. Peu à peu, les sentiments de Mme Sang changent tandis que les saisons passent. Le récit alterne le passé et le présent pour expliciter les émotions de chacun.
Les graphismes sont sobres, dans des nuances de gris. De nombreuses cases sont muettes, illustrant ainsi les non-dits du récit. A noter qu’il était parfois difficile de distinguer les deux héros dans les traits de leur visage qui étaient assez ressemblants.
Changement de saison est en somme un récit dramatique raconté avec justesse où les émotions de nos protagonistes sont au cœur de l’ouvrage.

BANDES DESSINÉES

J’ai lu de magnifiques bandes dessinées en mai, la plupart très marquantes. Là où vont nos pères est un très beau récit silencieux sur l’immigration. L’univers imaginé est fantastique mais les préoccupations et sentiments des personnages sont très réalistes. Les illustrations sont splendides. J’ai tout autant aimé A travers qui raconte la vie d’un astronaute de sa naissance à sa mort. La narration est très originale, chaque nouvelle page se révèle à travers un prisme particulier (une fenêtre, le trou d’une serrure, des jumelles…). Le personnage vit la situation de la page de gauche et voit celle de droite. L’auteur utilise très peu de couleurs, celles-ci sont éclatantes. C’est vraiment un très beau livre ! Radium girls est un récit biographique sur ces femmes ouvrières manipulant le radium à longueur de journée et sacrifiées pour le progrès. L’autrice utilise une palette de couleurs très réduite, le violet et le vert notamment, avec des crayonnés pastels et des formes géométriques, ce qui donne à cette BD un rendu très particulier. Pour terminer, j’ai pris plaisir à retrouver Cerise dans cette nouvelle aventure aussi réussie que les autres.

  • Là où vont nos pères de Shaun Tan
  • Les carnets de Cerise et Valentin de Joris Chamblain & Aurélie Neyret
  • Radium girls de Cy.
  • A travers de Tom Haugomat
ALBUMS

Justine et l’île aux fruits rouges de Marcus Pfister

Justine, une petite souris, vit sur un îlot rocheux au milieu de l’océan. Rêvant d’aventure, elle construit un jour un radeau avec ses amis et part à la recherche d’une île lointaine. Lorsqu’ils accostent sur cette terre inconnue, des souris vertes les attendent sur la plage… A partir de là, le livre se divise en deux parties et c’est au lecteur de choisir si l’histoire finit bien ou non. J’ai beaucoup apprécié l’originalité de cet album et la morale qui en découle. L’histoire et les illustrations sont superbes.

L’heure du facteur de Betty Bone

Dans cet album, l’autrice joue avec le noir, le blanc et quelques touches de couleur qui ressortent de la scène dessinée. Les illustrations sont vraiment superbes. Le récit s’intéresse à un moment de la vie quotidienne d’un homme, qui écrit et confie une lettre au facteur. La narration est minime, avec des phrases brèves et factuelles.

Dans les yeux de Philippe Jalbert

Le conte du Petit chaperon rouge est détourné d’une manière très originale en s’intéressant au ressenti de chaque personnage. La page de gauche représente le loup tandis que sur celle de droite figure le Petit chaperon rouge. L’album alterne ainsi astucieusement les regards des deux personnages en proposant des cadrages très intéressants. Ceux-ci évoluent en proposant des plans faisant monter la peur jusqu’à la confrontation finale inévitable. Le texte est très concis, se limitant à de brèves phrases ou bruits. Les illustrations, en noir, blanc et rouge, sont superbes. Une franche réussite !

Toujours rien ? de Christian Voltz

Monsieur Louis a semé une graine dans un grand trou profond. Il a tout rebouché et a fait tout ce qu’il fallait pour qu’elle germe. Il attend maintenant qu’une fleur surgisse mais les nuits et les jours passent, et toujours rien ! Le lecteur peut voir ce qu’il se passe sous terre pendant que monsieur Louis s’impatiente. Les illustrations sont réalisées avec un mélange d’objets et de matières collées ensemble. L’album est drôle et original.

ROMANS

Le portrait de la Traviata de Do Jin Ki

Do Jin Ki a écrit de nombreux romans policiers, mettant en scène soit l’avocat Go Jin soit le juge Djin Gi. Plusieurs ont été adaptés en film. Il n’est pas nécessaire de connaître ces productions pour lire Le portrait de la Traviata. Go Jin, l’avocat de l’ombre, aide l’enquêteur Lee Yu Hyeon, à résoudre un crime commis en huit-clos. Ce roman de type whodunit se déroule dans le milieu des bars à hôtes et hôtesses. Deux personnes sont retrouvées mortes dans un appartement au premier étage d’un immeuble paisible de Séoul. La femme qui y habitait était ravissante et très appréciée de son entourage excepté par son voisin du dessous. La trouvant à son goût, il n’arrêtait pas de la harceler. Tous les deux ont été tués, la première par un coup de couteau, et le second par un poinçon. L’appartement était fermé à clef, seule la porte-fenêtre de la chambre était ouverte. Aucun individu n’a été aperçu sur la caméra de vidéo-surveillance. Les deux personnes semblent aux premiers abords s’être entre-tuées mais l’enquête fait porter les soupçons sur le concierge qui semble être un coupable correct. Cependant, il est très vite écarté lors du procès. Il ne reste plus qu’à Lee Yu Hyeon à recommencer à enquêter. Qui parmi l’entourage de la jeune femme est donc le coupable ? Son petit-ami parfait ? Sa demi-sœur prêteuse sur gages ? Sa meilleure amie aussi hôtesse ? La patronne du bar ? L’ancienne jeune femme de ménage ou la nouvelle bien plus vieille ? L’enquêteur mène une investigation et interroge les potentiels suspects à plusieurs reprises. Chaque piste mène toujours à une impasse. Fixé sur le petit-ami, il fait des recherches avec son équipe pour valider ses hypothèses, souvent soufflées par Go Jin. L’avocat n’apparaît que brièvement, soufflant des idées, et la réponse finale. L’auteur propose une enquête intéressante, qui avance certes lentement, avec différents suspects dont les mobiles s’éclairent petit à petit. Les hypothèses sont cependant difficiles à imaginer pour le lecteur puisque certains éléments ne se découvrent que lorsque l’enquêteur en prend connaissance. Heureusement que Go Jin est là pour souffler ses hypothèses, mêmes les plus saugrenues ! Le coupable ne se devine ainsi réellement qu’à la fin du roman. L’auteur maîtrise cependant son intrigue et le dénouement s’apprécie.

Agatha Raisin [Tome 1] : La quiche fatale de M.C. Beaton

Cela faisait un petit moment que je souhaitais découvrir ce cosy mystery. J’ai été un peu déçue puisque je pensais apprécier plus cette lecture comme elle regroupait beaucoup d’éléments m’attirant. L’enquête est intéressante ainsi que l’univers campagnard dans lesquels gravitent les personnages mais j’ai eu beaucoup de mal à apprécier les personnages dont l’héroïne.

ACQUISITIONS ET PAL :

+ 35 / – 7

Beaucoup de craquages en mai avec quelques commandes de mangas et de belles acquisitions en brocante !

3 réflexions au sujet de “Mai 2022”

  1. Le manque d’attachement à l’héroïne semble souvent revenir dans les avis sur Agatha Raisin…
    Quant à Dans les yeux, je le note appréciant le principe 🙂

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