Bilans

Juillet 2020

En juillet, j’ai lu 8 livres :  2 recueils de poésie, 3 albums, 3 romans. Comme prévu, j’ai profité de ce premier mois de vacances pour lire. J’ai commencé par m’aventurer dans la poésie japonaise avec des recueils empruntés à la bibliothèque. J’ai continué avec des lectures plus légères, des livres qui me tentaient depuis longtemps ou de jolies surprises graphiques. J’ai eu de très bonnes lectures donc trois coups de cœur qui seront certainement sur le podium de fin d’année.

LIVRES LUS :

365 haïkus, instants d’éternité de Hervé Collet & Cheng Wing Fun [Recueil de poésies]

Un poème pour chaque jour de l’année ! Raté pour moi puisque je l’ai lu en une seule journée. XD Les haïkus sont de courts poèmes japonais qui saisissent la beauté éphémère de l’instant. En quelques mots seulement, ils permettent de percevoir l’indicible univers. Ce recueil regroupe les haïkus de Bashô, Buson, Issa, Ryokan, Shiki, Santoka, Hosai et de quelques autres. Ils sont présentés en fonction des saisons puisqu’il était important de suivre la nature. Il est amusant de voir les nombreux thèmes qui se répètent mais que chaque haïku donne une image différente. J’ai aussi apprécié de voir la calligraphie originale du poème et sa traduction dessous. Je regrette juste que l’auteur soit indiqué en notes à la fin de l’ouvrage.

Haïkus de Sôseki [Recueil de poésies]

Mauvaise surprise en commençant ce livre puisqu’il y avait un gros problème d’édition avec une préface mal imprimée (les pages sont mélangées). Heureusement, les poèmes étaient bien publiés ! J’ai apprécié de les découvrir, accompagnés de peintures et calligraphies aussi réalisées par Sôseki. En fin du livre figurent des notes explicitant certains haïkus, annonçant la date de publication et la saison associée.

Petits haïkus des saisons de Jean-Hugues Malineau [Album]

Ce joli album regroupe sur une double-page une peinture (pas toujours asiatique) et de trois à quatre haïkus. J’ai apprécié de lire les poèmes mais surtout de contempler les magnifiques illustrations reproduites en grand format.

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Kim Jiyoung, née en 1982 de Cho Nam Joo [Roman]

J’ai attendu la sortie de ce livre avec impatience. Je guettais quel éditeur français allait le publier, j’étais même prête à l’acheter en anglais au cas où. o.o Et je l’ai dévoré. Je comprends tout à fait son succès. Le témoignage de cette femme coréenne piégée dans une société patriarcale peut résonner pour beaucoup de personnes. Il a une portée universelle et je conseille à toute personne de le lire. Il m’a personnellement touchée, parlée, choquée, révoltée.

Pandora de Victoria Turnball [Album] [Chronique]

J’ai adoré cet album, qui est sublime, tant par son récit que par ses illustrations. Il délivre un joli message d’amitié et d’espoir, sous fond d’écologie.

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La cerise sur le gâteau de Aurélie Valognes [Roman]

Tous les écrits de cette auteure étaient dans ma wish, j’ai commencé par la découvrir avec celui que j’avais à disposition à ce moment-là. Le début a été difficile à apprécier puisque le personnage principal – Bernard – est imbuvable. Remercié par son employeur, il n’a pas du tout envie d’être à la retraite, le travail étant toute sa vie. Son épouse Brigitte apprécie quant à elle son temps retrouvé et espère bien en profite avec son mari. Heureusement, les chapitres sont courts et la narration fluide ce qui fait que j’ai enchaîné rapidement. Le protagoniste s’améliore et la petite famille devient attachante. J’ai aussi apprécié la remise en question écologique.

Cigale de Shaun Tan [Album]

Quelle surprise que cet album !

Cigale raconter histoire.
Histoire bonne. Histoire simple.
Même humain comprendre histoire.
Tik Tik Tik !

L’héroïne est une cigale qui exerce un travail d’employée de bureau, à saisir des données. Elle est payée une misère et subit des discriminations puisqu’elle n’est pas une humaine. La première partie de l’album présente sur une double-page : le texte de quatre lignes au centre de la page blanche de gauche et l’illustration prenant la page entière de droite. La vie de la cigale est solitaire et misérable, son entreprise profite d’elle et elle est maltraitée par ses collègues humains. Lorsqu’elle quitte enfin son travail, l’illustration se dessine sur la double-page. Le gris fait peu à peu place à de la couleur lorsque la cigale sort – littéralement – de sa carapace. La dernière double-page blanche présente une jolie conclusion textuelle. L’auteur retranscrit avec brio, en quelques mots et avec des illustrations sans trop de détails, les travailleurs exploités dans la société actuelle et la question de la différence. L’album est très poignant et poétique, tout en dérangeant. Il existe différents niveaux de lecture. Je suis surprise de voir que l’album est publié dans une collection jeunesse tant il a sa place dans une lecture adulte.

Le servante écarlate de Margaret Atwood [Roman]

J’ai partagé cette lecture avec Busanblue. ♥ Avec la série éponyme ayant beaucoup fait parler d’elle, j’étais très intriguée par cette histoire. J’ai apprécié de découvrir cette dystopie où les libertés apparaissent si fragiles et peuvent être si facilement brimées. L’intrigue et le discours sont très intéressants bien que la lecture soit parfois un peu trop décousue. Je regrette cette fin un peu trop abrupte, même si l’épilogue composé de notes historiques permet d’éclaircir le sujet. J’ai été surprise par la narration qui est très fluide, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus littéraire. Je n’ai plus qu’à découvrir l’adaptation télévisuelle maintenant !

ACQUISITIONS ET PAL :

+ 13 / – 2

Habituellement, à cette période, je fais beaucoup de brocantes. C’est raté cette année. J’ai donc acheté quelques livres neufs en plus d’en recevoir pour mon anniversaire.

PRÉVISIONS POUR AOÛT :

Je dis à chaque fois que je veux lire des mangas mais je ne le fais jamais. Je pense que ce n’est pas le bon moment pour. Je prévois de lire des livres de ma bibliothèque puisque j’ai beaucoup emprunté ce mois-ci. J’ai commencé Quelque chose du Japon qui est très instructif et agréable à lire.