Bilans

Juin 2019


En juin, j’ai lu 6 livres et 61 chapitres de BD asiatiques : 2 albums, 1 manga, 1 livre de contes, 1 recueil de nouvelles, 1 beau-livre ainsi que 61 chapitres de webtoon.

LIVRES LUS :

WEBTOONS

  • My giant nerd boyfriend de Fishball [10 chapitres]
  • Just for kicks de Josie Fox [4 chapitres]
  • The Beehive de Lollibeepop [8 chapitres]
  • Murrz de Murrz [12 chapitres]
  • Budgie’s Life de Muffin Girl [9 chapitres]
  • IT Guy & ART Girl de Bonnie Pang [5 chapitres]
  • Soara Academy de Muffin Girl [1 chapitre]
  • Age Matters de Enjelicious [4 chapitres]
  • Miss Abbott and the Doctor de Maripaz Villar [4 chapitres]
  • True Beauty de Yaongyi [4 chapitres]

LIVRES

Les vacances, maman et moi de Clothilde Delacroix [Album]

Une petite lapine attend impatiemment les grandes vacances. Heureusement, elles finissent par arriver. Elle a plein de projets avec sa maman mais d’abord, elle commence par se reposer. Il y a ensuite du tri et de la réparation à faire dans la maison. Elles jouent ensemble et font des sorties avant de partir en vacances à la mer. La mère et la fille sont très complices.
L’histoire est racontée par la fille. Chaque double-page présente une petite scène lors de ces grandes vacances. Elles ne sont jamais réalisées de la même manière. Il peut y avoir une seule illustration par page ou sur une seule page, deux illustrations par page, plusieurs petites illustrations, etc. Par ailleurs, certaines illustrations présentent des bulles tandis que d’autres se suffisent par elles-mêmes. Le récit est présent à quasiment chaque page.
J’ai bien aimé le style graphique de l’autrice, les expressions des lapines sont très réalistes : fatigue, exaspération, joie, déception, etc. Le récit est aussi plaisant, raconté avec beaucoup d’humour. En bref, une très chouette lecture !.

Card Captor Sakura – Clear Card Arc [Tome 5] de CLAMP [Manga]

Depuis le précédent tome, les révélations s’enchaînent et l’intrigue se dessine enfin plus clairement. Elle me plaît beaucoup et j’ai hâte de lire les tomes suivants pour voir Sakura en action. Pour le moment, elle ne connaît pas encore ce qu’elle affronte car son entourage lui cache beaucoup trop de choses. J’ai aussi apprécié de passer un peu plus de temps avec la famille de Sakura et d’en découvrir plus sur elle.

Comment le lièvre eut la lèvre fendue et autres contes tibétains de William Frederick O’Connor [Contes]

J’aime beaucoup lire des contes traditionnels et je trouve que cela permet de donner un aperçu très intéressant de la culture d’un pays. Je ne connais pas vraiment la culture tibétaine et ce recueil de contes, bien que narré par un auteur britannique, m’a ainsi donné l’occasion d’en savoir un peu plus sur les histoires populaires de ce pays. Les contes sont plutôt courts, une dizaine de pages en moyenne, et mettent en scène divers personnages et animaux. Le lièvre est un animal souvent évoqué, il est de nature rusé. Ses adversaires sont par exemple le loup et le tigre. D’autres animaux tels que le renard, le brebis, le singe, etc., sont aussi présentés. Les êtres humains ont divers statuts et caractères, selon l’histoire qui veut être conté. Ils font preuve d’intelligence ou de courage pour parvenir à leurs fins et vaincre la cupidité de leurs congénères ou un adversaire plus fort qu’eux comme avec un ogre. En somme, ce recueil est très plaisant à découvrir.

Crabouillabaisse de Christina Buley-Uribe [Album]

Zoé et Balthazar cherchent des coquillages sur la plage en attendant de manger leurs macarons pour leur pique-nique. Ils les laissent sous la surveillance de nounours mais celui-ci se dore au soleil. Un gros crabe s’approche et dévore tous les macarons ! Les enfants s’en aperçoivent mais maintenant le crabe a pris nounours en otage car il veut encore manger de bonnes choses. Les enfants lui promettent de la bouillabaisse à la maison. Heureusement, maman est là pour les sauver. Les voilà alors réunis autour d’une crabouillabaisse ! Le récit m’a un peu surprise même si je m’attendais à cette fin au vu du titre de l’album.

Tout ça va changer de Lao Ma [Nouvelles]

Son voeu le plus cher serait de porter un uniforme dans l’autre monde. Il dit qu’il s’est trop habitué à faire partie d’un groupe, et que s’il ne porte pas le même habit que tout le monde, il va se sentir différent et que ça va le mettre mal à l’aise. – Uniforme

Dans ce recueil de nouvelles, très courtes, allant d’une page à cinq au maximum, l’auteur dévoile quelques instants de la vie chinoise. Les récits sont satiriques, mettant à mal divers types de métiers et caractères, avec une inclination pour les universitaires et politiques. Lao Ma dénonce les travers de ses contemporains avec humour et les nouvelles sont ainsi très plaisantes à lire.

Les animaux fantastiques – Les architectes de l’illusion – Art book de Dermot Power [Beau-livre]

Ce très bel ouvrage révèle comment les artistes ont imaginé les créatures fantastiques et les lieux du film selon les idées des créateurs (producteur, réalisateur, auteure) et les leurs. C’est très intéressant de voir les concepts évoluer, progresser d’un illustrateur à l’autre, jusqu’à obtenir la forme définitive qui peut être très différente de certaines ébauches de départ.

ACQUISITIONS ET PAL :

+ 20 / – 6

Beaucoup de mangas ce mois-ci avec que de nouvelles séries : l’intégrale de Vamos là !, le premier tome de Check Me up ! et le début de Bakuman. J’ai aussi acquis un roman qui sera une de mes lectures de cet été (chaise longue et soleil !), deux albums et un guide illustré.

Mangas, Manwhas, etc

Check Me up ! [Tome 1] de Maki Enjoji

Titre original : 恋はつづくよどこまでも / Koi Wa Tsudukuyo Dokomademo
Séries terminée en 7 tomes – 2016
Tome 1 : Juin 2019
Editions Kaze – Shôjo
Editeur VO : Shôgakukan – Josei
Traduction de Sonia Verschueren

Présentation de l’éditeur :

J’ai travaillé si dur dans l’espoir de revoir l’homme de mes rêves… Ai-je pu me tromper à ce point ?
Après cinq ans d’amour à sens unique, Nanase Sakura va enfin revoir celui qui lui a inspiré sa vocation d’infirmière ! Engagée dans le même hôpital que le beau médecin qui a bouleversé sa vie, elle déchante rapidement lorsqu’elle découvre sa vraie personnalité. Craint par presque tout le corps médical, le Dr Kairi Tendô ressemble plus à un démon qu’à un prince charmant…

Avis personnel :

Je découvre Maki Enjoji avec ce titre même si sa série Happy Marriage ?! fait partie de ma wishlist depuis un petit moment. J’apprécie toujours de lire ou regarder des comédies romantiques et celle-ci est sympathique.

Lorsqu’elle était lycéenne, Nanase Sakura est venue en aide à une personne en détresse. Toutefois, elle était bien trop secouée pour pouvoir faire ce qu’il fallait. Heureusement, un beau et jeune médecin est venu à son secours. Coup de foudre immédiat ! Elle décide alors de devenir infirmière pour pouvoir le revoir et lui avouer ses sentiments. Cependant, lorsqu’elle le retrouve cinq ans plus tard, Kaïri Tendo a une personnalité à l’opposé de ce qu’elle imaginait et elle se prend un râteau phénoménal.

Sakura est déçue de son attitude et même si elle est un peu perdue quant à son avenir dans cet hôpital, elle retrouve vite son aplomb. Sa vocation est peut-être née dans de mauvaises conditions mais elle a étudié pendant de longues années pour obtenir son diplôme. Elle a du répondant et si le personnel médical craint le médecin et n’ose s’opposer à lui, ce n’est pas le cas de Sakura. Elle a perdu cinq années à l’aimer mais elle ne va pas gâcher son futur à cause de lui.

Kaïri Tendo est difficile à cerner. Il est jugé exécrable par le personnel hospitalier car il se comporte comme un tyran et peut se montrer violent dans ses paroles avec autrui. Pourtant, il se montre très attentionné envers ses patients. Par ailleurs, si ces premiers contacts avec Sakura sont brusques, il fera aussi attention à elle à plusieurs reprises.

Le titre s’intéresse à la relation naissante entre Sakura et Tendô. Si elle est partie sur de mauvaises bases, ils vont apprendre à travailler ensemble ou plutôt Sakura va être aux ordres de Tendô. En effet, celui-ci se sait en position de force – il est son subordonné – et il l’utilise dans son lieu de travail mais pas forcément pour des raisons professionnelles. Si le concept de base est un peu cliché si ce n’est ridicule – qui aimerait une personne pendant cinq années après une brève rencontre sans jamais la revoir pendant tout ce temps-là ? – il sert seulement à lancer l’histoire. En effet, le récit s’intéresse aussi à la naissance de la passion de Sakura pour son métier et c’est dans l’exercice de celui-ci que les deux héros vont se côtoyer quotidiennement. Chaque chapitre permet de voir un patient différent.

J’ai eu soudain peur… j’ai pris conscience que des gens mouraient autour de moi…

Elle s’est lancée dans ce métier par amour mais sans avoir conscience de la dureté de ce métier. Ce n’est qu’en voyant des patients mourir auxquels elle s’était attachée, des enfants malades, etc., qu’elle va s’endurcir. Sa remise en question est réaliste et elle trouve du soutien notamment en Tendô. Lors de sa formation, elle travaille dans plusieurs services de l’hôpital – la plupart sont éclipsés – et bien évidemment elle va choisir celui où travaille Tendô puisqu’il lui a promis de l’aider.

Comme par hasard, les deux protagonistes habitent sur le même palier d’immeuble ce qui va leur permettre de nouer des relations plus étroites. Du fait de la personnalité changeante de Tendô, Sakura ne sait pas vraiment où elle en est de ses sentiments pour lui. Il est certain qu’elle lui voue du respect mais est-ce qu’elle l’aime toujours ? La réalité lui permettra de l’aimer pour qui il est réellement et non pour l’image d’un prince charmant qu’elle a eu de lui pendant de nombreuses années.

J’aime beaucoup le style graphique de l’auteure. Les illustrations sont expressives et agréables à regarder. Les décors sont très sommaires, l’attention étant prêtée aux personnages.

En résumé :

Si cette comédie romantique ne révolutionnera pas le genre, elle est légère et agréable à suivre, et c’est tout ce que j’en espère.

Beaux Livres

L’heure du bentô de Naomi et Satoru Abe

Éditions Philippe Picquier
Texte de Naomi Abe
Photographies de Satoru Abe
21,6 x 2 x 15,5 cm
189 pages – 19€
Traduction de Tomoko Takesada

Quatrième de couverture :

Ils sont collecteur de lait, fabricant de saké, pêcheuse d’ormeaux, montreur de singe, moine, cheminot ou conteuse. Une chose ordinaire mais aussi très révélatrice les unit : le bentô qu’ils emportent à leur travail pour manger. Ce bentô les raconte car il a le goût de l’enfance, des rites familiaux, des proches aimants qui le préparent.
Une approche très intime, émouvante, instructive, du Japon vu de l’intérieur… d’un bentô.

Avis personnel :

Le bentô est un mot japonais désignant le repas contenu dans une boîte pris en dehors de la maison. Il est préparé le matin et prêt à être consommé de manière rapide à l’école ou sur le lieu de travail. Dans L’heure du bentô, Naomi et Satoru Abe sont allés à la rencontre de plusieurs personnes pour photographier leur bentô et écouter leurs anecdotes. Ils ont commencé leur projet par eux-même avant d’écrire pour le magazine « Le Royaume des ailes » (revue de la compagnie aérienne All Nippon Airways). Dans ce beau-livre, ils ont sélectionné 39 portraits, tous très différents, mais reliés par le même amour du partage.

Le livre est composé des 39 portraits, chacun sur deux doubles-pages, ainsi que de quelques mots des auteurs, par un avant-propos, quelques chroniques et photographies, et une postface, à chaque fois sur une double page. Un lexique conclut le livre pour expliquer tous les termes culinaires japonais. Chaque portrait est dressé de la même façon : une première double-page présente une photographie d’une personne avec son nom à gauche et de son bentô à droite. Sur une nouvelle double-page s’ensuit une brève présentation (métier et lieu de travail ou d’habitation) avec une photographie de la même personne en train de manger, seule ou avec ses collègues, puis une interview.

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Les personnes qui partagent leur bentô viennent d’horizons variés. Les âges sont aussi très diversifiés, allant d’écoliers aux grands-parents. Les métiers sont tout aussi divers voire surprenants. Vous croiserez ainsi la route d’un montreur de singe, d’une danseuse ainu, d’une pêcheuse d’ormeaux, d’un bonze, tout comme celle d’une animatrice de radio, d’un guide de randonnée à ski, d’une fabricante de confiture ou d’un professeur d’université. J’ai apprécié de découvrir tous ces métiers différents dont certains dont je ne soupçonnais pas l’existence (une verseuse de sable !).

Pour moi, le bentô, c’est quelque chose qu’on mange à deux. Celui qui le prépare et celui qui le consomme. On ressent l’amour de celui qui l’a confectionné, on lui est reconnaissant.

Les personnes racontent à travers leur bentô leur enfance, leurs goûts, leur quotidien, leur travail, l’affection pour leur famille et pour la personne qui a préparé cette boîte. Cela peut-être leur mère, leur conjoint(e) ou leur enfant. Les témoignages sont très inspirants et touchants. Certains m’ont particulièrement émue, notamment lorsque Naomi Abe revient sur cette rencontre lors de ses chroniques. Les récits sont tous très humbles et aussi très intimes. En partageant leur bentô, ces personnes partagent un petit bout de leur de vie et de leur personnalité.

En résumé :

J’ai adoré découvrir les bentôs que toutes ces personnes ont accepté de partager avec le couple Abe.