« L’unique trait du pinceau ne dessine pas, il révèle seulement ce qui existait déjà. »

Zen de Maxence Fermine

La musique la plus difficile à créer, mais certainement la plus belle, est celle du silence.

zenEditions Michel Lafon
134 pages – 14,85€ – Octobre 2015

Quatrième de couverture :

« Chaque jour, de l’aube au crépuscule, Maître Kuro pratique l’art subtil de la calligraphie.
Pendant de longues heures, dans un recueillement proche de la plénitude, il reste agenouillé devant un rouleau de papier de riz et le recouvre d’encre noire.
Peu lui importe le vaste monde et ce qui le régit depuis des siècles. Il vit concentré sur son labeur et sur la direction, la finesse du trait qu’il dessine à main levée.
Avec verticalité, harmonie, simplicité et élégance.
Ainsi va la vie, tranquille et apaisante, de Maître Kuro. »

Jusqu’au jour où…

Avis personnel :

Je tiens à remercier Babelio et les éditions Michel Lafon pour cette lecture. Maxence Fermine était un auteur que je voulais découvrir depuis un petit moment. Cela n’a pas été avec Neige, mais avec Zen. Je pense que ces deux fictions se ressemblent beaucoup par leur écriture très poétique.

Cette lecture m’a rappelé un livre lu il y a deux ans : SHO : Calligraphes de Kyoto. La même passion pour la calligraphie japonaise est ressentie. Ce n’est pas que de l’art. C’est toute une façon de vivre. La calligraphie se décide en un seul instant. Elle se forme dans l’esprit du calligraphe et elle est ensuite appliquée sur du papier. Il n’y a pas le droit à l’hésitation ou à l’erreur. C’est pour cela que la concentration du calligraphe ne doit pas être perturbée. Ni par autrui ni par ses propres pensées.

Mais l’équilibre de toute une vie peut à tout moment être balayé par l’imprévu. Un imprévu aussi fragile et insignifiant que l’arrivée d’une enveloppe. Une enveloppe de couleur rouge.
Tout autant que le battement d’ailes d’un papillon peut, de l’autre côté de la planète, engendrer un ouragan, et même si pour l’heure il est incapable d’en prendre la mesure, ce courrier est sur le point de provoquer un cataclysme dans la vie du calligraphe.

Maître Kuro est un calligraphe de talent. Il vit seul, dans une maison simple et fonctionnelle, dans une forêt à 3 km de marche de la ville la plus proche. Il passe ses journées à méditer ou à calligraphier. Sa vie saine et sereine lui a permis de devenir qui il est aujourd’hui. Pour subvenir à ses maigres besoins, il donne des cours à quelques prétendants méritants. Un jour, la jeune Yuna arrive chez lui. Talentueuse, il lui enseigne ce qu’il connaît. Mais elle lui apporte une fraîcheur qui chamboule son univers. Pourra-t-il retrouver sa sérénité d’esprit ?

La plus belle des calligraphies est celle qu’on écrit à l’encre de ses doigts, tel un tatouage éphémère, sur la peau de l’être aimé.

L’écriture est unique et pleine de poésie. Les chapitres sont très courts (63 chapitres pour 134 pages…) ainsi que de nombreuses phrases ce qui permet à la narration de faire effet. Le lecteur ressent les émotions des personnages et se laisse happer par la poésie du texte.

Elle sait qu’il y a deux sortes de gens.
Ceux qui rêvent leur vie.
Et ceux qui, coûte que coûte, vivent leurs rêves.
Il y a les rêveurs.
Et il y a les artistes.

Un seul regret, la sérénité et la poésie sont suffisantes et auraient pu supplanter l’amour et le désir…

En résumé :

Un beau récit poétique sur l’art de la calligraphie et la sérénité demandée pour le pratiquer.

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