Bilans

Décembre 2014

Ce mois-ci, j’ai lu 19 livres : 3 romans, 12 albums et 4 mangas.

LIVRES LUS :

bilandec142Petits oiseaux de Yôko Ogawa [Roman] [Chronique]

Une très belle découverte.

Le bébé bonbon de Claude Ponti [Album]

Une histoire très courte et sympathique où les deux poussins Tromboline et Foulbazar aperçoivent un petit bonbon qu’ils souhaiteraient bien croquer…

Plouf ! de Philippe Corentin [Album] [Chronique]

Un album très amusant.

Jour de lessive de Frédéric Stehr [Album]

Helena est bien surprise de voir ses amis les animaux faire leur lessive. Ne devrait-elle pas elle aussi laver ses vêtements salis ? Une histoire simple et amusante mettant en valeur le partage.

Zou de Michel Gay [Album]

Zou se réveille de bonne heure et aimerait bien rejoindre ses parents dans leur lit mais ceux-ci sont grognons tant qu’ils ne sont pas bien réveillés. Zou décide alors de leur préparer du café ! Le personnage de Zou est adorable et l’histoire plaira facilement aux enfants.

Le doudou méchant de Claude Ponti [Album]

Ah Claude Ponti ! Auteur si prolifique ! Comme d’habitude, cet album est un vrai plaisir à lire et cache beaucoup de choses.

Lapin-Express de Michel Gay [Album]

Pat, un lapin, reçoit des patins à roulettes de son grand-père et part à l’aventure. Il rencontre une chatte, La Mine, qu’il ne quittera plus. Une excursion à Paris, des personnages anthropomorphes, une histoire sympathique, de belles illustrations : un chouette album !

Jean de la Lune de Tomi Ungerer [Album]

C’est l’histoire de Jean de la Lune qui est curieux de visiter la Terre mais qui n’est pas accueilli comme il l’aurait espéré… Une histoire originale.

A trois on a moins froid de Elsa Devernois et Michel Gay [Album]

C’est l’hiver et Kipic le hérisson n’a plus de chauffage. Comment dormir bien au chaud ? Peut-être chez son ami Casse-Noisette, l’écureuil…mais ses piquants ne risquent-ils pas de le gêner ? Et pourquoi pas chez Touffu, le lapin avec ses poils longs ? Une histoire simple et mignonne.

bilandec141La provision de bisous de Zou de Michel Gay [Album]

Une nouvelle histoire avec l’adorable Zou ! Le petit zèbre part en colonie mais il n’aura plus sa maman et son papa pour avoir des bisous…

Le bison de Catharina Valckx [Album]

Billy, le hamster, aide de son ami Jean-Claude, le ver de terre, aimerait bien capturer un bison ! Une histoire amusante !

Le mariage d’Ours Brun et d’Ourse Blanche de Martine Beck et Marie H. Henry [Album]

Ours Brun vit tranquillement jusqu’à ce qu’il rencontre Ourse Blanche. Il ne pense plus qu’à elle mais il est trop timide pour aller lui parler. Rassemblant tout son courage, il décide de l’aborder… Une jolie histoire.

Calinours fait la fête de Alain Broutin et Frédéric Stehr [Album]

Calinours invite ses amis à faire la fête. Une histoire mignonne comme tout.

Les petits pains de la pleine lune de Byeong-Mo Gu [Roman] [Chronique à venir]

Ce roman est une très belle découverte. Malgré sa noirceur, la lecture est très plaisante et diverses émotions sont de la partie.

Chihayafuru [Tomes 7 à 10] de Yuki Suetsugu [Manga]

C’est toujours aussi passionnant !

Je veux être un cheval de Agnès Desarthe [Roman]

Ben est un âne qui a le « mal de l’ailleurs ». Sur les conseils du médecin, le voilà parti à l’aventure et vivant la vie d’un cheval ! Un roman jeunesse agréable et intéressant. Divers thèmes sont abordés : ceux du voyage, de quitter ses parents, de grandir…

ACQUISITIONS ET PAL :

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+ 4 / – 18

La suite de Chihayafuru, aussi reçue aussitôt lue. Et Des fleurs pour Algernon, un livre que j’ai déjà lu il y a longtemps mais que j’avais pas. C’est un livre que j’adore et dans cette édition, il y a des commentaires de l’auteur. Il sera sans doute rapidement dévoré !

SUR LA BLOGOSPHERE :

Weblog

Club Shôjo : Quel est le shôjo que tu souhaites avoir sous ton sapin le jour de Noël ?

Club Shôjo m’a proposé de répondre à la question « Quel est le shôjo que tu souhaites avoir sous ton sapin le jour de Noël ? ». Tellement de sorties chaque mois qu’il est difficile de faire un choix. >o< J’ai demandé la suite de Chihayafuru au Père Noël mais comme c’est une série dont j’ai déjà parlée, je vais en choisir une autre que je n’ai pas encore lue.

J’ai donc choisi de vous parler d’Orange. Le premier tome est sorti en octobre tandis que le deuxième tome vient juste d’être publié, début décembre. J’ai lu quelques critiques positives sur ce manga qui m’ont donné envie d’en savoir plus. En recherchant des informations dessus, je suis tombée sur les couvertures japonaises qui m’avaient déjà intriguées et donnaient envie de lire ce manga. Les deux tomes sont sortis en fin d’année 2012 au Japon et plus rien n’a été publié depuis… L’auteure semblait avoir arrêté ce manga mais il devrait prochainement être repris d’où sa publication en France.

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Alors de quoi parle ce manga ? Voici le synopsis tiré du site de l’éditeur :

Un matin, alors qu’elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre… une lettre du futur ! La jeune femme qu’elle est devenue dix ans plus tard, rongée par de nombreux remords, souhaite aider celle qu’elle était autrefois à ne pas faire les mêmes erreurs qu’elle. Aussi, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment elle doit se comporter. Mais Naho, a bien du mal à y croire, à cette histoire… Et de toute façon, elle manque bien trop d’assurance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c’est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférente…

L’histoire est plutôt originale avec une lettre reçue du futur et qui peut donc changer la vie de notre héroïne. C’est un thème que j’apprécie : les voyages dans le futur/passé et les conséquences directes. Toutefois, il faut que cela soit bien traité pour que cela fonctionne. Par ailleurs, je me demande si on verra la Naho future ou si les messages seront seulement retranscrits à travers la lettre.

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Sur ces deux couvertures, on peut voir que les personnages ont vieilli. Le premier tome concernerait donc Naho dans le présent et le second elle-même adulte ?

L’auteur, Ichigo Takano, crée des mangas avec des touches de romance et de tranche de vie, tout à fait ce que j’aime ! En France, a été publié son manga Dreamin’ Sun que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire. Orange est caractérisé comme romance – tranche de vie – vie scolaire et présente un ton poétique et mélancolique. Un bon moment en perspective.

Le trailer montre quelques planches intérieures. Le graphisme est assez typique des shôjos récents mais j’aime beaucoup ce style. Le trait est précis et fin. Les planches de couleur sont très belles, réalisées aux crayons pastels semble-t-il.

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Ce manga était initialement publié dans le magazine Shûeisha avant d’être repris dans Futabasha. Il est publié en France chez Akata qui fait un bon travail d’édition et se trouve au prix de 7,95€ pour 192 pages.

Les trois raisons pour lesquelles je souhaite le premier tome de Orange :

  1. L’histoire aborde des thèmes que j’apprécie : le fait de pouvoir changer son futur, la vie scolaire et les amitiés.
  2. Le ton mélancolique et le genre tranche de vie.
  3. Le graphisme. Les couvertures, tant japonaises que françaises, sont très attirantes.
Contemporain

« Tous les chants d’oiseaux sont des chants d’amour. »

Petits oiseaux de Yôko Ogawa

Du fond de sa gorge débordait un chant précis de virtuosité au volume disproportionné par rapport à son petit corps. Il y avait des modulations, des variations d’intensité, des staccati, des trilles. Il y avait une introduction, une ligne mélodique, un intermède, un point culminant. Tout y était.

petits-oiseauxTitre original : Kotori
Editions Actes Sud – 269 pages
Septembre 2014 – 21,80€
Traduction de Rose-Marie Makino-Fayolle

Quatrième de couverture :

Il est le seul à pouvoir apprendre la langue pawpaw afin de communiquer avec son frère aîné, cet enfant rêveur qui ne parle que le langage des oiseaux, n’emploie que ces mots flûtés oubliés depuis longtemps par les humains.
Après la mort de leurs parents, les deux hommes demeurent ensemble dans la maison familiale. D’une gentillesse extrême, l’aîné, qui ne travaille pas, se poste chaque jour tout contre le grillage de la volière de l’école maternelle. Peu à peu, la directrice remarque son calme rassurant pour les oiseaux, sa façon subtile de les interpeler, et lui confie l’entretien de la cage.
Quant au cadet, régisseur de l’ancienne résidence secondaire d’un riche propriétaire du pays, le jardin de roses, les boiseries des salons, la transparence des baies vitrées sont à la mesure de son attachement pour les lieux de mémoire.

Parfois, les deux frères décident de “partir en voyage”. Valises en main, ils font halte devant la volière. Ravis de palabrer avec les moineaux de Java, les bengalis ou les canaris citron, ils oublient dans l’instant tout projet de départ. Un jour pourtant le calme du quartier semble en danger, une enfant de l’école disparaît.

Petits oiseaux est un roman d’une douceur salvatrice qui nous confie un monde où la différence n’influe pas sur le bonheur, où la solitude conduit à un bel univers, un repli du temps préservant l’individu de ses absurdes travers, un pays où s’éploient la voix du poème, celle des histoires et des chants d’oiseaux, celle des mots oubliés.

Avis personnel :

J’ai pu découvrir ce livre grâce aux matchs de la rentrée littéraire de Priceminister. Il ne faut pas se fier à la quatrième de couverture qui contient des erreurs et des éléments qui arrivent vraiment à la fin du roman.

Petits oiseaux est un roman calme qui raconte la vie simple et quotidienne de deux hommes.

Le livre s’ouvre sur le décès du monsieur aux petits oiseaux. Tout le monde le connaissait sans réellement le connaître. Qui était-il vraiment ? Et nous voilà partis à la découverte de son histoire. Rien d’extraordinaire, il a mené une existence simple mais suffisante pour écrire tout un roman.

Les gens qui lisent des livres ne posent pas de questions superflues, ils sont paisibles.

C’est l’histoire de deux frères qui vivent en marge de la société, dans leur monde à eux. Le cadet, notre monsieur aux petits oiseaux, s’occupe de son aîné depuis qu’il est tout petit. L’aîné est différent : il ne parle que son langage à lui, et que seul son frère comprend. Surnommé « pawpaw », ce langage ressemble aux chants des oiseaux. L’aîné est émerveillé par eux. Il peut rester des heures à les contempler, à imiter leurs chants, à rechercher des informations sur lui. Le cadet est son lien avec le monde. Ils ont leurs rituels immuables : la sucette du mercredi chez la pharmacie, les préparations très codifiées pour les « voyages » qui n’aboutissent jamais, le sandwich au pain de mie le midi… Le cadet s’est totalement effacé face à son frère, subvenant seul à leurs besoins et étant à ses côtés à chaque instant, faisant preuve d’abnégation.

Lorsque l’aîné disparaît, le cadet va vouloir conserver tous ces liens qui les unissaient. Mais malgré tous ses efforts, les gens commencent à l’oublier. Le bocal à sucettes disparaît, le cadet n’a plus de raison de rentrer à la maison manger le sandwich au pain de mie. Tout en continuant à se passionner pour les oiseaux comme son frère, le cadet va alors découvrir de nouvelles choses et faire connaissance avec d’autres personnes : une bibliothécaire semblant se soucier de lui, un vieillard avec sa boîte à musique contenant un grillon pour écouter son chant…

Tout en se penchant pour nettoyer de fond en comble cette volière que sa vie durant son frère aîné n’avait cessé de contempler, il écouterait derrière lui s’élever le chant d’amour des oiseaux.  C’était la meilleure façon de se rapprocher de son frère défunt, pensa-t-il en son coeur.

C’est un livre lent, s’attachant à plein de petits détails qui reviennent à de nombreuses reprises. Il est peut-être parfois un peu trop lent. J’ai apprécié cette lecture mais j’ai mis du temps à la terminer. Après un chapitre terminé, je prenais parfois quelques jours de pause avant le suivant mêmes si les événements se suivaient. La narration est réaliste tout en étant poétique, surtout dès qu’il est questions des oiseaux.

La cage n’enferme pas l’oiseau. Elle lui offre la part de liberté qui lui convient.

En résumé :

C’est un roman simple, tout comme la vie du monsieur aux petits oiseaux. Mais c’est une lecture plaisante, se savourant à petits bouts.

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Albums

« L’orbiculaire image lui parut un ample fromage. »

Plouf ! de Philippe Corentin

ploufEditions L’école des loisirs – 5,10 €
26 pages – 1991

Avis personnel :

Impossible de lire cet album sans penser à la fable de La Fontaine « Le loup et le Renard ». Cette fable raconte comment le renard est plus rusé que le loup. Attiré par un fromage qui n’est en réalité que le reflet de la lune, le renard descend au fond d’un puits. Lorsqu’il comprend qu’il ne peut remonter sans aide, il piège le loup qui descend par un seau tandis qu’il remonte par l’autre.

Dans cet album, c’est l’histoire d’un loup qui tombe au fond d’un puits lorsqu’il essaye d’attraper un fromage qui s’avère n’en être pas un. Il piège un cochon : celui-ci descend et le loup monté, sauvé ! Le cochon applique la même chose lorsque des lapins arrivent. Oh mais ne serait-ce pas le loup qui revient ? Que va-t-il se passer ?

Un album original et très bien construit. Le format vertical permet de grandes pages et symbolisent parfaitement la profondeur du puits. Par ailleurs, l’auteur a ainsi pu travailler sur la double-page qui est bien mise en valeur.

ploufpic

Un album qui permet de travailler beaucoup de choses avec les enfants autre que le plaisir et la drôlerie de la lecture. Le format répétitif, la question de point de vue voire même le fonctionnement des poulies sont des thèmes pouvant être abordés.

En résumé :

Un album original et divertissant !

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