« J’allais vivre tournée vers l’avenir. »

Le ruban de Ito Ogawa

Le-RubanTitre original : Ribbon
Editions Picquier – 283 pages
Septembre 2014 – 19,50€
Traduction de Myriam Dartois-Ako

Quatrième de couverture :

Ce roman d’Ogawa Ito, il semble qu’une voix nous le murmure à l’oreille, tendre et gourmande. Une voix qui, même aux heures d’ombre, fait le pari de la vie.
Cela commence comme un conte par une grand-mère, une petite fille et un oiseau.
Une grand-mère fantasque et passionnée d’oiseaux trouve un œuf tombé du nid, le met à couver dans son chignon et donne à l’oiseau qui éclot le nom de Ruban. Car cet oiseau, explique-t-elle solennellement à sa petite-fille, est le ruban qui nous relie pour l’éternité.
Un jour, l’oiseau s’envole et pour les personnes qui croisent son chemin, il devient un signe d’espoir, de liberté et de consolation.
Ce roman grave et lumineux, où l’on fait caraméliser des guimauves à la flamme et où l’on meurt aussi, comme les fleurs se fanent, confie donc à un oiseau le soin de tisser le fil de ses histoires. Un messager céleste pour des histoires de profonds chagrins, de belles rencontres, et de bonheurs saisis au vol.

Avis personnel :

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les éditions Picquier pour cette lecture.

Un nouveau roman japonais, une nouvelle publication des éditions Picquier, et comme souvent, une très belle découverte.

Sumire est passionnée par les oiseaux. Un jour, elle découvre plusieurs œufs abandonnés et les met à couver dans son chignon. Avec l’aide de sa petite-fille Hibari, elle en prend bien soin en espérant qu’un oisillon en sorte. Pour Hibari, plus rien ne compte que ces œufs. A l’éclosion d’un des œufs, elle se fait un ami du petit oisillon. Nommé Ruban, il grandit et devient une perruche calopsitte jaune. D’après Sumire, il est le lien qui les unit à jamais. Les jours passent, Sumire, Hibari et Ruban vivent tous les trois en parfaite harmonie. Mais un jour, Ruban s’échappe de sa cage et vole vers la liberté. Sumire est inconsolable mais ce n’est plus elle que nous suivons.

Je voulais revoir Ruban. Je voulais le revoir et jouer avec lui.

Ce n’est pas Ruban que nous suivons. Il est juste le dénominateur commun de toutes les histoires. Le lecteur rencontre ainsi d’autres personnes. Tori aime les oiseaux et s’occupe d’eux la journée. Il recueille ainsi cette perruche calopsitte jaune qui semble avoir beaucoup souffert. Puis elle est adoptée dans une famille. Puis elle rencontre quantité de personnes. Elle leur apporte de l’espoir. Comme à cette petite fille qui vient de perdre sa mère ou cette vieille dame qui va mourir mais qui ressent à nouveau le besoin de s’exprimer dans son art.

Le roman commence et se termine par Hibari. De petite fille joyeuse, elle a grandi en une femme effacée. Il y a beaucoup d’éclipses mais suffisamment de choses sont dites pour la comprendre, elle et Sumire.

Chaque personnage est différent : par son âge, sa fonction sociale mais aussi l’époque où se passe l’histoire. Les années passent et certaines choses changent. Il y a aussi des plongées dans les souvenirs. Le roman se passe majoritairement au Japon mais l’occident intervient aussi avec le passé de Sumire qui a chanté en Allemagne dans sa jeunesse.

Les histoires sont plus ou moins longues. Parfois Ruban croise les personnes quelques jours alors que d’autres il reste avec elles pendant un long moment. Le roman s’invite dans l’intimé de ses personnages en explorant leurs ressentis et leur vie. Ce roman est plutôt réaliste mais avec des touches poétiques typiquement japonaises.

Je ne savais pas comment exprimer ce que je ressentais. Ce n’était ni de la joie ni de la tristesse. Je ne trouvais pas le mot juste, celui qui collerait parfaitement. Une multitude d’émotions se superposaient en moi ; dans la minuscule partie où elles se chevauchaient était niché ce sentiment.

En résumé :

Un roman à la fois simple et profond que je ne peux que conseiller.

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4 réflexions sur “« J’allais vivre tournée vers l’avenir. »

  1. La structure du texte semble être originale. En lisant ton article ça me fait penser à un recueil de nouvelle avec comme fil conducteur un personnage.
    J’aimerais bien le lire (comme la plupart des bouquins publiés par cet éditeur ^^) !
    Merci pour cet avis =)

  2. Oh joie, quelqu’un qui lit beaucoup de littérature japonaise et qui aime comme moi les Philippe Picquier *O*
    Concernant ce roman précis j’ai été un peu déçu, je trouve que pour certains personnages on ne les suit pas assez longtemps pour adhérer à leur sentiment… Le premier roman de l’auteur avait été un vrai coup de coeur et je pense que j’en attendais un peu trop de celui-ci :S

    • J’adore cette maison d’édition. Elle fait un bon travail et puis que de littérature asiatique ! ^^
      C’était mon premier roman de cet auteur et pour ma part, je n’ai pas été déçue !

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