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« Papa, regarde s’il-te-plaît ! »

Papa, regarde !

untitledAuteur : Hui-Ying Chiu
Illustratrice : Sophie Roze
Traducteur : Chun-Liang Yeh
HongFei Editions – 13,90€
18,70X24,60cm – 40 pages

Quatrième de couverture :

Dans la maison, Papa Ours lit son journal.
Par la fenêtre, Petit Ours observe des fleurs qui volent.
L’un réfléchit, l’autre voit.

Une histoire où la fraîcheur du regard enfantin rencontre la logique des grands.

Avis personnel :

Cela faisait longtemps que je n’avais pas chroniqué d’album sur ce blog ! J’ai profité de la masse critique de Babelio pour découvrir une nouvelle maison d’édition. HongFei Editions est spécialisé dans la littérature jeunesse avec des textes chinois illustrés par des artistes français en explorant les thèmes du voyage, de l’intérêt pour l’inconnu et de la relation à l’autre.

Dans Papa, regarde !, Petit Ours essaye de capter l’attention de Papa Ours. Il est curieux et se questionne sur un objet simple.

Papa, sur le mur du jardin, il y a vraiment beaucoup de fleurs violettes. Papa, comment s’appellent ces fleurs ?

Mais Papa Ours préfère lire son journal que de s’intéresser à ce que fait Petit Ours. Celui-ci n’abandonne pas pour autant et cherche à concerner son père. Ce dernier propose des noms de fleurs mais sans regarder ce qu’est réellement cette fleur. La fin révèle une belle surprise…

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Papa Ours réfléchit tandis que Petit Ours voit la réalité. Malgré son manque d’intérêt, Papa Ours reste présent pour son fils et répond à ses questions. Cet album invite à réfléchir sur le lien parent-enfant et les visions différentes du monde de chacun.

Les illustrations sont réalisées avec du papier découpé photographié sur une table lumineuse. Ce n’est pas trop mon genre de graphisme mais j’avoue avoir craqué pour une illustration particulière.

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Semaine du Shôjo 2014

Il y a peu Club Shôjo m’a contactée pour participer à la semaine du shôjo. Qu’est-ce que c’est ? C’est une semaine consacrée au shôjo [vous êtes surpris, n’est-ce pas ?] avec des articles spéciaux tout au long de la semaine. Vous pouvez trouver le programme ici. Des blogueurs ont été invités à participer en répondant à une question : « Qui est la meilleure mangaka shôjo et pourquoi ? « . La question est évidemment très subjective. Je ne peux pas vraiment dire qui est la meilleure mangaka – il me reste encore tellement de mangas à découvrir, je pouvais donc parler des mangakas qui m’ont marquée mais j’ai choisi de parler plus particulièrement de ma mangaka favorite, pour laquelle j’achèterai ses mangas sans me poser de questions, celle qui m’a accrochée à une série et ses personnages : Natsuki Takaya.

Note : les résumés sont tirés des sites des éditeurs.

Mon premier shôjo a été Fruits Basket. J’ai été captivée par cette histoire dès le premier tome.

Tohru est une jeune fille farouchement indépendante. Orpheline de père et de mère, elle décide de vivre en autarcie totale et plante bientôt sa tente au milieu d’un terrain qu’elle croit n’appartenir à personne. Ce dernier est, en fait, la propriété des Sôma, riche famille qui vit à l’écart du monde. Suite à un glissement de terrain qui emporte le campement de Tohru, la jeune lycéenne est accueillie au sein de cette famille et partage bientôt son secret. Chaque membre des Sôma a la particularité de se transformer subitement en animal d’un des signes du Zodiaque lorsqu’il subit un choc émotionnel. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec l’arrivée de Tohru dans la famille, les émotions fortes sont au rendez-vous !

J’achetais peu de mangas à l’époque et Fruits Basket était la seule série que je suivais durant sa parution [enfin il fallait d’abord rattraper les tomes en retard !]. Je me suis tout naturellement intéressée aux autres séries de la mangaka Natsuki Takaya. J’ai ainsi découvert Ceux qui ont des ailes.

À la fin du XXIIe siècle, Kotoboki, une ancienne voleuse, sillonne des terres dévastées en quête d’un emploi. Elle est accompagnée par Raïmon, militaire d’élite qui a quitté son poste pour elle. Au cours de leur périple, ils croisent souvent la route d’hommes sans scrupules qui cherchent les légendaires « ailes », qui, selon la croyance populaire, exaucent tous les vœux…

J’ai retrouvé ce qui m’a séduit dans Fruits Basket mais dans un autre univers. Qu’est-ce que j’aime chez Natsuki Takaya ? La façon qu’elle a de raconter des histoires touchantes. Ses personnages qui malgré leurs blessures essayent de vivre heureux. Ses personnages prêts à tout pour protéger leurs proches. Ses personnages qui grandissent. Les histoires d’amour. Les scénarios. Les dessins, souvent doux. Il m’est arrivé de rester de longues minutes à admirer certaines planches.

C’est ainsi que j’achète tout ce qui est paru en France d’elle, sans me préoccuper du synopsis (même si je le lis). J’ai donc ensuite découvert Démons et chimères qui est une série plus ancienne que Fruits Basket. A vrai dire, aujourd’hui, je ne garde pas spécialement un bon souvenir de cette série. Elle me semble étrange. Il faudrait que je la relise.

La lignée des Otoya, ancienne famille d’exorcistes, ne compte plus qu’un seul représentant – le jeune Tamaki – capable de lutter contre les démons. L’adolescent ne maîtrise pas encore tous ses pouvoirs mais, soutenu par sa mère et sa petite amie, il continue tout de même de guérir tous les possédés dont il croise le chemin…

Delcourt/Akata a ensuite publié un petit oneshot très plaisant que je relis toujours avec plaisir : Accords parfaits [chronique]. Et la dernière série parue en France est Twinkle Stars [chronique].

Sakuya vit avec son cousin Kanade qui est également son tuteur. Quand elle est triste, la jeune fille aime regarder les étoiles pour se réconforter. Mais le jour de ses dix-huit ans, sa vie sera bouleversée par l’apparition d’un étrange garçon lors de sa soirée d’anniversaire. Qui est-il ? Et quelles sont ses véritables intentions ?

Ce manga m’a rappelé Fruits Basket par bien des aspects mais il m’a tout autant plu !

Malheureusement, il n’y a pas d’autres titres parus en France. De plus, Natsuki Takaya est actuellement en pause suite à une maladie nerveuse. En espérant qu’elle se rétablisse tranquillement !

Sa bibliographie [Wiki] :

  • Sickly boy wa hi ni Yowai (1991)
  • Born Free (1992)
  • Knockin’ on the wall (1992) (publiée dans le premier tome de Ceux qui ont des ailes)
  • Voice of mine (1993) (publiée dans le recueil Accords parfaits)
  • Double flowers (1994) (publiée dans le recueil Accords parfaits)
  • Démons et chimères (幻影夢想, Geneimusô), 5 volumes. (1994)
  • Midori no Saidan (1995)
  • Ceux qui ont des ailes (翼を持つ者, Tsubasa wo motsu mono) en 6 volumes. (1996)
  • Hankuko Hime (1998)
  • Accords parfaits (僕が唄うと君は笑うから, boku ga utau to, kimi ha warau kara litt.« quand tu chantes, je souris ») (1998)
  • Fruits Basket (フルーツバスケット, furūtsu basuketto) en 23 volumes (1999)
  • Twinkle stars (星は歌う, hoshi wa utau) en 11 volumes (2007)
  • Liselotte to Majo no Mori (リーゼロッテと魔女の森, litt.« Liselotte et la forêt de la sorcière ») (2011-en cours)

Et vous pouvez retrouver les articles des autres blogueurs en cliquant sur les liens suivants : Ma petite médiathèqueAfterMangaverseManga ShojoBorderlandBoys Love SekaiPaoru.frHeaven MangaLes chroniques d’un newbieNuits sans sommeilL’antre de la louveLes chroniques de MiawkaYaoicastClub Shôjo.

 

Contemporain

« Il ne savait pas qu’il criait et gémissait sans bruit. »

L’homme qui avait soif de Hubert Mingarelli

hommesoifEditions Stock – 155 Pages
Janvier 2014 – 16 €

Quatrième de couverture :

Japon, 1946, pendant l’occupation américaine.
Démobilisé depuis peu, Hisao revient de la montagne avec une soif obsédante et des rêves qui le hantent. À bord du train qui doit le conduire vers la femme aimée, il commet une terrible erreur. Descendu pour boire, il voit le train repartir avec sa valise et l’oeuf de jade qu’il a prévu d’offrir à Shigeko.
Alors qu’un suspens subtil mais intense invite le lecteur à suivre les péripéties d’Hisao courant après sa valise, se dessine la bataille de Peleliu où il a combattu aux côtés de Takeshi, jeune soldat troublant qui chante dans le noir. Et qui mourra à ses côtés.
Dans ce roman aussi puissant que poétique, Hubert Mingarelli évoque avec une rare élégance l’amitié entre hommes et le Japon meurtri par la guerre.
Hisao retrouvera-t-il sa valise et arrivera-t-il jusqu’au « mystère Shigeko » ?

Avis personnel :

Tout d’abord, merci à Babelio et aux Editions Stock pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

Ce roman est court, avec des chapitres brefs, souvent de deux pages. Les chapitres alternent entre le passé et le présent. La narration permet de découvrir la vie d’Hisao et de s’impliquer envers ce personnage bien que subsiste un certain retrait.

Hisao Kikuchi est dans le train, rentrant chez lui pour se marier avec Shigeko, une femme aimée qu’il n’a encore jamais vue. Descendant pour boire à un arrêt, il ne peut remonter avant d’avoir terminer. Il laisse alors le train repartir sans lui, emportant sa valise et l’oeuf de jade qu’il souhaite offrir à Shigeko. Ce roman raconte le parcours de Hisao pour retrouver sa valise. Il va rencontrer de nouvelles personnes dont certaines partagent quelque chose de commun avec lui : ils ont fait la guerre et ont perdu des proches.

Hisao Kikuchi s’était couché sur le côté et ouvrait la bouche sous la pierre d’où l’eau gouttait. Sans doute un reste de rosée que la mousse avait gardée. Une goutte, deux gouttes, il pouvait les compter. Il en tombait si peu que c’était une douleur dans sa bouche. Il avait envie de manger la pierre, comme si l’eau avait été à l’intérieur.

Le roman montre les images du passé d’Hisao, permettant au lecteur de comprendre d’où vient cette soif inextinguible. Il était dans la montagne de Peleliu, creusant des galeries pour se protéger des futures attaques. Mais cela ne l’a pas empêché de perdre son ami Takeshi, qui chantait dans le noir et avait le don d’inventer des chansons magiques. Le monde là-bas n’était plus le même, les notions de jour et nuit n’existant plus. Creuser, se ravitailler, dormir, et ainsi de suite jusqu’au jour où les attaques ont commencé.

Avec cette brièveté, le roman fait beaucoup d’ellipses mais raconte l’essentiel. Il permet de comprendre qui est Hisao et où il en est aujourd’hui. La guerre s’est terminée mais est encore bien présente dans le cœur et l’esprit des vétérans. Le roman se termine sur la fin du parcours, presque initiatique, de Hisao, qui arrive à se libérer des démons du passé en parlant. Un seul regret : que la figure de Shigeko ne soit pas vraiment exploitée. Ce n’est que la femme aimée que le héros veut rejoindre.

En résumé :

Un roman sur le retour de la guerre avec un héros qui cherche à retrouver quelque chose de perdu (bien plus qu’un objet matériel) et à se libérer de l’entrave de la guerre toujours bien présente dans son esprit. Il manque toutefois quelque chose qui fait que ce roman ne m’a pas vraiment touchée.

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Bilans

Mars 2014

Toujours peu de lecture avec 2 livres lus : 1 BD et 1 album.

LIVRES LUS :

Pico Bogue ; La vie et moi de Dominique Roques & Alexis Dormal [Tome 1] [BD]

Une succession de planches racontant le quotidien de Pico Bogue, petit garçon très curieux, et de sa famille. Des situations drôles accompagnées par des illustrations simples.

Toc, toc, toc de Tan & Yasuko Koide [Album]

Trois souris se perdent dans les bois et découvrent une maison où elles espèrent passer la nuit. Mais il n’y a personne dedans ! Se succèdent des « toc, toc, toc » et de nouveaux arrivants jusqu’à ce que le propriétaire des lieux revienne… Une histoire sympathique avec de jolies illustrations.

ACQUISITIONS ET PAL :

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