Humour

« Do you have Harry Potter and the Prisoner of Abracadabra ? »

Weird things customers say in bookshops de Jen Campbell

CUSTOMER : You know how they say that if you gave a thousand monkeys typewriters, then they’d eventually churn out really good writing?
BOOKSELLER : . . . yes.
CUSTOMER : Well, do you have any books by those monkeys?
BOOKSELLER : . . .

weirdthings1 weirdthings2

Je me suis intéressée à ces titres grâce à l’article d’Alexandra. Dans ces deux livres sont listées d’amusantes anecdotes qu’un libraire peut entendre. Jen Campbell tient une librairie de livres anciens en Angleterre. Elle a écrit son premier livre avec son expérience personnelle tandis que le deuxième comporte aussi des événements rapportés.

C’est souvent très drôle, parfois affligeant, d’autres fois attendrissant (souvent quand les dialogues sont avec des enfants). Il y a aussi quelques dessins qui illustrent les anecdotes. Les livres sont seulement publiés en anglais mais c’est facilement accessible. Le seul regret ? Cela se lit beaucoup trop vite !

Des livres parfaits pour passer un bon moment ! Et comme des exemples seront plus explicites, je vous laisse avec quelques unes de mes anecdotes favorites.

WOMAN (holding a copy of a Weight Watchers book in one hand and The Hunger Games in the other): Which of these dieting books would you recommend most?

CUSTOMER: Ok, so you want this book ?
THEIR DAUGHTER: Yes !
CUSTOMER: Peter Pan ?
THEIR DAUGHTER: Yes, please. Because he can fly.
CUSTOMER: Yes, he can – he’s very good at flying.
THEIR DAUGHTER: Why can’t I fly, daddy ?
CUSTOMER: Because of the evolution, sweetheart.

MAN : Hi, I’ve just self-published my art book. My friends tell me that I’m set to be the new Van Gogh. How many copies of my book would you like to pre-order?
BOOKSELLER : You know, Van Gogh was never appreciated in his lifetime.
MAN : . . .

CUSTOMER : These books are really stupid, aren’t they?
BOOKSELLER : Which ones?
CUSTOMER : You know, the ones where animals like cats and mice are best friends.
BOOKSELLER : I suppose they’re not very realistic, but then that’s fiction.
CUSTOMER : They’re more than unrealistic; they’re really stupid.
BOOKSELLER : Well, writers use that kind of thing to teach kids about accepting people different to themselves, you know?
CUSTOMER : Yeah, well, books shouldn’t pretend that different people get on like that and that everything is ‘la de da’ and wonderful, should they? Kids should learn that life’s a bitch, and the sooner the better.

YOUNG BOY: You should put a basement in your bookshop.
BOOKSELLER: You think so?
YOUNG BOY: Yeah. And then you could keep a dragon in it, and he could look after the books for you when you’re not here.
BOOKSELLER: That’s pretty cool idea. Dragons breathe fire, though. Do you think he might accidentally burn the books?
YOUNG BOY:  He might, but you could get one who’d passed a test in bookshop-guarding. Then, you’d be OK.
BOOKSELLER: You know, I think you’re on to something here.

Mangas, Manwhas, etc

« Nous allons nous aimer. »

Larme ultime [Tome 1] de Shin Takahashi

larme_ultime_01Titre original : Saishu Heiki Kanojo – Saikano
Editions Delcourt – Seinen
Série terminée en 7 tomes
Editeur VO : Shôgakukan
Prépublication : Big Comic Spirits

Avis personnel :

Attention, œuvre magistrale ! Les mots me manquent pour exprimer mon ressenti face à ce manga. Il nous prend aux tripes. Le lecteur vit la violence de la guerre et des sentiments des personnages. Il ne peut qu’espérer au bonheur de ces êtres en voyant le monde qui se déchire et les héros qui tentent de vivre leur amour. Impossible de ne pas pleurer, impossible de ne pas aimer, ce manga est sans conteste un de mes gros coups cœur de l’année 2012.

Shûji et Chise sont deux adolescents comme les autres, vivant dans une petite ville paisible nommée Sapporo. Shûji est un jeune homme à l’apparence un peu froide, doué pour l’athlétisme mais maladroit dans ses mots. Il ne sait jamais comment s’adresser à sa petite amie Chise. Cette dernière est une fille un peu naïve, n’ayant pas de très bonnes notes, gentille mais faible, et qui s’excuse sans cesse. Elle voulait prouver à elle-même et aux autres qu’elle pouvait avoir un petit ami, c’est donc pour cela qu’elle a abordé Shûji. Tous les deux ne savent pas comment se parler au début mais ils apprennent à se découvrir et à s’apprécier petit à petit.

Tout serait idéal si la guerre ne s’en mêlait pas. Au cours d’un raid aérien meurtrier, Shûji découvre sa petite amie, debout au milieu des ruines, une arme à la place de son bras droit et des ailes métalliques qui lui sortent du dos. Chise est devenue l’arme ultime au service de l’armée japonaise… Chise est désormais mi-humaine mi-arme, cette dernière grandissant sans cesse et semblant prendre de plus en plus de place. Elle ne peut pas toujours contrôler son corps qui est devenu une arme.

Chise et Shûji vont continuer à s’aimer et à se découvrir à travers un journal intime commun. Mais cela ne sera plus jamais comme avant. Chise est une arme destructive, elle doit tuer sans relâche. Mais c’est aussi une jeune fille avec des sentiments. La violence de la guerre est montrée à travers les actes de Chise mais aussi au travers d’autres personnages. Après le raid à Sapporo, la vie a repris son cours normal, personne ne parlant de ce qui s’est passé. Sauf que cela est arrivé. Qu’il y a eu des milliers de morts ainsi que des blessés. Qu’ils sont dans l’entourage des protagonistes (un ami de Shûji est devenu malentendant par exemple). C’est violent. C’est tragique. Cela semble si réel malgré le côté fantastisque.

Ce côté dramatique de l’histoire est aussi renforcé par une narration et des dialogues poignants. Le journal intime permet de découvrir les sentiments de Chise puisque ceux-ci sont rarement abordés à voix haute. C’est aussi Shûji qui nous raconte les événements, ses pensées structurant le manga. C’est rare que je voie un personnage masculin raconter l’histoire, c’est vraiment intéressant.

Les dessins sont en total accord avec l’histoire. Les traits sont plutôt simples, figurant un monde assez adulte malgré quelques scènes adolescentes qui tentent de dédramatiser un peu l’ensemble. Les personnages donnent une impression d’être dessiné rapidement mais cela correspond vraiment bien à l’ambiance. Par contre, je n’aime pas  les personnages, surtout Shûji, lorsqu’ils sont de profil. On dirait qu’ils sont très difformes. En ce qui concerne les paysages et le mechanical design, tout est précis et bien dessiné. Il y a parfois beaucoup de narration (journal intime par exemple) mais d’autres fois, les images se passent parfaitement de texte.

En résumé :

Shin Takahashi offre un manga d’exception. La guerre côtoie la vie quotidienne d’adolescents, elle touche de plus près Chise et Shûji vu que cette dernière est l’Arme Ultime. L’univers est sombre mais des touches de rire et d’espoir sont apportées. En somme, que d’émotions avec le dernier chant d’amour sur cette petite planète.

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