Policier

« Je vais disparaître. »

Un certain Dr Watson de David Stuart Davies

drwatsonTitre original : The Veiled Detective
Editions Fetjaine -16,90€
Mai 2013 – 294 Pages
Traduction de l’anglais par Sylvie Del Cotto

Quatrième de couverture :

Médecin militaire en Afghanistan en 1880, John Walker fuit l’horreur des combats pour se réfugier dans l’alcool. Déshonoré, il est chassé de l’armée et renvoyé en Angleterre. Lors du voyage de retour, il tombe entre les mains d’un mystérieux réseau aux activités troubles. Il découvre bientôt que le chef en est le professeur Moriarty, qui le rebaptise Watson et lui confie la mission d’espionner un jeune détective dont la réputation ne cesse de croître à Londres, Sherlock Holmes.
Mais Watson et Holmes se lient bientôt d’amitié et le docteur s’efforce alors de se défaire de l’emprise de Moriarty. Une entreprise mortelle…

Avis personnel :

Lors de la dernière masse critique de Babelio, j’ai pu recevoir ce livre. Dès que ça parle de Sherlock Holmes, ça m’intéresse ! Malheureusement, au contraire des échos positifs présents sur Internet, je n’ai pas apprécié ma lecture plus que ça.

A la lecture du synopsis, j’ai trouvé l’idée originale – que le Dr Watson soit un espion envoyé par le Professeur Moriarty – mais il fallait voir comment cela serait amené. Finalement, cela est plausible mais ça ne m’a pas plu. Toutes les personnes que Sherlock Holmes rencontrent sont à la solde de Moriarty. Cela illustre certes sa grande influence mais c’est trop. Il n’y a plus personne à qui faire confiance.

En ce qui concerne les personnages, ils ressemblent aux originaux. Leurs traits de caractère sont réalistes. J’ai particulièrement apprécié le Dr Watson. C’est d’ailleurs le véritable héros de ce roman. L’histoire est racontée à travers des extraits de son journal ainsi que quelques passages avec un autre narrateur quand le Dr Watson n’assiste pas aux événements. Je n’ai pas grand-chose à dire sur Sherlock, il ne m’a pas vraiment marqué ; tout comme Moriarty. Quant à Mycroft, il est à mon regret trop effacé. Par ailleurs, on ne sait pas réellement quel jeu il joue. C’est Mycroft, j’ai envie de dire, mais en savoir un peu plus sur lui aurait été intéressant.

Ce qui m’a le plus déçu, ce sont les enquêtes. Celles-ci sont directement reprises du canon holmésien et ne sont guère modifiées. Elles arrivent subitement et sont résolues en quelques pages. Il y a aussi de trop brusques coupures notamment quand John Watson fait la rencontre de Mary. La rapidité des événements m’a vraiment gênée.

Les chapitres sont courts et le livre se lit plutôt rapidement ce qui m’a permis de ne pas faire s’éterniser ce roman. Il y a une alternance entre récit et dialogues. Ces derniers, ceux d’Holmes, ne m’ont pas toujours paru crédibles mais dans l’ensemble, c’est correct. La narration externe et le journal de Watson sont de deux polices différentes mais il y a parfois quelques oublis.

En résumé :

Je suis déçue par cette lecture. Il y a dans l’ensemble trop de rapidité avec des éléments trop vite expédiés. Malgré tout, j’ai bien apprécié le personnage de Watson.

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