« Les murs se souviennent, toujours. »

La mémoire des murs de Tatiana de Rosnay

Editions Le livre de poche – 6 €
Septembre 2010 – 153 Pages

Quatrième de couverture :

Lorsqu’on entre quelque part, on peut s’y sentir merveilleusement bien ou, au contraire, horriblement mal. Comme si les pierres s’imprégnaient de joies ou de chagrin pour plus tard s’en décharger et les restituer.
Fraichement divorcée, Pascaline, une informaticienne de quarante ans, vient de trouver l’appartement de ses rêves. A peine installée, elle apprend que ces murs ont été témoins d’un crime. Lentement, par touches infimes, ce drame fait surgir en elle une ancienne douleur, une fragilité restée trop longtemps enfouie. Pour en finir avec son passé, elle se lance alors sur les traces d’un tueur en série.
Une quête obsessionnelle qui ravive ses blessures et l’amène à la lisière de la démence.

Avis personnel :

Cela faisait un moment que je souhaitais découvrir Tatiana de Rosnay. La quatrième de couverture de ce livre m’a intriguée, je me suis donc lancée avec celui-ci. Agréable découverte malgré quelques défauts, je lirai sans aucun doute un autre livre de cette auteure.

Pascaline est une femme perdue. Elle tente de refaire sa vie après que son mari l’ait quittée. Celui-ci a refait sa vie avec une autre femme et il est heureux. Elle déménage dans un petit appartement où elle se sent de suite chez elle. Mais ce lieu cache un lourd secret… Dans ces murs, une jeune fille a été assassinée. Pascaline possède une grande sensibilité qui lui fait ressentir des sentiments angoissants à travers ces murs qui témoignent de ce meurtre. Ne pouvant supporter de rester dans cet appartement, elle part dans un hôtel. Mais c’est trop tard, cette histoire a libéré son passé enfoui. Le synopsis tout comme le livre sont ambigus par ce côté-là. Pascaline ne mène pas d’enquête, ne recherche pas un meurtrier, elle mène plutôt une sorte de pèlerinage sur les traces du tueur en série. Cet homme a tué sept jeunes filles de façon effroyable et Pascaline revit ces morts.

La jeune femme ne vit alors plus pour elle-même. Elle commet des erreurs au travail, ne parle plus à ses rares amis et ne fait que penser aux jeunes filles décédées. Elle se rend sur les lieux de leur meurtre ainsi qu’à la prison où est enfermé le tueur en série. Elle refuse toute aide qu’on lui propose et s’enferme peu à peu dans sa folie. Son passé et sa blessure qui n’a jamais été guérie resurgissent. L’histoire des meurtres et le passé de Pascaline finissent par se rejoindre mais cela met du temps. Le lecteur ne sait pas vraiment où cela va conduire l’héroïne. Elle ne m’a pas réellement touché, elle est même parfois ennuyante. Son comportement n’est pas excusable et son obsession est vraiment malsaine.

J’ai particulièrement aimé l’écriture de l’auteure. Elle sait mener son récit qui est entraînant. Ce livre se lit d’une seule traite. Les chapitres sont courts et non numérotés ce qui incite à tourner les pages. La narration s’effectue à la première personne ce qui permet de mieux suivre la folie de l’héroïne. Je n’ai toutefois guère aimé la fin qui est trop éclipsée. Certes, on se doute de ce qui va arriver après toute cette fille mais on en aimerait un peu plus. Tout se précipite jusqu’à un point de tension élevé mais cela se termine subitement.

En résumé :

Un récit entraînant où l’on suit une héroïne qui sombre peu à peu dans la folie. La tension monte progressivement mais le livre se termine trop tôt par une fin abrupte.

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6 réflexions sur “« Les murs se souviennent, toujours. »

  1. Le thème en lui-même est tout à fait intéressant, mais il a l’air de falloir être très accrochée pour lire ce livre … Ça me donne envie de découvrir Tatiana de Rosnay, en tous les cas.

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