Young-Adult

« Beaucoup ont confiance en l’Enclave pour faire ce qu’il faut à long terme. »

Birth Marked ; Tome 1 : Rebelle de Caragh M. O’Brien

Titre original : Birthmarked
Editions Mango – 18 €
Janvier 2011 – 397 Pages
Traduction par Hélène Bury

Quatrième de couverture :

Ceux qui portent la marque sont la clé de l’avenir.

Dans le monde de Gaia, il y a les privilégiés, qui habitent derrière le mur de l’Enclave, et ceux, comme elle, qui vivent à l’extérieur. Tous les mois, la jeune fille aide sa mère, sage-femme, à donner à l’Enclave trois nouveau-nés. Mais, un soir, les parents de Gaia sont brutalement arrêtés et conduits derrière le mur. A peine ont-ils le temps de lui confier un mystérieux ruban sur lequel est brodé un étrange code…

Avis personnel :

De nombreux avis enthousiastes sur ce livre circulent sur la blogosphère et c’est ainsi que j’en ai eu connaissance. Je profite du challenge Livra’deux pour pal’Addict et du choix de Mandy pour le sortir de ma PAL. Cela a été une lecture plaisante mais loin du coup de cœur pour ma part.

L’histoire se passe dans les années 2400. Les ressources de la planète ont été épuisées et peu de monde semble avoir survécu à tout ce qu’il s’est passé (le lecteur a seulement connaissance des lieux de l’histoire). Dans l’Enclave vivent des personnes aisées et qui ne manquent de rien. Elles ont ainsi accès à l’eau, à l’électricité, à des loisirs et à une éducation. Différents rangs existent aussi à l’intérieur mais même la vie où le travail est le plus bas semble convenir à toutes ces personnes. Le Protecteur règne sur cette cité avec sa famille. Les gens les plus hauts sont habillés de blanc et ne travaillent pas. Au contraire, les domestiques sont vêtus de rouge. Les choix de couleur offrent une démarcation nette de ces deux types de personne mais personne ne semble se soucier de cela. J’avoue que ce n’est guère dérangeant dans la lecture mais c’est quand même dommage d’opposer l’Extérieur à cette enclave où il n’y a déjà pas de justice et de ne se soucier que d’eux. Justement, en parlant de l’Extérieur, les personnes qui y résident tentent de survivre tant bien que mal. L’Enclave leur fournit des denrées alimentaires et du divertissement avec l’Autélé (films et documentaires de l’Enclave) en échange des trois premiers bébés que chaque sage-femme met au monde chaque mois. Ce quota a été instauré des années auparavant après que le peuple ait demandé à l’aide. Il est donc accepté même si des familles rechignent à se séparer de leurs enfants.

L’intrigue se lance dès le début du roman lorsque les parents de Gaia sont arrêtés mais la jeune fille met du temps à réagir. J’ai personnellement bien aimé ce côté-là. L’héroïne est loyale envers l’Enclave même si elle en a peur. Elle ne remet pas tout en cause de suite. Elle a été élevée pendant seize ans en tant que personne de l’Extérieur puis sage-femme, il est donc de son devoir de servir l’empire. Finalement, elle se décide à agir quand elle apprend que ses parents sont condamnés. C’est une jeune fille très courageuse qui murit face à tous les événements auxquels elle est confrontée. Elle n’est pas toujours sure d’elle, complexée par sa cicatrice qui défigure le côté gauche de son visage, mais elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour sauver les gens qu’elle aime. Des flashbacks nous éclairent sur son passé et sur la vie avec ses parents. En tant que sage-femme, elle met la vie des bébés au-dessus de tout. Dans son périple, elle sera aidée par de nombreuses personnes. Comme tout roman young-adult, il faut une romance même si celle-ci n’a pas trop d’importance. Le protagoniste masculin est incarné par Léon Grey. Il apparaît comme froid et inexpressif pendant quasiment toute la totalité du roman. Même lorsqu’il montre ses sentiments à Gaia, ils sont difficilement perceptibles. Il ne sait pas toujours où se situer : aider la fugitive qu’est Gaia ou continuer à servir l’Enclave auquel il appartient ?

En ce qui concerne la narration, celle-ci est rédigée à la troisième personne avec une focalisation sur Gaia. Je me serais attendue à une narration à la première personne mais finalement, cela offre un certain retrait et permet de mieux comprendre certaines actions. Il n’y a pas de méchant ni de gentil. Bien sûr, le lecteur peut être révolté par les bébés qui sont pris à leur mère ou la violence des soldats mais une explication est donnée. L’Enclave ne cherche qu’à survivre. Il est beaucoup question de génétique et si les gens de l’Enclave restent entre eux, le problème de consanguinité se fait ressentir. Il est donc compréhensible de les voir réagir ainsi. Toutefois ce choix de narration est aussi à double tranchant. C’est regrettable du fait de certains événements qui affectent l’héroïne ; j’ai ressenti peu d’émotions à la lecture du roman. L’écriture est agréable mais le récit n’est pas haletant. Je n’ai pas été surprise par l’intrigue qui suit un schéma classique même si quelques (rares) révélations m’ont étonnée.

En résumé :

Le point fort du roman est sans conteste l’héroïne Gaia. Attachante, elle prend peu à peu de l’assurance et va se battre pour ce en quoi elle croit. L’intrigue est simple mais efficace, j’ai apprécié qu’il n’y ait pas un manichéisme évident. Par contre, sans dire qu’elle est ennuyante, la narration ne m’a guère happée.

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