Fantasy & Fantastique

A comme Association ; Tome 6 : Ce qui dort dans la nuit de Erik L’Homme

A comme Association ; Tome 6 : Ce qui dort dans la nuit de Erik L’Homme

Editions Gallimard Jeunesse et Rageot Editeur
Octobre 2011 – 207 Pages – 9,90 €

Quatrième de couverture :

Prénom : Jasper
Âge : 15 ans
Description : grand, maigre, peau blafarde et yeux charbon
Profession : Agent stagiaire à l’Association et lycéen (à ses heures perdues)
Signes particuliers : pratique la magie et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval
Aime : les mauvais jeux de mots, Donjons et Dragons, l’Agent stagiaire Ombe
Mission : traquer un dangereux chamane et voler au secours d’une demoiselle en détresse

Erik L’Homme :

Erik L’Homme est né il y a une quarantaine d’années dans les montagnes du Dauphiné. Une enfance drômoise, au contact de la nature et des livres, lui a donné le goût des escapades en tout genre. Parti sur les traces des héros de ses lectures, bourlingueurs et poètes, ses pas l’ont entraîné aux portes de l’Asie centrale, sur la piste de l’homme sauvage, et jusqu’aux Philippines, à la recherche d’un trésor fabuleux. De retour en France, il a entrepris la rédaction d’une thèse de doctorat d’Histoire et civilisation. Il a ensuite travaillé comme journaliste dans le domaine de l’environnement. Le succès de ses romans pour la jeunesse lui a permis de vivre de sa plume et de partager son temps entre l’écriture, les voyages et les longues marches. C’est en 2008, un soir de décembre, que Pierre Bottero et lui ont imaginé une série fantastique dont ils signeraient alternativement les livres. A comme Association était né.

Avis personnel :

Comme d’habitude, si vous ne connaissez pas cette série, ne lisez pas cet article. Je vous invite à consulter mes chroniques sur le tome 1 et le tome 2 pour vous inciter à lire cette série géniale ! J’avais adoré le tome 5 qui était bouleversant. Il se terminait en laissant au lecteur plein d’interrogations. Je pensais que ce tome allait au moins répondre à certaines mais il pose encore plus de questions. J’avoue avoir été déçue par ce tome-ci de ce point-là, il ne se passe pas grand-chose au niveau de l’intrigue principale, mais cela reste un tome très sympa pour une série excellente !

Dans le dernier tome, le lecteur était confronté à la mort d’Ombe et se posait des questions quant à son devenir. Elle vit désormais au travers de Jasper. Une part d’Ombe semble avoir été aspirée par Jasper et elle apparaît quand bon lui semble, souvent dans les moments auxquels Jasper ne l’attend pas. Ils se livrent alors à un dialogue silencieux, partageant leurs pensées. Enfin, Ombe sait tout ce que Jasper pense tandis qu’il ne peut l’entendre que quand elle le décide. Il a par ailleurs absorbé les capacités étonnantes d’Ombe mais semble ne pas s’en être aperçu pour le moment.

Comme dans le tome précédent, il y a plusieurs points de vue. Mademoiselle Rose prend encore plus d’importance. On découvre où elle habite ainsi qu’une partie de sa personnalité et de ses pouvoirs. D’ailleurs, elle possède un miroir assez particulier avec lequel elle discute. On s’attendrait presque à ce qu’elle lui demande : « Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle. ». Jasper est toujours le héros principal de l’histoire et c’est lui que le lecteur suit. Le livre est toutefois entrecoupé de chapitres portant sur les pensées de Jasper, sur des chansons, sur des notes de Jasper, sur des réflexions philosophiques ainsi que sur des rêves bien mystérieux. Le roman commence du reste par une révélation étonnante mais rien ne se passe tout au long du roman. J’attendais réellement une explication à ce moment mais absolument rien, comme si rien ne s’était passé. C’est quelque chose qui m’a dérangé et que j’aurais préféré ne pas trouver de suite. Ces chapitres coupent parfois trop la narration mais c’est toujours un plaisir d’avoir quelques petites notes sur les personnages.

Les personnages aperçus dans le tome précédent prennent plus d’importance. Jules continue ses missions d’observation et d’être le témoin de Mademoiselle Rose. Nina est une jeune fille très mignonne qui va s’attacher à Jasper. Ce dernier va voler au secours de la demoiselle en détresse mais il ne sait plus très bien où il en est avec toutes ces jolies femelles tournant autour de lui – n’oublions pas la trolle Aglaë ! Un autre personnage que nous avions aperçu refait son apparition mais transformé : Fafnir. Il acquiert une plus grande importance et je me suis prise d’affection pour ce petit être créé par Jasper. Ce dernier éprouve pour lui un réel attachement.

C’est qui le plus fort ? C’est qui le plus beau ? C’est mon étincelant dragon qui voit-au-loin ! C’est Fafnir !

Quant à l’intrigue, j’attendais toujours qu’il se passe quelque chose de plus important ainsi que des révélations mais non, encore plus de mystère. Un nouveau personnage très énigmatique fait son apparition et semble être très puissant. Jasper va suivre ce chamane pour savoir ses intentions et se retrouvera dans des situations plutôt difficiles. Les actions s’enchaînent les unes à la suite des autres, le lecteur n’a pas le temps de souffler. Ce tome est plus sombre que les précédents et Jasper a gagné de la maturité depuis le premier tome. Pourtant il ne s’est écoulé qu’un court laps de temps, environ deux semaines, depuis la première aventure de Jasper avec le vampire Fabio.

Le style de l’auteur est toujours aussi agréable. L’écriture est très poétique, particulièrement lorsque Jasper fabrique des sorts. Les jeux de mots sont moins présents mais l’adolescent est toujours doté d’un humour particulier qui n’est pas toujours signalé. De nombreuses références intertextuelles parsèment le roman.

Ce sixième tome se dévore aussi rapidement que les autres mais au lieu de répondre aux nombreuses interrogations présentes, il pose encore plus de questions ! Le prologue est très mystérieux et ce nouveau narrateur est intriguant. J’espère que le prochain tome nous livrera quelques éléments de réponse. Et la fin de ce roman…elle peut se résumer en quelques mots : Argh ! Ca ne peut pas se terminer comme ça ! Je veux la suite !

En résumé :

Un livre aussi captivant que les tomes précédents. Toutefois, de nouvelles questions s’ajoutent à celles déjà présentes et aucune réponse n’est apportée. J’espère que la suite nous livrera quelques informations.

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Challenge : Participation au challenge Magie et Sorcellerie Littéraires.

Théâtre

Le roi se meurt de Eugène Ionesco

Le roi se meurt de Eugène Ionesco

Il n’y a rien d’anormal puisque l’anormal est devenu habituel.

Editions Folio – 137 Pages
Illustration de Laëtitia Le Saux

L’auteur :

Eugène Ionesco, né Eugen Ionescu le 26 novembre 1909 à Slatina (Roumanie) et mort le 28 mars 1994 à Paris, est un auteur dramatique et écrivain roumain et français. Il passa une majeure partie de sa vie à voyager entre la France et la Roumanie.
Représentant du théâtre de l’absurde, il a écrit de nombreuses œuvres dont les plus connues sont La Cantatrice chauve, Les Chaises ou bien encore Rhinocéros.
Le théâtre de Ionesco représente de façon palpable la solitude de l’homme et l’insignifiance de son existence.

Plus d’informations sur Wikipédia.

Avis personnel :

Cette pièce de théâtre est constituée d’un seul acte pendant lequel le roi se meurt comme l’indique le titre. Cinq personnages gravitent autour du roi Bérenger Ier. Sa première épouse, Marguerite, symbolise la raison. Sa seconde, Marie, est la reine favorite du roi et exprime l’amour. Elle se lancera dans des tentatives désespérées pour sauver le roi. Trois autres personnages de moindre importance sont aussi présents. Le Médecin, qui est aussi chirurgien, bourreau, bactériologue et astrologue, est du côté de Marguerite, approuvant toutes ses remarques. Juliette est à la fois femme de ménage et infirmière, représentant le peuple et le travail. Et pour terminer, le Garde, qui n’est là que pour faire des déclamations au public, symbolise ainsi le royaume.

La pièce s’ouvre sur le garde qui annonce les différents personnages entrants sur scène. Marguerite souhaite annoncer au roi qu’il va mourir tandis que Marie essaye de l’en empêcher. Le roi est le dernier entré en scène et il apprend peu après qu’il va mourir. On peut par ailleurs voir une mise en abyme du théâtre avec la révélation de Marguerite : « Tu vas mourir à la fin de ce spectacle. ». Pendant toute la durée de la pièce, le roi va se révolter contre cette affirmation avant de finalement l’accepter. Il passe par trois étapes parfaitement visibles : la dénégation, la révolte et la résignation. On pourrait y voir un schéma similaire aux cinq étapes du deuil : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation.

Le roi, autrefois à la tête d’un empire très puissant, ne possède plus qu’un royaume qui se fissure. Son autorité faiblit, plus rien ne lui obéit. Le temps s’écoule étrangement. En quelques heures, tout s’écroule autour de lui. Son âge est différent d’une page à l’autre, à un moment il a plus de quatre cents ans et à un autre (seulement) deux cent quatre-vingt-trois ans. Outre l’espace et le temps qui sont particuliers, il y a aussi un questionnement sur le langage. Les répliques sont généralement courtes et s’enchaînent très rapidement. Les didascalies ont un rôle très important, indiquant les voix et gestes de chaque acteur, et sont donc nombreuses.

Sur fond de tragédie, cette pièce propose une réflexion sur la mort. Il faut en avoir conscience, elle est inéluctable. « Tu étais condamné, il fallait y penser dès le premier jour. » dit la reine Marguerite au roi mais celui-ci n’avait pas le temps d’y penser. Le lecteur est aussi invité à réfléchir à ce qu’il laisse derrière lui tout comme le roi souhaite ne pas être oublié. Le roi a peur de mourir comme tout un chacun.

En résumé : C’est une pièce de théâtre qui apporte de l’innovation et rompt avec le théâtre classique. Un rapport particulier au temps et au langage permet à Ionesco de créer diverses réflexions comme celle sur la mort.

Liens : La pièce sur Wikipédia.

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Concours

Résultats Concours 1 an Instantané

Je souhaite tout d’abord remercier encore une fois tous les visiteurs de ce blog et tout particulièrement ceux qui commentent et rendent ce blog vivant ! Vous avez été 16 à participer à ce concours permettant de gagner un livre de poche de votre wishlist.

Je vous avais demandé quelle chronique présente sur Instantané vous avez donné envie de découvrir le livre. Je suis ravie que mes avis ou autres articles vous donnent envie de lire ces livres, c’est tout à fait le but ! J’ai été agréablement surprise par certaines réponses. Les avis étaient plutôt diversifiés, avec des romans mais aussi des mangas. C’est un genre que j’apprécie énormément et je suis ravie de partager mes lectures. n_n J’espère vous faire découvrir de nouvelles séries ainsi que certaines qui me tiennent à cœur en 2012.

Voici le top des réponses pour les plus curieux :

  • Jours sans faim de Delphine de Vigan (4). Cette réponse ne m’étonne pas, étant donné que c’était quasiment le dernier livre que j’avais chroniqué.
  • Veronika décide de mourir de Paulo Coelho (2). J’ai été très surprise par cette réponse, étant donné que certains éléments m’avaient dérangés dans ce livre.
  • L’invention de Hugo Cabret de Brian Selznick (2). Un livre enchanteur !
  • Des chroniques de romans et sur des auteurs : celles sur Pierre Bottero, Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer, Erec et Enide de Chrétien de Troyes, la série Via Temporis, Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness.
  • Et des mangas : Fairy Tail de Hiro Mashima, Orange de Benjamin et Fruits Basket de Natsuki Takaya (série que je n’ai pas chroniquée sur le blog mais dont j’ai parlé dans divers articles : à lire!).

Et sans plus attendre, les résultats :

Félicitations à Mandy et merci encore à tous les participants. ^__^ Je te laisse m’envoyer un mail avec ton adresse, j’ai déjà ta wishlist.

Je souhaitais aussi savoir si des petits concours avec des marques pages, achetés ou fait main, vous intéresseraient…

Mangas, Manwhas, etc

The Best Selection [Tome 2] de Yuu Watase

The Best Selection [Tome 2] de Yuu Watase

Editions Tonkam – 6,95 €
Shôjo – 255 Pages

Quatrième de couverture :

Perfect lovers
Kana et Mitsuharu sont au bord de la rupture. Brusquement, ils se retrouvent dans un monde où règne l’homosexualité…

Affaires de filles
Hinata est l’héritière du puissant groupe financier Kagura. Ses parents adoptifs déclarent que celui qui lui donnera son premier baiser deviendra son fiancé…

La fleur primitive
Chiya enquête sur la mort mystérieuse d’un de ses meilleurs amis. La piste la mène jusqu’à la clinique de son père…

Kiss me à la menthe
Kari Misono est amoureuse de son professeur, monsieur Toono. Pour concrétiser son amour, elle se fie à un sort magique censé les unir à jamais…

La gêneuse en pyjama
Aguri se sert d’une ancienne légende chinoise qui doit la transporter instantanément auprès de celui qu’elle aime si elle porte le même pyjama que lui. Mais c’est dans la chambre d’un garçon inconnu qu’elle se retrouve…

Dans le labyrinthe en pyjama
Un intrus s’incruste dans les rencontres nocturnes magiques d’Aguri et Naoki ! Et les voilà partis à la recherche d’un pyjama plus puissant…

Yuu Watase :

Yū Watase est une dessinatrice de manga née dans la ville de Kishiwada à Osaka le 5 mars 1970. Ses histoires sont principalement des romances mêlant humour et fantastique. Elle est essentiellement connue pour ses séries Fushigi Yugi et Ayashi no Ceres.

Avis personnel :

Ce manga est un deuxième tome mais en réalité les tomes sont totalement indépendants et peuvent se lire séparément. Ces mangas sont constitués de petites nouvelles n’ayant rien en commun les unes avec les autres au niveau de l’histoire. J’ai chroniqué le premier tome de cette série l’année dernière. Dans ce tome-ci, nous découvrons les premières nouvelles de la mangaka. On peut voir l’évolution qu’elle a connue tant au niveau des dessins que de l’intrigue.

Le style graphique de Yuu Watase est toujours agréable mais il est loin de la précision qu’elle a aujourd’hui (comme dans Alice 19th par exemple). Cela se remarque surtout au niveau des personnages. Les traits de leur visage sont plutôt simples, avec des cheveux très épais. Les vêtements sont diversifiés et bien représentés tout comme divers objets. Les perspectives sont aussi bien respectées. Les expressions des personnages sont bien identifiables mais peut-être parfois un peu trop exagérées. Cela change donc par rapport à ses œuvres actuelles mais reste néanmoins plaisant.

Un autre changement important est dans l’intrigue. Certaines histoires sont plutôt bizarres et les explications un peu confuses. Dans chaque nouvelle est présente une romance mais elles sont narrées différemment. Il y a parfois de l’horreur ainsi que du surnaturel. Perfect Lovers envoie ainsi les héros dans un monde parallèle. La fleur primitive mêle des éléments macabres affectant l’héroïne, on est loin d’une jolie histoire d’amour. C’est pourquoi ce sont les nouvelles que j’ai le moins aimées, leur préférant des histoires plus légères.

Affaires de filles et Kiss me à la menthe sont des histoires plutôt mignonnes, très shôjo. Les personnages ont un caractère bien affirmé et l’histoire est sympathique. J’ai particulièrement  aimé les deux autres nouvelles qui se suivent : La gêneuse en pyjama et Dans le labyrinthe en pyjama. Aguri est une héroïne dont on suit les aventures avec plaisir.

En résumé :

C’est un manga sympathique mais que je conseille surtout aux personnes aimant Yuu Watase. Le premier tome est plus réussi, proposant des nouvelles plus récentes de la mangaka.

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Challenge : Autre participation pour mon challenge Découverte des mangas.