L’invention de Hugo Cabret de Brian Selznick

L’invention de Hugo Cabret de Brian Selznick

Titre original : The invention of Hugo Cabret
Editions Bayard Jeunesse – 534 Pages
Traduction par Danièle Laruelle
Publication : 2007 (Etats-Unis) – 2008 (France)

Présentation du livre :

Hugo Cabret est orphelin. Son oncle l’héberge dans les combles de la gare dont il est chargé de régler les horloges. Or, le garçon a une obsession : achever de réparer l’automate sur lequel son père travaillait avant de mourir dans l’incendie du musée où il était employé. Hugo est persuadé que cet automate a un important message à lui délivrer…

Une fillette amoureuse des livres, un vieux marchand de jouets, hargneux, une clé volée, un dessin mystérieux, un précieux carnet de croquis forment les rouages de cette fascinante énigme.

Brian Selznick, à fois conteur, dessinateur et concepteur de livres, mêle l’illustration, le roman en image et le cinéma pour créer une forme de récit inédite, et offrir au lecteur une expérience unique.

Présentation de l’auteur :

Brian Selznick est originaire du New-Jersey. Diplômé de l’Ecole de Design de Thode Island, il commence à travailler dans une librairie pour enfants et se met à illustrer ses premiers livres, dont il écrit parfois le texte. Il partage sa vie entre Brooklyn, à New York et San Diego, en Californie. Il a obtenu de nombreux prix dont la médaille Caldecott 2007 dans la catégorie livre illustré pour ce roman-ci.

Avis personnel :

Ce roman graphique, ou « roman en mots et en images » comme Brian Selznick le nomme, est un livre enchanteur. L’histoire est un hommage vibrant au septième art.

Hugo Cabret, petit garçon orphelin, n’a pas une existence très plaisante. Son oncle l’a recueilli lorsque son père a disparu mais il le maltraite et lui fait effectuer son travail à la place. Lorsque son tuteur disparaît, Hugo n’a pas d’autre choix que de continuer de faire son travail qui est de régler les horloges de la gare s’il souhaite que son secret ne soit pas découvert… Et quel est ce mystérieux secret ? Hugo possède un automate que son père était en train de réparer lorsqu’il est mort. Le jeune garçon pense qu’il a un message à lui livrer de la part de son père. Ce roman est aussi l’histoire d’un petit garçon qui n’a pas une vie facile et qui aimerait retrouver son père auquel il n’a pu dire au revoir.

Pour réparer cet automate, Hugo vole des objets à un vieux marchand de jouets. Celui-ci le prend en flagrant délit de vol et lui demande de travailler pour lui s’il ne veut pas être arrêté. Hugo n’a pas d’autre choix que d’accepter, surtout que ce personnage lui a aussi pris son carnet que son père et lui partageaient. Le petit garçon fera aussi la connaissance d’une fillette dénommée Jeanne, avide de lectures, et qui se trouvera être la petite fille du vieux marchand de jouets ! Les deux enfants vont enquêter pour récupérer le carnet de Hugo, réparer l’automate qui leur livrera un fabuleux message et surtout apprendre la vérité à propos du vieux marchant de jouets…

Les personnages sont très intéressants. Comme les enfants, le lecteur souhaite résoudre le mystère qui plane autour du vieux marchand de jouets. Les deux enfants sont très attachants. Hugo, petit garçon très débrouillard, et Jeanne, petite fille malicieuse, vont vivre des aventures merveilleuses.

Les dessins et le texte sont indissociables. Ils sont à lire en continuité, les images étant elles-mêmes narratives. Parfois, elles éclairent le texte comme pour révéler un dessin. De nombreux zooms avant sont utilisés. Par exemple, nous voyons Hugo de loin jusqu’à arriver à son visage. Les graphismes sont un mélange de dessins en noirs et blancs (type croquis), de photographies et d’images de films.

Ne tournez pas la page trop vite ! Imaginez d’abord que vous êtes assis dans le noir, comme au cinéma avant le début d’un film.

C’est à tout fait ça. On va lire une histoire merveilleuse qui nous laissera une vive impression comme si on assistait à un spectacle. Outre le cinéma, d’autres arts sont explorés comme l’horlogerie ou la magie. On imagine difficilement ces mécaniques complexes dont on aperçoit quelques pièces. Mais on se figure aisément des représentations uniques et magistrales.

A travers ce récit et les différents dessins qui composent le livre, nous entrevoyons les débuts du cinéma. Et surtout, nous avons le témoignage d’une passion envers Georges Méliès qui inspire cette fiction.

En résumé :

Un livre qui fait hommage au septième art mais aussi une fiction merveilleuse avec beaucoup de magie.

Commander ce livre ?

Extrait :

Parfois, je viens ici la nuit, pas pour entretenir les horloges, juste pour regarder. Je m’imagine que le monde est une machine géante. Tu sais, dans les machines, il n’y a pas de pièces en trop. Elles ont exactement le nombre et le type de pièces qui leur sont nécessaires. Alors, je me dis que, si l’univers entier est une machine, il y a bien une raison pour que je sois là. Et toi aussi, tu as une raison d’exister.

Bande-annonce : Ce film a été adapté par Martin Scorsese. Il est sorti il y a quelques jours au cinéma et j’irai sans aucun doute le voir !

Publicités

13 réflexions sur “L’invention de Hugo Cabret de Brian Selznick

  1. Je l’ai emprunté un à biblio et les dessins nous emportent…
    Merci pour ton article qui me conforte dans ma prochaine lecture.
    Le film semble être magnifique.

  2. Je ne pensais pas qu’il y avait un livre (enfin maintenant, j’ai l’impression que les réalisateurs n’ont plus d’imagination, donc ça ne devrait pas m’étonner)
    Je pense aller voir le film aussi, ça m’a l’air magique^^

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s