Le Monde de Narnia ; Tome 6 : Le Fauteuil d’argent de C.S. Lewis

Le Monde de Narnia ; Tome 6 : Le Fauteuil d’argent de C.S. Lewis

Editions Gallimard
Illustrations de Pauline Baynes
Traduction par Philippe Morgaut

L’auteur :

Clive Staples Lewis, plus connu sous le nom de C. S. Lewis, né à Belfast le 29 novembre 1898 et mort à Oxford le 22 novembre 1963, est un écrivain et universitaire irlandais. Il est connu pour ses travaux sur la littérature médiévale, ses ouvrages de critique littéraire et d’apologétique du christianisme.

Plus d’informations sur Wikipédia.

Avis personnel :

Voici l’avant-dernier tome de cette saga. Mes avis sont plus ou moins positifs sur tous les tomes avec parfois d’agréables surprises (le tome 3 par exemple !) et celui-ci sera dans la même veine que tous les autres.

Dans le livre précédent, nous faisions la connaissance d’Eustache, le cousin de la famille Pevensie. Ces derniers ne réapparaîtront pas à Narnia, ayant trop grandis ainsi qu’accomplis ce qu’ils devaient y faire. Dans ce tome-ci, nous retrouvons Eustache Scrubb et un nouveau personnage fait son apparition, une petite fille dénommée Jill Pole. Ces deux enfants sont dans une école expérimentale où aucune autorité n’est présente. Sans cesse martyrisés, ils tentent de s’échapper et de se cacher. S’ouvre alors un passage vers Narnia qu’ils souhaitaient tant rejoindre. Une fois là-bas, ils se voient confiés une mission par Aslan : retrouver Rilian, le fils du roi Caspian X, qui a disparu il y a dix ans. Pour les aider dans leur mission, le Lion leur indique quatre signes qu’ils devront suivre.

Dans cette nouvelle aventure, nous explorons une nouvelle facette de Narnia. Place aux Géants et au Monde-Souterrain. J’ai apprécié de découvrir de nouveaux lieux et de nouveaux personnages. L’univers de Narnia est très riche et l’imaginaire de Lewis ne semble pas avoir de limite. Nous découvrons aussi une nouvelle espèce : le touille-marais, ressemblant à une grenouille humanoïde. Puddlegum, touille-marais très pessimiste, accompagne nos héros dans leur quête. C’est à mon sens le personnage le plus intéressant de ce tome-ci. Défaitiste au possible, il m’a bien fait rire. C’est aussi un personnage plutôt chevaleresque, qui n’oublie pas pourquoi il est venu au contraire des deux enfants. Ces derniers sont si peu développés qu’il est impossible de s’attacher à eux. Eustache m’avait paru un personnage très intéressant dans le tome précédent mais ici il ne reste qu’en surface. C’est vraiment dommage que Lewis n’exploite pas plus ses personnages.

L’histoire était très intéressante et j’ai aimé découvrir une histoire inédite puisque j’ai vu les trois adaptations des livres précédents et cela faisait un moment que je n’avais pas lu quelque chose d’original. L’intrigue est plutôt basique mais bien menée. Un reproche à faire est que les enfants manquent tous les signes et foncent tête baissée dans des pièges vraiment évidents. Le lecteur n’a aucun doute sur les personnages que les aventuriers rencontrent ni sur ce qui va arriver. Le style de l’auteur m’a ennuyé à plusieurs reprises mais ceci est plutôt habituel. Je ne pense pas m’habituer un jour à sa manière d’écrire et à ses prises de partie généralement agaçantes.

Pour terminer, un dernier paragraphe sur la fin. Pour ceux n’ayant pas lu ce livre, il vaut mieux ne pas lire ce qui va suivre si vous ne souhaitez pas de spoiler. Evidemment, elle se termine bien. Mais ce qui m’a dérangé, c’est le fait que Caspian soit mort mais qu’il ressuscite en quelque sorte après. Et cette utilisation du sang ! Aslan apparaît vraiment comme une figure de Dieu à travers toute la saga et je trouve que cela est vraiment évident dans ce tome-ci. Entre se remettre à Aslan/Dieu dans des situations difficiles où il ne reste plus qu’à prier et Aslan qui est mort mais apparaît clairement à tous et peut aussi agir, il n’y a plus d’hésitation. Pour ma part, cette fin n’apporte rien au roman dans un intérêt narratif.

En résumé :

Une aventure originale avec des lieux inédits. Il est à regretter que les personnages soient si peu développés, certains comme Puddlegum étant très intéressants. Le style de Lewis ne m’a toujours pas convaincu.

Commander ce livre ?

Lecture commune : Ce livre a été lu dans le cadre d’une LC de l’intégrale Le Monde de Narnia à raison d’un chapitre par mois. Vous pouvez retrouver l’avis de mes co-lecteurs en cliquant sur leurs noms : bebere, ptitelfe, Mandy88, Frankie, Iluze, Felina.

Challenge : Participation au challenge Magie et Sorcellerie Littéraires.

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16 réflexions sur “Le Monde de Narnia ; Tome 6 : Le Fauteuil d’argent de C.S. Lewis

  1. *ferme les yeux sur le spoile de fin*
    sinon, ça m’a l’air bien sympa! Pareil ça fait un moment que je n’ai pas eu une histoire inédite de Narnia et ici, ça a l’air sympa, en tout cas, l’intrigue m’interpelle^^

  2. Je suis d’accord avec toi sur tout. J’ai plutôt bien apprécié (surtout Puddlegum), les personnages humains sont peu attachants et surtout l’idéologie judéo-chrétienne est pénible à la fin !

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