Mangas, Manwhas, etc

Inazuma Eleven ; Tome 1 de Tenya Yabuno

Inazuma Eleven ; Tome 1 de Tenya Yabuno

 

Editions Kurokawa – 180 Pages
Série en cours – Shonen
8 tomes parus au Japon
2 tomes parus en France

Quatrième de couverture :

Mark Evans, leader du modeste club de football du collège Raimon, tente de ranimer la flamme d’Inazuma Eleven, une équipe légendaire composée de membres ayant chacun une technique de jeu foudroyante. Envers et contre tous, ils se lancent à la poursuite de leur rêve !

Avis personnel :

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Kurokawa et Babelio avec leur opération Masse Critique qui m’ont permis de découvrir ce manga.

Inazuma Eleven est un jeu vidéo de rôle sorti sur DS, en 2008 au Japon et en 2011 en Europe. Suite à son succès, de nombreux produits dérivés voient le jour dont une série animée et un manga. C’est à ce dernier que nous nous intéresserons ici. Ne connaissant pas l’univers initial, je ne pourrai émettre aucune comparaison.

Mark Evans, notre jeune héros, aime le foot plus que tout. Gardien de but et capitaine du club de football du collège Raimon, il tentera par tous les moyens de faire reconnaître son équipe qui n’a pas de très bons résultats pour ne pas dire désastreux. Nelly Raimon, qui souhaite se débarrasser du club de foot, leur soumet un défi : ils devront battre la Royal Academy, la meilleure équipe du pays, sinon le club disparaîtra. Avec de sérieux entraînements, l’amour du football et une équipe de choc, Mark Evans est prêt à aller jusqu’au bout !

Entre les matchs de football, garder son équipe soudée et le développement des techniques légendaires, Mark Evans aura du travail ! Les différents chapitres nous permettent de faire plus ample connaissance de l’équipe et la présentation de chaque membre s’étalera certainement sur quelques tomes. Pas de longueur dans ce premier tome, l’auteur alterne habilement différentes situations tout en restant focalisé sur notre héros.

Le manga est abordé de manière très comique. L’humour est très présent, d’abord au niveau des dialogues, mais aussi et essentiellement par les dessins. Ceux-ci visent à faire sourire et l’objectif est atteint ! En parlant du trait graphique, celui-ci est très plaisant. Des dessins simples, avec beaucoup d’arrondis. Mais le mangaka illustre aussi des scènes spectaculaires. Les techniques et les entraînements sont surréalistes, cela est mis en avant et les représentations sont très imagées.

Un premier tome sympathique. C’est une lecture que je conseillerai essentiellement aux plus jeunes et à ceux ayant déjà connaissance de la série.

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Challenge : Autre participation à mon challenge Découverte des mangas.

Contemporain

Je l’aimais de Anna Gavalda

Je l’aimais de Anna Gavalda

Editions J’ai Lu – 155 Pages

Quatrième de couverture :

« On biaise, on s’arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s’y attache. C’est la vie. II y a les courageux et puis ceux qui s’accommodent. C’est tellement moins fatigant de s’accommoder… »

A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l’on se rend compte – un peu tard – que l’on s’est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d’Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière : plutôt que d’accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n’en a pas été capable. Tout au long d’une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.

Avis personnel :

Chloé est un personnage propice à une discussion avec son beau-père Pierre. Lorsque son mari la quitte pour une autre femme, elle tente de surmonter son chagrin pour ses deux petites filles. Pierre l’invite à passer quelques jours dans une vieille maison de campagne pour qu’elle puisse se reposer un peu. Et là, il se met à lui raconter son passé. Les autres personnages qui l’entourent servent à donner un cadre au récit et à bien l’ancrer dans la réalité, avec les quelques questions que pose Chloé. Mais autrement, ce n’est qu’une immersion dans les souvenirs de Pierre. Ce n’est pas pour autant que la lecture est décevante mais en savoir plus sur les autres personnages ainsi que sur la suite des événements pour Chloé aurait pu être intéressant.

L’histoire est donc assez simple. Pierre, contrairement au mari de Chloé, n’a pas quitté sa femme pour une autre. Il a renoncé au grand amour et a fait preuve de lâcheté et non de courage. Il souhaite expliquer la décision de son fils à travers son histoire personnelle. C’est un livre plutôt émouvant, même si on ne sait pas toujours quel parti prendre. En effet, être du côté d’Adrien, ce mari qui a eu le courage de quitter femme et enfants pour le grand amour ? Ou de celui de Chloé, jeune femme perdue qui ne comprend pas pourquoi les promesses ont été brisées ? Même si l’auteur semble nous orienter vers le choix d’Adrien au travers du récit de Pierre, le lecteur peut choisir ce que bon lui semble. C’est un récit triste où on peut comprendre ce que traversent les personnages.

Le roman est très court, écrit dans un style simple. Il se lit très rapidement, nous sommes accrochés au récit de Pierre. L’auteur parvient à bien retranscrire les émotions, les mots sont justes et touchent. Les personnages sont plutôt attachants même s’ils sont assez flous. Il y a la possibilité de se reconnaître dans les personnages pour les personnes ayant vécues cette situation. Anna Gavalda utilise un style particulier, correspondant à notre époque moderne. Il s’agit d’une langue plutôt parlée qui est transcrite plutôt que d’un vocabulaire assez soutenu. Certes, il s’agit d’un dialogue, enfin monologue puisque Pierre raconte son histoire, mais cela n’empêche pas d’écrire une narration courante plutôt que familière.

En résumé :

Une lecture agréable bien que triste voire pessimiste. L’auteur trouve les mots justes pour transmettre des émotions.

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Extrait :

La vie, même quand tu la nies, même quand tu la négliges, même quand tu refuses de l’admettre, est plus forte que toi. Plus forte que tout. Des gens sont revenus des camps et on refait des enfants. Des hommes et des femmes qu’on a torturés, qui ont vu mourir leurs proches et brûler leur maison ont recommencé à courir après l’autobus, à commenter la météo et à marier leurs filles. C’est incroyable mais c’est comme ça. La Vie est plus forte que tout.

Extraits Vidéos

Trailer final HP 7 – Part 2

Voici la bande-annonce définitive de la deuxième partie du film Harry Potter and the Deathly Hallows.

Every moment he’s lived has led to this.

Je la trouve superbe. Dès les premières images, nous sommes mis dans l’ambiance du final. Une musique douce, aux accents nostalgiques, avec des images des films précédents ou de celui-ci, très émouvantes. Et puis, la musique s’intensifiant incite à un combat épique. Cela promet un film palpitant.

Until the end.

Jeunesse

Tara Duncan ; Tome 1 : Les sortceliers de Sophie Audouin-Mamikonian

Tara Duncan ; Tome 1 : Les sortceliers de Sophie Audouin-Mamikonian

Editions Seuil – 472 Pages

Quatrième de couverture :

Magister, le Maître des Sangraves, a décidé de s’emparer coûte que coûte de Tara’tylanhnem Duncan, dite Tara. Afin d’échapper au maléfique « Homme au Masque », la jeune fille doit s’enfuir sur AutreMonde en compagnie de Manitou, son arrière-grand-père transformé en labrador par un sort malencontreux.
Sous la protection du fantasque Maître Chem, Haut mage du royaume du Lancovit, elle y découvrira les sortceliers, le malicieux Palais Vivant, les Vampyrs, les Chimères, les Harpies et toute une pléiade d’amis parfois… inattendus.
Du royaume des Limbes où sévissent les démons au somptueux Palais impérial d’Omois, de la forteresse grise des Sangraves à l’île maudite des Roses Noires, Tara Duncan nous entraîne dans un univers peuplé de créatures fantastiques et baroques, à la découverte de son identité.

Dans les contes de fées, les princesses se font habituellement kidnapper, enfermer, à moitié rôtir par des dragons, marier à de gros poilus qui ont occis un ou deux monstres alors qu’elles sont amoureuses du « petit page, ensorceler, endormir pour un ou deux siècles, etc. Alors l’une d’entre elles, la princesse Sophie Audouin-Mamikonian a décidé de créer une héroïne drôle et tendre, Tara Duncan, qui n’attend aucun preux chevalier, se défend très bien toute seule ou avec ses amis et, bien que parfaitement terrorisée, affronte les dangers d’AutreMonde avec une totale détermination.

L’auteur :

Sophie Audouin-Mamikonian est née en France le 24 août 1961, dans une famille d’origine arménienne et a grandi au Pays Basque d’où elle a puisé les contes et légendes qui alimentent son imaginaire. Elle est mariée, mère de deux filles, Diane et Marine, qui sont ses correctrices. Elle est surtout connue pour sa dodécalogie Tara Duncan, où l’héroïne est une sortcelière dotée d’un pouvoir extraordinaire qu’elle a souvent bien du mal à contrôler. Plus récemment, elle a commencé une nouvelle série en 4 tomes, Indiana Teller.

Plus d’informations sur Wikipédia.

Avis personnel :

J’ai récemment découvert Sophie Audouin-Mamikonian avec Indiana Teller que j’ai beaucoup apprécié, possédant un héros très attachant. La série Tara Duncan me tentait moins, j’avais peur que cela soit trop enfantin. J’avais tout de même envie de connaître cette jeune héroïne qui soi-disant concurrence Harry Potter. Autant le dire de suite, cette lecture ne m’a pas captivée mais n’est tout de même pas désagréable.

On va commencer par un point négatif d’emblée qui je pense peut faire renoncer à l’achat de ce livre. Quelle couverture laide ! Heureusement, il y a eu des rééditions, notamment chez Pocket Jeunesse qui sont bien plus sympathiques. Personnellement, celle-ci, de Seuil, ne m’attire pas du tout. Je ne vois pas l’intérêt de faire une tête monstrueuse, bien plus grande que le reste du corps. C’est même plutôt effrayant. Passons maintenant au contenu du livre.

On compare souvent Tara Duncan à Harry Potter. Et en effet, il y a beaucoup de ressemblances, avec l’univers de Harry Potter mais aussi à d’autres univers fictionnels. Le livre a été écrit avant le phénomène d’Harry Potter mais je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer certaines ressemblances évidentes. Je ne ferai pas de liste comme dans la chronique d’Olya qui m’a d’ailleurs bien fait rire. Je n’avais pas remarqué tous ces détails, et bien qu’il y ait une exagération, Olya a bien analysé le livre. Alors, certes Tara a perdu ses parents comme Harry mais le thème d’un enfant orphelin est très présent dans la littérature et pour ma part, cela ne m’a pas choqué. D’autres informations du même genre ne m’ont pas non plus gênée. Il y a énormément de références, que ce soit aux contes et légendes ou au folklore comme les sorcières sur les balais, les dragons, etc. Il y a pourtant deux similitudes qui m’ont vraiment dérangée, certainement parce que j’apprécie énormément ces deux œuvres et que Tara Duncan ne m’a paru qu’une pâle copie. En premier lieu, Harry Potter. Si certains détails ressemblants ne m’ont pas troublée, d’autres si. Une situation entre Maître Chem et le Vampyr Dragosh me fait penser exactement à celle entre Dumbledore et Rogue. Ainsi à la page 200 : « Non, déclare tout net le mage, ça ne peut pas être Dragosh, j’ai une absolue confiance en lui. Il serait incapable d’une chose pareille. » Cela ne vous rappelle rien ? Malheureusement, si Rogue et Dumbledore sont deux personnages captivants, ce n’est pas le cas pour Dragosh et Maître Chem. Autre ressemblance m’ayant dérangée, le rapport des Familiers aux sortceliers. Il m’a fait penser à la trilogie A la croisée des mondes de Philip Pullman. Autant le lien entre les daemons et les personnes est fort, autant celui entre les Familiers et leurs propriétaires me paraît banal. Il est décrit comment censé être unique mais j’ai plutôt l’impression de voir quelque chose d’utilitaire.

Une certaine partie de l’univers de Tara Duncan me paraît terne face à d’autres univers parfaitement construits. Mais derrière ces ressemblances qui m’ont parfois gênée, se dessine toutefois un univers très particulier. Un monde à part est créé. Avec ses propres caractéristiques, ses animaux, ses plantes, ses peuples, ses méchants…Malgré tout, il reste certaines fois un peu trop fade. Une chose que j’ai beaucoup apprécié, ce sont les deux palais que nous visitons. Véritables entités humaines, ils s’amusent à faire peur aux gens ou à les émerveiller. Le monde est découvert petit à petit, nous ne sommes pas noyés sous un déluge d’informations. Les régions tout comme les palais sont bien décrits, on s’y croirait ! Mais finalement, en ressortant de cette lecture, je ne me souviens de quasiment aucun nom, juste certains lieux. Cet univers ne m’a pas réellement conquise.

Un autre point négatif que je dois souligner est l’utilisation des noms. Quelle idée de faire des noms aussi longs pour le peuple des dragons ! Ils sont imprononçables et pour ma part, je ne les lisais pas. Je ne vois guère l’intérêt à part pour faire légèrement sourire une ou deux fois mais cela devient rapidement lassant. Aussi, le nom de la planète : AutreMonde. Le fait de relier deux mots ainsi me dérange déjà. Et puis, je trouve le résultat peu crédible et trop simple.

Parlons maintenant des personnages. En premier lieu, notre jeune héroïne. Je n’ai pas réussi à m’y attacher, elle m’est vite apparue comme insupportable. Certainement en partie à cause de la rage qu’elle a rapportée du royaume des démons, mais même après, impossible de l’apprécier. Elle est trop puissante et résout tout trop facilement avec son groupe d’amis. Comme Tara, ceux-ci ne sont guère développés. Fabrice, son ami d’enfance très porté sur les charades, Moineau, fille très timide cachant un secret, Cal, jeune Voleur farceur et Robin, cachant aussi un secret…Nous avons aussi d’autres personnages comme la naine Fafnir ou l’ennemie jalouse en la personne d’Angelica. Toute une galerie de personnages déjà et je n’ai parlé que des enfants ! Côté adultes, nous en rencontrons aussi tout un tas dont Maître Chem, Isabelle Duncan, la grand-mère de Tara ou bien encore Deria, chargée de la protection de Tara. Et sans oublier le grand méchant : Magister. Et tout ce petit monde évolue dans un univers magique. J’ai trouvé qu’il y avait trop de personnages, aucun de réellement intéressant. Autant dans d’autres séries comme Harry Potter, nous les découvrons petit à petit et nous les apprécions, autant ici, il y en a trop, surtout concernant le groupe d’amis, et ils n’ont pas de profondeur. Malgré tout, je pense que ces personnages plairont à un public très jeune, celui qui est visé.

Je ne parlerai pas de l’intrigue ici. Les actions s’enchaînent rapidement, toutes les difficultés sont facilement aplanies. Même pas le temps de trembler que tout est déjà fini. Sans parler des épreuves résolues sans soucis, certaines situations auraient mérité d’être plus approfondies. On entre donc de suite dans l’histoire. L’écriture est simple et fluide mais j’ai regretté de voir certains chapitres très longs, quitte à devenir ennuyants. L’humour est aussi très présent, que ce soit avec certains personnages ou dans la narration.

Mon avis est donc très mitigé. J’ai apprécié de découvrir un nouvel univers qui nous est amené doucement mais il m’a paru trop fade en rapport avec d’autres œuvres que j’apprécie énormément comme Harry Potter qui me paraît bien plus abouti que Tara Duncan. Les personnages me paraissent insignifiants, je n’ai pas réussi à m’y attacher. J’ai tout de même passé une lecture assez agréable dans son ensemble malgré m’être ennuyée quelques fois. C’est un livre qui plaira certainement aux plus jeunes mais qui n’a pas su me convaincre pour ma part. Je lirai certainement la suite mais ce ne sera pas une lecture urgente. Mais si je n’y prends pas plus de plaisir, le deuxième tome sera le dernier.

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Lien : Site officiel de Tara Duncan

Lecture commune : Livre lu dans le cadre d’une LC sur Livraddict. Cliquez sur les noms pour lire l’avis de mes co-lecteurs : CléClé, Evy, furby71, Felina, anasthassia, MimipoussBook’A’Croc, Taylor, bebere, Lamalal’, PetiteMarie, Kik, melcouettes.

Challenge : Participation au challenge Magie et Sorcellerie Littéraires.