Théâtre

La cantatrice chauve suivi de La leçon de Ionesco

La cantatrice chauve suivi de La leçon de Ionesco

Editions Folio – 150 Pages

L’auteur :

Eugène Ionesco, né Eugen Ionescu le 26 novembre 1909 à Slatina (Roumanie) et mort le 28 mars 1994 à Paris, est un auteur dramatique et écrivain roumain et français. Il passa une majeure partie de sa vie à voyager entre la France et la Roumanie.
Représentant du théâtre de l’absurde, il a écrit de nombreuses œuvres dont les plus connues sont La Cantatrice chauve, Les Chaises ou bien encore Rhinocéros.
Le théâtre de Ionesco représente de façon palpable la solitude de l’homme et l’insignifiance de son existence.

Plus d’informations sur Wikipédia.

Avis personnel :

Ce livre se sépare en deux pièces : La cantatrice chauve et La leçon, toutes deux appartenant au théâtre de l’absurde.

La cantatrice chauve est la première pièce de théâtre écrite par Ionesco en 1950. Elle a été mise en scène par Nicolas Bataille. De nombreuses indications scéniques nous permettent de bien visualiser ce que souhaitaient l’auteur et le metteur en scène.
Il est difficile de résumer l’intrigue. Deux couples se rencontrent pour dîner, un pompier intervient pour raconter des anecdotes et la bonne prend aussi la parole sans autorisation. Dans une pièce possédant plusieurs scènes, tout ce petit monde évolue sous nos yeux ébahis. Des échanges de paroles parfois incompréhensibles, souvent farfelues nous donnent à voir un monde absurde, très caricaturé.

La leçon est un dialogue entre un vieux professeur et une jeune élève avec parfois l’intervention de la bonne. La difficulté des cours ne cesse d’augmenter et l’élève ne comprendra plus rien, tentant de se sortir d’une situation où le maître devient de plus en plus agressif. Les cours sont d’ailleurs très étranges…Une grande intensité demeure sous ses lignes et ne cesse d’augmenter jusqu’au final auquel je ne m’attendais pas.

J’ai découvert Ionesco avec Rhinocéros et c’est un auteur que j’apprécie beaucoup. Qu’il y ait un message caché derrière ces pièces, certainement. Mais on s’amuse à suivre ces dialogues absurdes, à être étonnés de bout en bout par une narration absurde mais parfaitement tenue. J’aimerais beaucoup voir une représentation du théâtre de l’absurde, surtout de La cantatrice chauve.

En résumé, deux pièces très intéressantes à lire où l’étonnement sera de mise jusqu’au bout !

Extrait :

M. Smith : Hm. Silence
Mme Smith : Hm, hm. Silence
Mme Martin : Hm, hm, hm. Silence
M. Martin : Hm, hm, hm, hm. Silence
Mme Martin : Oh, décidément. Silence
M. Martin : Nous sommes tous enrhumés. Silence
M. Smith : Pourtant il ne fait pas froid. Silence
Mme Smith : Il n’y a pas de courant d’air. Silence
M. Martin : Oh non, heureusement. Silence
M. Smith : Ah, la la la la. Silence
M. Martin : Vous avez du chagrin ? Silence
Mme Smith : Non, il s’emmerde. Silence
Mme Martin : Oh, monsieur, à votre âge, vous ne devriez pas. Silence
M. Smith : Le cœur n’a pas d’âge. Silence

Liens : N’hésitez pas à consulter les pages Wikipédia de ces pièces, très instructives : La cantatrice chauveLa leçon.

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