Mangas, Manwhas, etc

Orange de Benjamin

Orange de Benjamin

Editions Xiao Pan – 126 Pages

Quatrième de couverture :

Après « Remember », voici la nouvelle œuvre de Benjamin, refusée par son éditeur il y a trois ans, parce que trop déprimante. Au sommaire : adolescence malade, amour, alcool, désespoir et suicide. Une fois encore, ce jeune génie nous entraîne dans un univers sans lumière, celui d’Orange, jeune fille dont il fut lui-même amoureux dans le passé.
Histoire vraie ? Fiction ? L’auteur le sait-il lui-même ?…
Une histoire poignante, complétée par une galerie d’illustrations, enrichies de commentaires de l’auteur, qui met son âme à nu une fois encore.
Jamais encore publiée, voici une nouvelle preuve de son immense talent.

L’auteur :

Zhang Bin, dit Benjamin, est un auteur de manhua et de romans chinois. Né dans la province de Heilongjiang en 1974, il y étudie la mode et le design, puis il part à Pékin en juin 1996 pour faire de la bande dessinée. À force de persévérance il publie ses écrits qui rencontrent un certain succès en Chine. Il est un des rares auteurs de bande dessinée à fabriquer ses planches uniquement sur ordinateur, à l’aide d’un crayon graphique avec une tablette graphique et de logiciels de retouche d’image.

Plus d’informations sur Wikipédia.

Avis personnel :

Cela faisait longtemps que je souhaitais lire une œuvre de Benjamin dont j’avais remarqué le talent graphique. C’est chose faite et je ne suis pas déçue de cette découverte ! Si l’histoire est très simple, ses dessins sont réellement superbes.

Orange est un manhua, c’est-à-dire une bande dessinée chinoise. Benjamin, contrairement à beaucoup d’artistes asiatiques, travaille uniquement avec une tablette graphique et des logiciels de retouche d’images. Exit les dessins aux traits plus ou moins simples, places aux dessins colorés remplis de sentiments. En effet, même si la quatrième de couverture présente un récit assez désespérant, j’ai pour ma part trouvé quelques traces d’espoir derrière ces pages.

Orange est une jeune fille qui se sent seule, incomprise par les autres. Elle tente de trouver un sens à sa vie, fait semblant d’être heureuse et sourit aux gens qui l’entourent. Sauf un. Dashu, jeune homme habitant son immeuble, semble aussi être étranger à cette société. Elle tentera de se rapprocher de lui lorsqu’il l’empêche de se suicider. Leur vie à tous les deux changera à jamais.

Le texte est très simple, écrit à la première personne. J’ai un peu eu du mal au début à bien m’intégrer dans l’histoire. Le caractère d’Orange ne me plaît guère et se fait ressentir sur le ton de l’écriture. Mais au fur et à mesure, on s’imprègne dans le récit en tant que spectateur impuissant de cette histoire, quelqu’un qui pourra témoigner de ce qui s’est passé et qui pourra peut-être comprendre ce que l’héroïne a du mal à comprendre elle-même.

Mon coup de cœur pour ce livre est pour sa qualité graphique. Les dessins sont vibrants d’émotion. Benjamin utilise plutôt des tons pâles, portés sur le bleu. Quelques nuances de rouge et jaune sont parfois présentes au fil des pages. Le ton est ainsi posé, un récit triste où le désespoir est présent de bout en bout. Malgré tout, dans les dernières pages plus colorées, on peut ressentir un sentiment d’espoir. Les dessins sont réalisés avec justesse, mêlant le flou et la finesse pour donner une impression vivace de réalité.

Après l’histoire, quelques images nous permettent de voir le travail de Benjamin. Elles sont vraiment superbes, présentant différents tons, que ce soit la couleur ou le style. On peut ainsi voir des affiches de jeux vidéos, avec des personnages qu’il a inventé, mais aussi des dessins plus personnels.

En résumé :

Une bande dessinée où le style graphique prime sur l’histoire simple mais les deux se complètent parfaitement.

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Challenge : Une nouvelle participation à mon challenge Découverte des Mangas.