Epistolaire

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

Editions Le Livre de Poche – 348 Pages
Traduction par Anne-Sophie Anglaret

Quatrième de couverture :

Un homme et une femme.
Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant…
Savoureuse et captivante, cette comédie de mœurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.

Avis personnel :

Quand souffle le vent du nord est un titre qui a fait parler de lui dernièrement sur la blogosphère ! J’étais très curieuse de le découvrir et je remercie Babelio qui l’a proposé dans le cadre de son opération de Masse Critique ainsi que l’éditeur Le Livre de Poche.

La première chose qui m’avait attiré dans ce livre était le titre. Je le trouve très poétique et il correspond bien à l’ambiance du roman. Il est traduit de l’allemand Gut gegen Nordwind. La quatrième de couverture résume bien l’intrigue. Tout au long du roman, le lecteur se demande si les deux protagonistes vont se rencontrer et si cela sera la fin de leur histoire.

Le roman est uniquement composé de mails, plus ou moins longs mais ceux-ci tiennent généralement sur une page. On est directement embarqué dans une succession rapide de ces mails. On vit en même temps qu’eux leur histoire et c’est un des points forts de ce livre. Lorsque quelques jours se passent entre les mails, on est impatient de connaître la suite. Et lorsque quelques secondes séparent deux mails, on est tellement plongé dans l’histoire qu’on trépigne d’impatience en attendant les mails. Une seule date est donnée, au début du roman, lorsque la correspondance commence. Par la suite, seules des indications de jours, heures, minutes ou secondes sont précisées. Cela crée un espace où le monde extérieur est oublié, rendu encore plus intime par un échange entre deux personnages.

J’ai commencé ce livre avec des espoirs assez hauts vu les critiques élogieuses que j’avais lues. Je m’attendais à quelque chose rempli d’émotion et j’ai été un peu déçue. Cela reste tout de même une lecture très agréable que je ne regrette pas. Le problème essentiel et non des moindres est que je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Ce qui est fatidique pour un roman épistolaire entre deux personnages reliés par une histoire d’amour. De plus, leur relation est assez malsaine. Emmi est « mariée et heureuse » comme elle le dit elle-même mais ne vit plus qu’à travers les mails de Leo. Emmi est agaçante, à toujours vouloir tout contrôler. Leo m’a davantage plu, il est plus réfléchi et sensible.

Nous suivons Leo et Emmi au fil de leurs discussions. Ils apprennent à se connaître en même temps que nous les découvrons. Si au début il s’agit d’échanges sarcastiques, la conversation devient rapidement plus tendre. Ils ne peuvent plus se passer l’un de l’autre mais ne se connaissent pourtant pas. Ils ont une image idéalisée de l’autre et ont peur d’être déçus s’ils se rencontrent enfin. Ils repoussent inévitablement cette rencontre qui sera la fin de leur échange épistolaire. Ils ne veulent pas se perdre.

J’ai été surprise par la fin. Je ne m’attendais pas du tout à ça. J’avoue avoir été déçue en la lisant mais en y repensant, elle va parfaitement à la relation qu’entretient Leo et Emmi. L’auteur n’avait pas pensé écrire de suite mais des lecteurs ont réagi, n’acceptant pas cette fin-ci. Bien que ce roman me laisse un avis mitigé, je lirai la suite nommée La septième vague.

C’est un roman vibrant d’émotions. Que l’on s’attache ou non aux personnages, leur caractère se fait ressentir à travers leurs mails. Le style de l’auteur est aussi très agréable. Le vocabulaire est généralement courant mais quelques mails sont vraiment superbes, très touchants.

En résumé :

Un livre très agréable, avec beaucoup de sentiments.

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