Théâtre

L’Illusion comique de Corneille

L’Illusion comique de Corneille

Editions Le Livre de Poche – 192 Pages
Edition de Georges Forestier

Quatrième de couverture :

Un père désespéré cherche son fils qui l’a quitté, et un magicien lui permet de le voir, amoureux d’une jeune fille que convoitent d’-autres soupirants contre lesquels le jeune homme doit lutter – avant, finalement, d’être tué, au grand désespoir de son père. Les personnages réapparaissent : comédiens, ils ne faisaient que jouer une pièce sous les yeux du père et du magicien.

Corneille disait de L’Illusion comique : « C’est une galanterie extravagante qui a tant d’irrégularités qu’elle ne vaut pas la peine de la considérer. » Parce que, en effet, la pièce est absolument étrangère à la dramaturgie classique, un oubli de deux siècles a suivi le long succès de sa création, en 1635. Les Romantiques l’ont redécouverte – Gautier fut ébloui – et elle est aujourd’hui pour nous le chef-d’œuvre du théâtre baroque.

Corneille :

Pierre Corneille est un dramaturge français du 17ème siècle. Son œuvre est très diverse, à commencer par des pièces-machines ou des comédies pleines d’inventions théâtrales, mais aussi des tragédies dont il a marqué le genre.

Plus d’informations sur Wikipédia.

L’Illusion comique :

Cette pièce est de nos jours considérée comme un chef d’œuvre du théâtre baroque. Selon cette esthétique, L’Illusion comique nous présente une illusion tout au long des différents actes et elle est d’ailleurs inachevée car nous ne savons pas ce que deviennent les principaux acteurs. De plus, il y a quantité d’actions et de mélange de tons, faisant tout à tour de cette pièce une comédie ou une tragédie avec différents degrés.

Corneille disait lui-même :

Voici un étrange monstre que je vous dédie. Le premier acte n’est qu’un prologue, les trois suivants font une comédie imparfaite, le dernier est une tragédie, et tout cela cousu ensemble fait une comédie. Qu’on nomme l’invention bizarre et extravagante tant qu’on voudra, elle est nouvelle.

Le premier acte présente un père qui cherche à retrouver son fils et un magicien va lui permettre de le voir.
Les trois suivants présentent les aventures de Clindor jusqu’à ce qu’il puisse s’enfuir avec la femme qu’il aime en la personne d’Isabelle. Toute une foule de personnages, aidants ou opposants, pimentent l’action.
Et finalement, le dernier acte peut se séparer en deux parties. La première partie se déroule plusieurs années après et peut faire office de tragédie. Et la deuxième montre ce qu’était réellement toute l’intrigue : une mise en scène.

C’est une pièce brillante, avec différents personnages restant égaux à eux-mêmes malgré les différents moments de l’intrigue.

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