Jeunesse

Artemis Fowl ; Tome 1 de Eoin Colfer

Artemis Fowl ; Tome 1 de Eoin Colfer

Editions Folio (Junior) – 364 Pages
Traduction par Jean-François Ménard

Quatrième de couverture :

Nom : Fowl
Prénom : Artemis
Age : 12 ans
Signes particuliers : une intelligence hors du commun
Profession : voleur
Recherché pour : enlèvement de fées et demande de rançon
Appel à tous les FARfadets, membres des Forces Armées de Régulation du Peuple des fées  : cet humain est dangereux et doit être neutralisé par tous les moyens possibles.

Avis personnel :

J’avais déjà lu le début de cette série il y a longtemps mais je me suis dit que j’allais le relire pour le Baby-Challenge Jeunesse de Livraddict. Je vais d’ailleurs continuer à lire les prochains tomes de cette série et je lis actuellement le deuxième tome.

L’intrigue est très intéressante et change des schémas habituels. Nous avons affaire ici à un anti-héros agissant comme tel. Prêt à recourir à la violence, il n’hésite pas à faire pression pour obtenir ce qu’il désire. Mais le protagoniste, Artemis, n’est âgé que de 12 ans. Malgré sa redoutable intelligence, un peu difficile de faire peur. Heureusement que son serviteur, Butler, avec sa haute carrure, est là pour le seconder. On est tout de suite dans le bain avec le livre débutant sur Artemis obtenant une information qu’il désire – on peut observer les relations entre Artemis et Butler. Peu après, l’univers merveilleux apparaît avec l’apparition d’une fée et l’extorsion de son Livre, un manuscrit indiquant les lois régissant le monde féérique. Après avoir décodé sans réel soucis le livre, Artemis concocte un plan pour enlever une fée : il s’agira de Holly Short. Le jeune garçon ne brigue pas le pouvoir, mais l’or des fées. Il n’est que millionnaire suite à l’accident de son père et il souhaiterait retrouver les milliards d’antan de la renommée famille Fowl.

Le livre étant adressé à la jeunesse, à partir de 10 ans, la violence n’est guère montrée et c’est quelque fois dommage. Artemis n’est ainsi quelques fois pas réellement un vrai méchant et hésite entre deux conduites à tenir. Il reste un enfant, démontré par ses sentiments ; mais son intelligence et son caractère en font un malfaiteur hors-pair. Il y a peu de personnages que j’apprécie dans ce roman pourtant il y en a foule. Mais ils sont tous trop caricaturés. Eoin Colfer les décrit au fur et à mesure dans son roman, donnant des indications de caractère par-ci et par-là. Mais je trouve qu’il est difficile de s’attacher à tel ou tel personnage, ils sont présentés de manière trop froide. Le capitaine Holly Short, kidnappée par Artemis Fowl, m’insupporte dès le début. Les autres personnages du Peuple des Fées ne me plaisent pas plus, entre un commandant rageur prêt à exploser à chaque instant mais quand même présent pour les siens, un scientifique surdoué qui se sachant irremplaçable n’hésite pas à se montrer ironique et une Elfe bravant l’autorité à de multiples reprises en la présence d’Holly Short. Quant aux humains, Butler est là pour protéger son maître, son caractère se développe et c’est un personnage que je finis par apprécier tout de même. J’aime aussi beaucoup Artemis Fowl, jeune garçon surdoué, se conduisant comme un adulte mais étant toujours un enfant. On peut aussi citer Juliet, la sœur de Butler, qui ne joue pas un grand rôle et qui a un profil psychologique peu important. La mère de Artemis, Angeline, aurait pu être un rôle intéressant à exploiter mais elle ne fait que de la figuration, étant là pour les besoins de l’histoire.

Le style du récit est fluide, se lisant sans soucis. Les lieux sont alternés à l’intérieur des chapitres, entre le monde souterrain et celui terrestre. Les actions et révélations s’enchaînent à la suite des autres, avec des notes humoristiques. Le récit est donc bien mené et se lit agréablement.

En résumé :

Un livre agréable, parfait pour la jeunesse. Mais les psychologies rudimentaires des personnages pourront gêner un lecteur plus âgé.

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