Fantasy & Fantastique

Chroniques des rivages de l’Ouest ; Tome 1 : Dons de Ursula K. Le Guin

Chroniques des rivages de l’Ouest ; Tome 1 : Dons de Ursula K. Le Guin

Editions L’Atalante – 220 Pages
Traduit par : Mikael Cabon
Illustrateur : Larry Rostant

Quatrième de couverture :
«C’est une mystérieuse expérience que de se priver de la vue, mais je m’y astreignis. Plus je maudissais mon bandeau et plus je redoutais de le soulever. Il me sauvait de l’horreur de toute destruction involontaire. Tant que je le portais, je ne tuerais pas ceux que j’aimais. S’il m’était impossible d’apprendre à user de mon don, je pouvais au moins apprendre à ne pas m’en servir.»

Dans les collines des Entre-Terres vit un peuple de sorciers capables de miracles. D’un mot, d’un geste, ils allument un foyer, convoquent un animal, guérissent une blessure. Mais ils savent aussi mutiler, corrompre, asservir et tuer. Isolées dans leurs domaines, les familles de ces contrées vivent dans la crainte les unes des autres…
Dons est l’histoire d’Orrec; son héritage est le pouvoir de détruire. Quelle place trouvera-t-il dans ce monde cruel sans laisser sa naissance en décider pour lui?

Avis personnel :
La magie n’est pas ce qui est au cœur du roman. Bien sûr, les « dons », ces pouvoirs que certaines personnes se transmettent de génération en génération, tels que l’appel d’un animal sauvage ou tordre un humain, sont présent tous au long du roman. Des pouvoirs tous très différents, que chaque peuple essaye de préserver. Mais ce n’est pas la chasse au pouvoir qui est le plus important. Chaque clan, constitué d’un « brantor » qui est le chef, se protège des autres clans, en essayant de garder quelques liens d’amitié ou en constituant des mariages ou bien alors en montrant leur puissance, la menace qu’ils constituent. Il n’y a ici ni bataille, ni créature magique. Simplement des humains tentant de survivre.
C’est dans ce contexte là que l’histoire d’Orrec prend place. Le roman est assez long à démarrer, distillant quelques informations par-ci, par-là, sans réelle explication. Le personnage d’Emmon est juste un subterfuge pour entrer dans le vif du sujet à la faveur d’une question. Ce roman n’est en réalité que l’histoire d’Orrec. Et par ce personnage, nous découvrons les autres personnages qui l’entourent ainsi que l’histoire de son peuple.
Orrec possède un don, celui de son père : la destruction. Il peut défaire, détruire rien que par sa volonté, son souffle, ses yeux et sa main. Mais il ne maîtrise pas ce don, celui-ci est sauvage. Orrec décide donc de se bander les yeux, appuyé par son père Canoc, pour ne pas blesser les gens qu’il aime.

Ursula K. Le Guin crée un univers imaginaire bien réel. Elle donne les informations au compte-goutte, à travers le héros et ce qui lui arrive. Mais aussi à travers différents contes et récits imaginaires. Malheureusement ceux-ci ne sont jamais réellement racontés ce qui est bien dommage. Même s’il est assez difficile de bien s’imprégner de l’histoire de suite, avec quantités de noms et d’explications, on finit par s’attacher aux personnages. L’histoire est bien menée et même s’il n’y a pas de scène de bataille mythique, Orrec grandit. S’il n’y a pas de réelle surprise quand aux choix qu’il doit effectuer ainsi que les évènements survenant, la description de cette formation est très agréable.

En résumé :
En attente d’une action, le roman est assez long à démarrer. Mais aucune action ne prend place. On suit l’histoire d’Orrec, racontée à la première personne. Et on s’attache à ce personnage et à ce qui lui arrive.

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