Contemporain

Mange, Prie, Aime de Elizabeth Gilbert

Mange, Prie, Aime de Elizabeth Gilbert

Editions Livres de Poche – 507 Pages
Traduit par Christine Barbaste

Quatrième de couverture :

A trente et un ans, Elizabeth possède tout ce qu’une femme peut souhaiter : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Pourtant, elle est rongée par l’angoisse et le doute.
Un divorce, une dépression et une liaison désastreuse la laissent encore plus désemparée. Elle décide alors de tout plaquer pour partir seule à travers le monde !
En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie » ; en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit et, en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver cet équilibre qu’on appelle le bonheur…
Et qui n’a jamais rêvé de changer de vie ?

Avis personnel :

Le livre se sépare en trois parties et 108 chapitres (ou 109 si on compte l’introduction), chacune correspondant à un élément du titre.

La première partie présentée sous le titre de « Mange » se situe en Italie. Là-bas, Elizabeth va redécouvrir le plaisir en pratiquant l’italien, une langue qu’elle trouve chantante et surtout en mangeant divers plats avec bien entendu les traditionnelles pâtes et pizzas !
Ensuite, sous le titre « Prie », nous retrouvons Elizabeth en Inde, dans un ashram. Elle essaye d’atteindre Dieu (n’importe quel Dieu est compris sous cette appellation) à travers diverses pratiques.
Finalement, dernière partie présente sou le nom « Aime », elle se retrouve en Indonésie, à Bali plus précisément, où elle essaye de retrouver son équilibre en combinant le plaisir et la spiritualité.

Le ton est donné dès l’introduction avec une explication sur la raison du nombre de chapitres.

« Traditionnellement, le japa mala (collier de perles) est constitué de 108 perles. Dans les cercles des philosophes orientaux les plus ésotériques, on tient ce nombre – cent huit – pour le multiple de trois à trois chiffres le plus propice, le plus parfait, puisque la somme de ces chiffres s’élève à neuf, et que neuf, c’est trois fois trois. Et le chiffre trois, ainsi qu’il apparaît d’évidence à toute personne ayant étudié la Sainte-Trinité ou un simple tabouret de bar, représente l’équilibre suprême. »

Récit autobiographique, ce roman est agréable avec un style d’écriture entraînant. Parfois enjoué, parfois triste, Elizabeth sait rire d’elle-même et se livre ici sans complexe.

La première partie présente le récit et le personnage principal. Malgré des passages dépressifs où l’on apprend la raison de ce voyage, le style reste assez enjoué.
La deuxième partie peut rebuter et pour ma part, a été un peu plus longue à lire. Des informations relatives à la spiritualité sont apportées et très intéressantes mais sa quête pour trouver Dieu (toutes les figures de Dieu sont contenues dans ce mot) peut être assez difficile à lire certaines fois, surtout pour des athées. On peut noter le personnage de Richard du Texas qui est très intéressant.
La dernière partie est certainement une de mes favorites. Le voyage à Bali est très enrichissant, de nombreuses anecdotes sont fournies. Elizabeth rencontre aussi des personnages attachants tels le sorcier Kenut, la guérisseuse Wayan et le beau brésilien Felipe.

Un film est sorti il y a peu avec Julia Robert mais ne l’ayant pas vu, je ne vais pas vous en parler. Il avait l’air sympathique toutefois.

En résumé :

Un roman très agréable, faisant passer un bon moment. De nombreuses personnes ayant traversé des événements douloureux tel que le divorce cause de ce voyage pourront s’identifier au personnage principal.

Liens à découvrir :

Une interview de Elizabeth GilbertBande-Annonce du Film

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Films d'animation

Porco Rosso ; Hayao Miyazaki

Porco Rosso ; Hayao Miyazaki

Titre original : Kurenai no buta

Sur les côtes de la Mer Adriatique, dans les années 20, Marco Pagot, alias Porco Rosso, un aviateur chasseur de primes à tête de cochon, lutte contre des pirates de l’air pour l’amour de Gina et le souvenir de ses compagnons d’armes.

Durée : 1H29 minutes

Comme il en est coutumier, Hayao Miyazaki nous livre ici un nouveau chef d’œuvre. Un personnage charismatique, qui est devenu un cochon en raison d’un envoûtement. Nous n’en apprenons guère plus, ce n’est pas le sujet. Porco Rosso, surnommé ainsi comme vous l’avez certainement deviné à cause de son apparence, est un chasseur de prime. En échange d’argent, il accomplit diverses missions. Mais ce n’est pas un tueur et il agit généralement en tant que défenseur à la poursuite des pirates du ciel. Nous le suivons à travers ses diverses aventures et à travers l’amour d’une femme. Il arrive à Porco Rosso de nombreuses péripéties, avec comme élément essentiel de l’histoire, les avions.

Il y a de nombreuses scènes très touchantes, et d’autres très humoristiques. Miyazaki nous montre des choses étonnantes, sa magie opère tout au long du film. Les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres. Les « méchants » n’en sont pas vraiment et sont eux aussi intéressants. Je ne pourrais définir une scène préférée en particulier tellement il y en a de superbes, drôles ou émouvantes. J’aime particulièrement les gamines du début du film (« Des pirates, waouh ! On est capturées ! C’est génial ! »). Une trentaine de petites filles gambadant à leur aise dans l’avion.

Pour ceux qui ne veulent pas de spoiler, veuillez sauter juste ce paragraphe. J’ai juste été un peu déçue par la fin même s’il est vrai que les films de Miyazaki s’achèvent souvent de la même façon. J’aurais bien aimé que l’amour entre Porco Rosso et Gina se concrètise, surtout que tous les deux s’aiment. La fin reste tout de même superbe, tel que Miyazaki sait le faire.

Fantasy & Fantastique

Chroniques des rivages de l’Ouest ; Tome 1 : Dons de Ursula K. Le Guin

Chroniques des rivages de l’Ouest ; Tome 1 : Dons de Ursula K. Le Guin

Editions L’Atalante – 220 Pages
Traduit par : Mikael Cabon
Illustrateur : Larry Rostant

Quatrième de couverture :
«C’est une mystérieuse expérience que de se priver de la vue, mais je m’y astreignis. Plus je maudissais mon bandeau et plus je redoutais de le soulever. Il me sauvait de l’horreur de toute destruction involontaire. Tant que je le portais, je ne tuerais pas ceux que j’aimais. S’il m’était impossible d’apprendre à user de mon don, je pouvais au moins apprendre à ne pas m’en servir.»

Dans les collines des Entre-Terres vit un peuple de sorciers capables de miracles. D’un mot, d’un geste, ils allument un foyer, convoquent un animal, guérissent une blessure. Mais ils savent aussi mutiler, corrompre, asservir et tuer. Isolées dans leurs domaines, les familles de ces contrées vivent dans la crainte les unes des autres…
Dons est l’histoire d’Orrec; son héritage est le pouvoir de détruire. Quelle place trouvera-t-il dans ce monde cruel sans laisser sa naissance en décider pour lui?

Avis personnel :
La magie n’est pas ce qui est au cœur du roman. Bien sûr, les « dons », ces pouvoirs que certaines personnes se transmettent de génération en génération, tels que l’appel d’un animal sauvage ou tordre un humain, sont présent tous au long du roman. Des pouvoirs tous très différents, que chaque peuple essaye de préserver. Mais ce n’est pas la chasse au pouvoir qui est le plus important. Chaque clan, constitué d’un « brantor » qui est le chef, se protège des autres clans, en essayant de garder quelques liens d’amitié ou en constituant des mariages ou bien alors en montrant leur puissance, la menace qu’ils constituent. Il n’y a ici ni bataille, ni créature magique. Simplement des humains tentant de survivre.
C’est dans ce contexte là que l’histoire d’Orrec prend place. Le roman est assez long à démarrer, distillant quelques informations par-ci, par-là, sans réelle explication. Le personnage d’Emmon est juste un subterfuge pour entrer dans le vif du sujet à la faveur d’une question. Ce roman n’est en réalité que l’histoire d’Orrec. Et par ce personnage, nous découvrons les autres personnages qui l’entourent ainsi que l’histoire de son peuple.
Orrec possède un don, celui de son père : la destruction. Il peut défaire, détruire rien que par sa volonté, son souffle, ses yeux et sa main. Mais il ne maîtrise pas ce don, celui-ci est sauvage. Orrec décide donc de se bander les yeux, appuyé par son père Canoc, pour ne pas blesser les gens qu’il aime.

Ursula K. Le Guin crée un univers imaginaire bien réel. Elle donne les informations au compte-goutte, à travers le héros et ce qui lui arrive. Mais aussi à travers différents contes et récits imaginaires. Malheureusement ceux-ci ne sont jamais réellement racontés ce qui est bien dommage. Même s’il est assez difficile de bien s’imprégner de l’histoire de suite, avec quantités de noms et d’explications, on finit par s’attacher aux personnages. L’histoire est bien menée et même s’il n’y a pas de scène de bataille mythique, Orrec grandit. S’il n’y a pas de réelle surprise quand aux choix qu’il doit effectuer ainsi que les évènements survenant, la description de cette formation est très agréable.

En résumé :
En attente d’une action, le roman est assez long à démarrer. Mais aucune action ne prend place. On suit l’histoire d’Orrec, racontée à la première personne. Et on s’attache à ce personnage et à ce qui lui arrive.

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Young-Adult

Journal d’un vampire ; Tome 1 de L.J. Smith

Journal d’un vampire ; Tome 1 de L.J. Smith

Editions Black Moon – 456 Pages

Quatrième de couverture :

Dès l’arrivée de Stefan Salvatore à Fell’s Church, Elena, la reine du lycée, se jure de le séduire. D’abord distant, le garçon aux allures d’ange rebelle finit par céder à sa passion dévorante… et à lui révéler son terrible secret. Quelques siècles plus tôt, la femme qu’il aimait l’a transformé en vampire, avant de le trahir avec son frère ennemi, Damon. Des événements tragiques se succèdent bientôt dans la région. Tout accuse Stefan mais Elena est convaincue de son innocence. Et si Damon, vampire cruel et assoiffé de sang, était derrière tout cela ? L’histoire est-elle amenée à se répéter ?

Avis personnel :

Le pilote de la série TV Vampire Diaries est passé samedi dernier sur TF1. Cela a l’air d’une série simple mais assez prometteuse. Certains personnages sont intéressants et on risque de s’y attacher au fur et à mesure. Suite à cette diffusion, j’ai donc commencé de lire les livres dont elle est adaptée : Journal d’un vampire de L.J. Smith. Et bien, absolument rien à voir. Alors que la série TV présente une héroïne brune dans son propre univers, d’un naturel assez réservé et plutôt mélancolique suite à la mort de ses parents survenue quatre mois plus tôt, le livre a pour une héroïne une jeune fille blonde, la plus populaire du lycée, auquel aucun garçon ne résiste. Certes, il y a un passage où elle se réfugie sur la tombe de ses parents comme elle l’a souvent fait mais peu de douleur transparaît (ils sont décédés il y a trois ans). L’histoire principale reste tout de même au centre de la série TV : deux frères vampires arrivant dans une ville et Elena et Stefan se plaisant de suite, mais beaucoup de libertés sont prises et les caractères dépeints sont aussi très différents.

Laissant de côté les images de la série TV, j’ai donc lu le livre pour ce qu’il était. La première partie intitulée Le Réveil est très longue à mettre en place les personnages et les différentes relations. Je ne vais pas dire l’histoire parce qu’on sait tous que l’héroïne va tomber amoureuse du vampire et que le secret de celui-ci va donc être découvert sans qu’elle ne soit effrayée. Pour ce qui est des personnages, aucun ne se remarque réellement. L’héroïne Elena est la fille la plus populaire du lycée, très superficielle et qui veut avoir tout le monde à ses pieds (Stefan l’ignore alors qu’elle lui adresse un sourire, c’est la première fois que quelqu’un ne tombe pas sous son charme). On peut la voir légèrement changer tout au long du volume mais ce n’est pas un personnage que je trouve attachant ni intéressant. Elle est censée avoir un personnalité forte mais on dirait plutôt une gamine de 13-14 ans que l’adolescente de 17 ans en terminale. Pour ce qui est des autres personnages, c’est la même chose. Toute une galerie se met en place, avec les meilleures amies toujours prêtes à aider l’héroïne, l’ex-meilleure amie tournant en ennemie et toute une succession de personnages peu intéressants. Et n’oublions pas nos vampires : Stefan et Damon. Le premier n’accepte pas son état et a aussi une psychologie qui dément les cinq siècles qu’il a. Il ne veut pas tuer d’être humain et s’abreuve donc de sang d’animaux. Pourtant, il ne peut résister et succombe plusieurs fois à du sang humain sans pour autant tuer la personne. Il est aussi sujet à de très nombreux trous de mémoire. Il fait figure de personnage faible, ne sachant pas se maîtriser. Son histoire avec Elena est du même acabit. Finalement, le personnage le plus intéressant reste Damon même si c’est celui le plus antipathique. En effet, c’est lui qui cause de nombreux problèmes aux héros sans compter les meurtres qu’il commet. Mais son caractère est le plus fort de tous les personnages et son cynisme est très intéressant.

L’histoire quant à elle est basique : un triangle amoureux entre Elena, Damon et Stephan. Les actions s’enchaînent les unes à la suite des autres, montrant toujours la suprématie de Damon lorsque celui-ci est présent. Sinon, elles révèlent quelques détails pour mener à bien l’intrigue.

Je reste sur un avis assez négatif à la lecture de ce livre. L’histoire est banale et les personnages ont quasiment tous un caractère trop faible. Le livre finit sur du suspense ce qui me fera certainement lire les prochains mais je ne m’attendrais pas à grand chose de mieux.

En résumé :

Une histoire banale avec des personnages trop faibles. Le style d’écriture est plus que simple mais le tout se lit rapidement sans soucis. Le livre peut se sauver par de multiples actions même si elles ne sont pas des plus intéressantes et la fin se terminant de façon à ce que l’on veuille savoir la suite.

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