Juillet 2016

Pour ce premier mois de vacances, j’ai lu 10 livres : 6 romans, 3 albums, 1 BD ainsi que 170 chapitres de webtoon.

LIVRES LUS :

Roar Street Journal de Bonnie Pang [Webtoon : 9 chapitres]

Toujours un plaisir de lire ce webtoon ! J’espère qu’il continuera encore longtemps.

Les partisans de Aharon Appelfeld [Roman]

Seconde guerre mondiale. Des juifs maquisards se cachent et s’organisent en communauté. Ils se préparent au combat tout en menant de petites expéditions pour pouvoir se nourrir. Chaque homme, femme et enfant vit pour le collectif. Quelques portraits individuels sont dressés à travers les yeux du narrateur. Tous n’ont pas les mêmes idéologies ni les mêmes croyances et malgré quelques discordes, leur groupe reste soudé. Ils finiront pas se battre pour recueillir des rescapés des trains de la mort. La libération arrivera, mais comment vivre désormais ? Les pensées et réflexions des autres, la souffrance endurée, les êtres chers perdus…tout cela ne peut pas être oublié. Les chapitres sont courts, la plume est incisive mais assez froide. Il manque peut-être un peu plus d’attachement envers ces personnages pour rendre ce livre plus émouvant.

La petite géante de Philippe Dumas [Album]

Une histoire originale vue par les yeux de deux poupées. Évidemment, la petite fille qui joue avec eux leur apparaît comme une géante. Mais à minuit, elle rapetisse et tous les trois interagissent ensemble. Le style graphique est agréable même si les expressions des personnages sont parfois un peu étranges.

Les derniers géants de François Place [Album]

Quel beau récit ! Après avoir acquis une dent de géant où une carte est gravée, Archibald Léopold Ruthmore décide de partir en expédition pour les trouver. L’histoire se déroule à la fin du XIXème siècle, au moment de nombreuses découvertes scientifiques. Le narrateur prend des notes durant tout son voyage, découvrant faune et flore encore inconnues. Après maintes péripéties, il découvre le pays des géants. Il passera plusieurs mois en leur compagnie avant de songer au chemin du retour. Les géants sont des êtres particuliers. Leur corps est recouvert de tatouages réalisés par le temps qui passe. Ils illustrent ce qu’ils vivent et ce qu’ils voient. La fin invite à réfléchir sur les actes des hommes envers l’inconnu et le merveilleux. Cette histoire poétique est accompagnée de belles illustrations. Un album touchant qui plaira aux adultes et aux plus grands (vers 10 ans) vu la complexité du vocabulaire utilisé.

A Bittersweet Life de Donggun Lee [Webtoon : 161 chapitres]

Plusieurs histoires courtes (parfois suivies) sur différents personnages. J’aime beaucoup le graphisme et les récits sont sympathiques.

Contes à l’envers de Philippe Dumas & Boris Moissard [Roman]

Des contes originaux détournés dans un ton moderne. Un style très amusant avec de belles illustrations.

Personne ne bouge de Olivier Adam [Roman]

Le héros peut arrêter le temps. Il ne sait pas comment mais cela arrive de temps en temps. La surprise des premières fois laisse place à l’ennui. Être seul, dans un monde immobile, ce n’est pas si réjouissant que ça. Mais peut-être peut-il se retrouver avec quelqu’un ? Un thème original, bien traité mais étant un roman destiné à la jeunesse, un peu trop court pour combler toutes mes attentes.

Momo (Intégrale) de Nadja [Roman]

Ce livre recoupe trois aventures de Momo. Un petit texte accompagne parfois les illustrations qui sont assez parlantes ou alors où des paroles figurent déjà. Les histoires sont amusantes.

Dalla-Dalla de Satomi Ichikawa [Album]

Un chouette album pour découvrir un petit bout d’une autre culture. C’est aussi une histoire universelle avec un petit garçon très proche de sa famille qui se questionne sur son futur.

Harry Potter and the Goblet of Fire [Tome 4] de J.K. Rowling [Roman]

Je continue dans la lecture des Harry Potter en VO après une pause de quelques mois déjà. Les adolescents grandissent, les premiers amours surgissent mais c’est surtout la noirceur qui s’accentue avec la réapparition de Voldemort.

Harry Potter and the Order of the Phoenix [Tome 5] de J.K. Rowling [Roman]

Des secrets sont révélés et la guerre se prépare. C’est toujours aussi passionnant !

En attendant que le vent tourne de Blaise et Robin Guinin [BD]

Le narrateur revient sur un souvenir d’enfance où il n’avait pas encore la réflexion d’un adulte. La peur, la bêtise et la vengeance n’amènent pas des choix raisonnables. Cette histoire en apparence enfantine exprime la force de destruction qui se trouve en chacun de nous et que les enfants ne maîtrisent pas encore. Quelques ellipses dans l’histoire et une fin assez abrupte peuvent déranger mais cela reste une BD originale et sympathique.

ACQUISITIONS ET PAL :

+ 11 / – 15

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Ajout de plusieurs tomes de mangas dans ma bibliothèque dont la série Card Captor Sakura que j’ai enfin complète mais qui était déjà entièrement lue. Quelques lectures et un peu de tri dans mes étagères ont aussi fait descendre ma PAL. J’ai aussi enlevé plusieurs livres lus mais cela ne se voit pas dans les chiffres.

Juin 2016

Ce mois-ci, j’ai lu 4 livres : 2 romans, 2 mangas ainsi que 9 chapitres de webtoon.

LIVRES LUS :

Roar Street Journal de Bonnie Pang [Webtoon : 9 chapitres]

J’adore toujours autant lire ce webtoon dès sa sortie !

La route de Beit Zera de Hubert Mingarelli [Roman]

Après L’homme qui avait soif, je retrouve Hubert Mingarelli avec La Route de Beit Zera. Dans ces deux romans, le même style d’écriture est utilisé. Les chapitres sont courts, souvent de deux pages. Le récit est prédominant bien que quelques dialogues parsèment la narration. Cela représente bien la solitude de Stépan. Il vit seul, avec sa chienne, dans une cabane au milieu de la forêt. La seule visite qu’il reçoit est celle de son ami Samuelson. Ils passent leur soirée à boire en se remémorant leur passé. Cette époque où il contrôlait les Palestiniens à la frontière. Le conflit israélo-palestinien n’est qu’effleuré. Le sens du roman réside dans le personnage de Stépan. Sa solitude et ses rêveries depuis que son fils Yankel a fui le pays après avoir tué un homme. Mais cet isolement est bouleversé lorsqu’un jour, un garçon surgit du feuillage. Peu à peu, ce jeune garçon prénommé Amghar se fait une place dans la vie de Stépan. Bien que peu de mots soient échangés entre eux, cela devient une habitude de voir Amghar s’amuser avec sa chienne. Le roman raconte l’essentiel, dans un style concis, permettant d’explorer le passé de Stépan avec de multiples retours en arrière.

Le cœur du pélican de Cécile Coulon [Roman]

La vie, ça n’arrive pas qu’aux autres.

Le roman est divisé en trois parties dressant toutes le portrait d’Anthime. Dans la première partie, le lecteur découvre Anthime adolescent. Solitaire, il ne vit que pour sa sœur Helena et la sensation de victoire qu’il a quand il court. Prodige du 800 mètres, il ne court que pour gagner. Mais le génie qu’il était dans son univers lycéen n’est pas le même confronté au vrai monde. Lorsqu’il se blesse avant d’être reconnu, sa vie se dégrade. La deuxième partie décrit ce qu’il est devenu. Âgé d’une quarantaine d’années, avec des kilos en trop et les poumons abîmés par le tabac, il ne s’épanouit pas dans cette existence avec une femme qu’il n’aime pas. Confronté aux remarques des autres, il décide de reprendre l’entraînement et de faire le tour de France en course à pieds. La troisième partie explore cette incroyable aventure qui est aussi une fuite. Anthime est un personnage qui en veut au monde entier depuis sa jeunesse, dont la colère latente ne peut qu’exploser à un moment donné. L’alternance de points de vue aide à dresser le portrait d’Anthime. Celui-ci est resté coincé dans cette gloire éphémère et ne peut supporter son destin brisé. Il est difficile de connaître réellement les sentiments des autres, tout converge vers Anthime. Mais la haine et l’amour se ressentent. Le roman déstabilise par sa cruauté et ses personnages sans empathie. Toutefois, il est original et évite les chemins faciles notamment pour la dernière partie. Malgré tout, je l’ai trouvé assez malsain.

Chihayafuru [Tomes 15 et 16] de Yuki Suetsugu [Manga]

Avec un tome de retard dans la lecture, j’ai pu ce mois-ci (enfin en quelques heures) dévoré deux volumes ! Chihaya et ses amis continuent de s’amuser et progresser au karuta. Parviendront-ils à remporter le tournoi et le titre de meilleure équipe du pays ? Et est-ce que chacun pourra gagner un titre dans sa catégorie ? Les matchs sont palpitants et nos héros nous font vivre le karuta comme si nous étions avec eux.

acjuin16ACQUISITIONS ET PAL :

+ 3 / – 4

Un album qui sera rapidement lu et les deux derniers tomes de Chihayafuru.

LECTURE EN COURS :

Les partisans de Aharon Appelfeld. J’avance doucement. Le livre semble assez intéressant mais il ne me captive guère pour le moment.

Mai 2016

Ce mois-ci, j’ai lu 19 livres : 3 romans, 1 album, 15 mangas ainsi que 8 chapitres de webtoon.

LIVRES LUS :

Roar Street Journal de Bonnie Pang [Webtoon : 8 chapitres]

Les différentes planches proposées sont toujours aussi plaisantes à lire.

Academy Street de Mary Costello [Roman]

Ce livre dresse le portrait d’une femme, de sa jeunesse jusqu’à sa vieillesse. Sa vie donne un sentiment de solitude. Tess est une enfant qui perd sa mère à 7 ans. Elle se réfugie dans le silence. Son adolescence est rapidement parcourue. Jeune adulte, de sa terre natale d’Irlande, elle déménage en Amérique. Tout est nouveau et plus précipité. Comme toujours, elle semble ne pas s’accorder au rythme des autres. Le récit, bien que raconté à la troisième personne, est très introspectif. La narration est très juste et très belle. Une jolie découverte !

Blaise et le château d’Anne Hiversère de Claude Ponti [Album]

Cet album est extraordinaire. Les pages de dessins sont remplies de multiples détails qu’on retrouve d’une page sur l’autre. Comme ces deux poussins qui répètent sans arrêt la même devinette. On peut passer des heures à chercher le moindre détail – ou alors compter tous les poussins. Le texte est tout aussi génial, truffé de jeux de mots, mais tout en racontant une histoire.

Gokusen [Tomes 1 à 15] de Kozueko Morimoto [Manga]

Je souhaitais commencer cette série depuis un petit moment mais j’avais un peu peur d’être rebutée par le style des dessins. Si ceux-ci sont en effets simples, je m’y suis très rapidement habituée. Les personnages sont intéressants et l’héroïne a du caractère ! Descendante de yakuza et ayant grandi avec eux depuis toute petite, elle sait se faire respecter. Professeur par vocation, elle aide ses élèves démunis malgré leur violence. Une série sympathique !

Ciel d’acier de Michel Moutot [Roman] [Chronique]

Un roman passionnant sur les Mohwaks ironworkers.

Métamorphoses de François Vallejo [Roman]

Métamorphoses. Celle d’Alban Joseph, devenu Abdelkrim Yousef. Mais aussi celle de sa demi-soeur, Alix. C’est à travers son regard que l’histoire est racontée. Bouleversée par la conversion d’Alban, elle cherche à comprendre comment cela est arrivé et ce qu’elle peut faire pour qu’il ne soit plus radicalisé. Choix ? Manipulation ? Alix ne peut que supposer et partager ses états d’âme avec le lecteur. J’ai eu beaucoup de difficultés à accrocher à ce livre, cela est du à la narration où tout se confond. Les dialogues sont mélangés aux pensées comme au récit. Le « je » et le « tu » se côtoient sans distinction. Le sujet est intéressant, brûlant au niveau de l’actualité bien que le livre est été écrit avant, mais raconté d’une manière qui ne m’a pas captivée.

ACQUISITIONS ET PAL :

+ 3 / – 4

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LECTURE EN COURS :

La route de Beit Zera de Hubert Mingarelli.

« Respecter sa peur, dialoguer avec elle, peu à peu l’amadouer, apprendre à la connaître pour l’apprivoiser. »

Ciel d’acier de Michel Moutot

cieldacierEditions Points – 440 Pages
Publié en avril 2016 – 7,95 €

Quatrième de couverture :

Chalumeau en main, John LaLiberté, ironworker comme ses ancêtres, sectionne l’acier à la recherche de survivants. Les Twin Towers viennent de s’effondrer sous ses yeux. Depuis le premier rivet porté au rouge dans un brasero, jusqu’à la construction de la Liberty Tower, six générations de Mohawks ont bâti l’Amérique. La légende dit qu’ils n’ont pas le vertige. Peut-on apprendre à maîtriser sa peur ?

Avis personnel :

Le livre s’ouvre sur les tours jumelles du World Trade Center qui se sont effondrées. John LaLiberté, un indien Mohawk, est ironworker ou « monteur d’acier ». Lorsqu’il voit la catastrophe arriver, il comprend que son aide sera requise. En effet, pour que les pompiers et policiers puissent se frayer un chemin pour trouver des victimes, il va falloir déblayer les décombres et seuls ceux qui construisent ces immeubles peuvent le faire. Le voilà sur un chantier phénoménal. Le désespoir et l’acharnement des premières semaines laissent place à une action pesante durant des mois. Lorsque plus personne ne peut être trouvé, il faut tout de même tout évacuer pour espérer retrouver le moindre indice sur les personnes présentes durant l’attentat.

Pour nous les monteurs d’acier indiens, ces gratte-ciel seront nos pyramides d’Égypte, notre Empire State Building, nos chefs d’œuvre. Nos pères, nos grands-pères, et leurs ancêtres avant eux ont bâti les ponts, les villes, les monuments de l’Homme blanc. Les passerelles, les montagnes de fer, les cités de l’Amérique. Avant l’invasion de nos terres, nous étions des charpentiers, des bâtisseurs de longues maisons. Quand les anciens ont compris qu’ils ne pourraient pas vaincre les envahisseurs venus de l’Est, ils ont gagné par leur travail, leur sueur, leur courage et leur sang leur place dans ce nouveau monde. Nous en sommes fiers. Nous n’avons que faire de leur sentiment de culpabilité qu’ils rachètent par des allocations, des détaxes sur les cigarettes ou des licences pour l’ouverture de casinos. Un ironworker ne vit pas de charité. Quand j’avance sur la poutre, au dessus de Manhattan, quand j’assemble a la main les pièces de leurs cathédrales d’acier, je ne suis pas dans leur univers mais dans le mien. Je marche où personne n’a marché avant moi. Dans le ciel. Avec les aigles.

Le roman alterne les époques. Depuis des générations, les ironworkers construisent les immenses grattes-ciels ou ponts parcourant l’Amérique. A l’arrivée des blancs sur le nouveau continent, les Mohawks sont tout d’abord embauchés pour naviguer sur les fleuves du Canada. Puis ils commencent à aider à construire des ouvrages de grande envergure. Ils s’avèrent très adroits sur des poutres et sont réputés pour ne pas avoir le vertige. Apprenant vite et bien, de nombreuses familles se mettent à travailler dans la construction. Quand l’Amérique se modernise, les grattes-ciels commencent à s’élever et les ironworkers sont les premiers à participer. De la fin du XIXème siècle, en passant par les années 60 pour arriver aux années 2000, une génération d’ironworkers est explorée à travers la famille LaLiberté.

Les us et coutumes des Mohawks comme le quotidien d’un ironworker sont parfaitement décrits. La narration est réaliste tout en pouvant se montrer poignante par moments. Ciel d’acier est un roman captivant.

En résumé :

Ciel d’acier est un roman passionnant explorant une génération de Mohawks.

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